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bonjour, merci beaucoup d'avoir créé ce blog car il est très intérressant et bravo pour vos critiques ! je ...
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enfin un bon film !!! continue comme ça et regarde d'autre chaplins...
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jaim bien les films genres comedies tres jolie blog a bientot lien vers mon blog...
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Fin

Posté le 19/06/2009 à 14:40 par beletteverte
Bonjour à toutes et à tous

Je reçois des commentaires me sollicitant de nouvelles critiques, mais je n'ai plus de temps.
Je laisse ce site actif car çà serait bête de garder tout çà que pour soi.

En plus, maintenant, j'observe encore plus de choses lorsque je regarde des films (depuis que je fais du théâtre, je porte encore plus d'attention au jeu des acteurs), donc çà prendrait énormément de temps !

Plusieurs conseils :

- Le dernier Terminator est une bête au niveau des effets spéciaux, quelque chose d'impressionnant dans les ambiances et des vaisseaux qui n'ont pas à rougir après les Star Wars et autres merveilles du genre. Cependant, le casting est dérisoire, mal choisi. Dommage mais heureusement, le film ne s'en retrouve pas gâché. Par contre, c'est assez déprimant au niveau "Est-ce que l'humain va s'en sortir?". Et il y a un clin d'œil pour notre Schwarzy !

- Je me suis rendue à la seconde avant-première de Panique au Village. Le concept est original et c'est sympa ... au début. Ensuite, c'est long, lourd et finalement quand même assez ennuyeux ! Mais, des réalisateurs belges, on ne peut pas les fustiger. Ils ont au moins eu le mérite d'essayer autre chose.

- J'ai été marquée par Requiem for a dream, le film le plus déprimant de par son réalisme et son rendu claustrophobique ! Alors, le passage avec le frigo qui semble vivant, çà marque l'esprit à jamais ! J'aime énormément le concept, le réalisme, l'intensité des jeux, l'atmosphère, et l'image de la pochette DVD est bien symbolique !

Voilà, j'ai vu bien plus de films, mais la liste est trop longue, à mon grand regret !

Bonne journée à toutes et à tous,

Et bonne lecture !



Comme tout le monde

Posté le 15/04/2008 à 12:00 par beletteverte
Pays : France (2005)
Durée : 1h30
Réalisé par : Pierre Paul Renders
Avec : Thierry Lhermitte, Chantal Lauby, Gilbert Melki
Genre : Comédie

Jalil est monsieur tout le monde mais surtout, il est le plus grand intérêt pour un institut de sondage, vu qu'il est LE consommateur par excellence. Deux grands calculateurs vont tout centrer sur Jalil : l'espionner et surtout, faire entrer dans sa vie une femme jolie qui le rendra amoureux ... et qui est payée pour tester ses goûts au quotidien, sans que le monsieur ne se doute de rien.

J'avais opté pour ce film du fait qu'il y a deux très bons acteurs : Thierry Lhermitte et Chantal Lauby. Par conséquent, je m'attendais un à film comique comprenant le traditionnel jeu de dupes (cf. Le dîner de cons, L'invité ...). Mais ici, mes attentes ont été comblées et surpassées : la manipulation prédomine et le phénomène infernal de la publicité est très bien mis en avant. C'est une comédie effarante qui donne envie de détruire tout l'appartement, afin de vérifier que des caméras n'y soient pas dissimulées. C'est atroce de ce dire : "çà existe vraiment !" On remarque jusqu'à quel point les maîtres de la publicités sont capables d'aller : ils n'ont aucune limite lorsqu'il s'agit d'établir le profil-type du consommateur moyen afin de faire rentrer de l'argent. Et même le président de la République, dans ce film, joue sur ce profil dans la création de sa campagne électorale.

Par contre, derrière tout cette ingéniosité qui accorde la primeur au lien entre l'analyse du Mr ou Mme Tout le Monde et la façon de manipuler des sondeurs d'opinions, il y a le scénario trop prévisible de l'histoire d'amour entre la belle jeune femme rongée par la culpabilité et le mignon jeune homme immigré trop gentil et prêt à lui pardonner. Cependant, certaines scènes sont touchantes, notamment celles avec la famille de Jalil : des marocains très proches, respectueux et chaleureux qui se donnent de l'amour sans compter !

Les fantômes de Goya

Posté le 07/04/2008 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Milos Forman
Avec Natalie Portman, Javier Bardem, Stellan Skarsgard
Film espagnol, américain.
Genre : Drame, Historique
Durée : 1h 54min.
Année de production : 2005
Titre original : Goya's Ghosts
Distribué par Studio Canal

Nous sommes à la fin du XVIIIe siècle : en Espagne, l'Inquisition règne en force, par l'intermédiaire du Frère Lorenzo. Celui-ci accuse la jeune Inès, muse du peintre Francisco Goya, d'hérésie : elle est emprisonnée après d'horribles tortures et le temps fait son œuvre. Goya voit son monde s'écrouler : sa muse a disparu et son pays est dévasté par l'intrusion des troupes napoléoniennes. Pour un peintre au service de la cour, la situation est très délicate ...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Goya

L'atmosphère est impressionnante au début du film : sombre, couleurs très souvent obscurcies par le fait qu'elles sont tamisées. L'histoire est prenante grâce à un contexte historique bien mis en place (l'Espagne et l'Inquisition, fin 18e) et grâce à Javier Bardem, l'acteur principal, qui joue le frère Lorenzo.

Lorsque Nathalie Portman entre en jeu sous le personnage d'Inès, la muse du peintre Goya, des couleurs plus vives interviennent et égayent un peu l'ambiance ... Seulement, elle nous fait des yeux larmoyants durant ses brèves apparitions à l'écran, et on sent que l'histoire a voulu centrer beaucoup sur cette actrice au début. Cependant, deux scènes sont quand même très touchantes :

- le moment où elle est incarcérée par l'Inquisition : nue, frêle, fragile et sanglotante dans les bras d'un religieux aux idées sombres et malveillantes. C'est un passage effarant sous de nombreux aspects puisque Inès prie nue et confiante dans les bras d'un moine libidineux qui lui touche les fesses.

- les scènes de l'occupation française : Inès sort de prison, famélique, sale, minuscule, désespérée et complètement dépaysée ... Elle observe enfin la lumière du jour et voit un monde dévasté.

Quant au contexte historique, il est très intéressant mais manque toutefois d'un peu d'éléments qui rendraient l'histoire un peu plus compréhensible.

Javier Bardem est excellent : il mérite bien sa place de protagoniste principal avec son attitude effrayante. Il joue à merveille de ses yeux hallucinés et trop malins, de sa bouche démesurée, de sa gestuelle ample et calculatrice ... et j'en passe ...

La découverte des peintures de Goya est surprenante et semble tout à fait naturelle : j'entends par là que chaque apparition a un sens et ne détonne pas dans la suite des évènements. J'appréciais beaucoup l'accéléré sur la création d'une gravure par Goya et toute son équipe.

Ce film est donc à regarder pour tous ces points positifs et surtout pour l'acteur principal qui interprète le Frère Lorenzo. Cependant, le scénario est un peu fade et tire en longueur par sa banalité.

8 femmes

Posté le 18/03/2008 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par François Ozon
Avec Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart
Film français.
Genre : Policier, Comédie
Durée : 1h 43min.
Année de production : 2001

Nous sommes dans les années 50, en pleine bourgeoisie campagnarde. C'est Noël. 8 femmes se réunissent dans la maison familiale afin de fêter cela ensemble. Mais le lendemain, le seul homme de la famille est retrouvé mort assassiné dans son lit. 8 femmes étaient là durant la nuit. Parmi elles, se cache la coupable ...

Ce film que je peux classer parmi mes préférés est digne d'un spectacle théâtral : 8 femmes dans un château. Pas de décor spécial mis à part la concordance des couleurs des murs et rideaux par rapport aux personnages. Un huis clos parfait !

8 caricatures interprétées par 8 actrices qui surjouent excellement, avec une très bonne maîtrise. Dès le départ, le vernis social qui se dégradera peu à peu est savamment mis en scène. En effet, nous assistons à la fêlure progressive des différents portraits présentés. 8 femmes bourgeoises qui se dévoilent peu à peu sous leurs vices les plus atroces. Ces personnes découvertes sont caractérisées par diverses couleurs :

- bleu royal : la femme mûre, royale, fière, théâtrale, dissimulatrice, avare, obsédée par l'argent et nombriliste ... interprétée par une superbe Catherine Deneuve à la gestuelle ample et expressive.
- rouge sang : la provocatrice, manipulatrice, ambiguë, charmeuse et charnelle jouée par Fanny Ardant plus belle que jamais, séduisante et à la voix suave, cette voix qui est lui est tellement caractéristique.
- vert ou bleu pastel : l'adolescente de 16 ans, rebelle, revendicatrice de liberté et d'un naturel qui fait de elle ce qu'on appellerait communément un garçon manqué qui n'a pas froid aux yeux. Cette jeune fille est interprétée par Ludivine Sagnier qui est pourvue d'une fraîcheur et d'un peps incroyables !
- rose bonbon : la jeune femme fragile, aimée de tous, souriante, désarmante par sa candeur, et la fille à sa maman, confidente et fleur bleue mais qui possède un secret peu reluisant, rôle magnifiquement endossé par Virginie Ledoyen, qui chante d'ailleurs très bien !
- noir et blanc : la bonne insolente, effrontée et peu souriante, jouée par une Emmanuelle Béart qui fait bien peur avec son air sombre et sa façon de se déplacée.
- bleu marine - gris : la gouvernante bonne vivante, qui sent bon les pays chauds par sa peau chocolat et dont l'apparence donne la protection à toutes les petites protégées mais qui cache un secret qui heurte la bienséance de la bourgeoisie ...
- gris : personnage aigri , mal dans sa peau, hypocondriaque et qui a besoin énormément d'attention ...
- mauve pâle : la mamy, avare, alcoolique, menteuse, qui fait tapisserie ...

Ces 8 femmes sont donc 8 couleurs : ces mêmes couleurs sont reprises dans les tenues vestimentaires mais aussi dans les couleurs des différentes pièces de la maison ...

Ce film, en plus d'être une comédie théâtrale est aussi une jolie et surtout touchante comédie musicale avec de superbes chansons directement interprétées par les actrices elles-mêmes. Les chansons sont de moins en moins innocentes tout comme les personnages qui défilent ont de plus en plus de choses à se reprocher ...

Tout est ciblé sur la gestuelle, les expressions des protagonistes mais aussi sur les mouvements et tenues vestimentaires : la robe rose innocente qui virevolte au gré des pas de danse joyeux, la robe rouge qui colle au corps charmeur, la robe bleu royale à la coupe parfaite et rigide, la robe bleu marine sans coupe, sans raffinement ... etc.

La sensualité (dans tous les sens du terme) et la fourberie se croisent, se mélangent et ne font plus qu'un au final ... Ce film est tellement bien réalisé, surtout si bien joué qu'il en devient répugnant tout comme Sitcom (sorte de télé-réalité du même réalisateur) ...

Il faut revoir le film une seconde fois pour comprendre tous les détails.
En tout cas, c'est une réalisation surprenante que je verrai encore plusieurs fois, avec plaisir !

Filles perdues, cheveux gras

Posté le 25/02/2008 à 12:00 par beletteverte
Date de sortie : 10 Septembre 2002
Réalisé par Claude Duty
Avec Amira Casar, Marina Foïs, Olivia Bonamy
Film français.
Genre : Comédie

Trois filles perdues ... trois filles seules ... trois filles qui vont vivre leur douleur ensemble. Elodie veut retrouver sa fille, Natacha son chat et Marianne son identité.
Chacune va s'épauler malgré l'asociabilité de l'une, l'alcoolisme de l'autre et la carapace de la dernière. Luttes, manipulations, amour et féerie vont se rencontrer mais qu'est-ce qui triomphera?

Ce film est bouleversant pour sa simplicité désarmante. Nous avons trois femmes qui n'ont pas eu toutes leurs chances et qui ont fait de mauvaises rencontres. Ce scénario cerne avec finesse la psychologie de chacune et assemble chaque morceau, ce qui donne un résultat détonnant : trois femmes qui ne sont pas du même monde et dont les personnalités sont très divergentes, vont se rencontrer et s'épauler.

Je craignais que ce film véhicule un féminisme excessif, mais pas du tout. Effectivement, il s'agit de l'histoire de trois femmes, chacune blessée par un homme ... Cependant, cet aspect n'est pas mis en avant-plan. Ce qui l'est, par contre, c'est l'amour que chacun peut trouver en l'autre. C'est le fait, que si elles veulent en finir, elles feront du mal à ceux qui les aiment.

Il s'agit également d'un mélange extraordinaire de dérision et de détresse : si la tristesse n'était pas accompagnée de comédie, cette réalisation serait déprimante. Le jeu des actrices est magnifique. Pas une n'est meilleure que l'autre : elles se valent et forment un superbe trio.

En plus, c'est aussi une comédie musicale, mais rien à voir avec les traditionnelles (on n'est ni dans Moulin Rouge, ni dans Chicago) : chaque personnage chante une chanson représentative de son état d'esprit (ou plutôt de détresse) et c'est très émouvant. C'est un scénario très sensible, très profond. Au début, on ne voit que la surface des protagonistes et puis, on observe leurs qualités et leurs travers, leurs pensées dissimulées et du coup, on s'y attache.

Et enfin, il y a un fort côté psychédélique dans la façon de tourner à certains moments ... Il y a des scènes très incongrues : un passage animé sur la princesse qui adore le Soleil, les instants passés un ethnologue espagnol, le trajet avec un Inca ... çà rajoute un mystère énorme dans une comédie qui tire vers le dramatique ...

Magnifique ... Un des meilleurs films français que j'ai vu !!! Et beau titre aussi, très significatif ...


Petite précision suite au commentaire de Mathieu : Effectivement, je tiens à préciser que lorsque les actrices chantent, elles ne le font pas toutes les 5 min (quoique, au début, elles chantent chacune à leur tour mais c'est très varié et pas du tout lassant) ... La musique donne en effet plus de légèreté mais pas tout le temps ... Au début, c'est triste mais au moins, on comprend l'état d'esprit de la femme qui chante sa douleur ...

Ce film n'est pas du tout lissé, au contraire ... Il y a des scènes qui pourraient peut-être sembler cucuche (genre, elles se tiennent la main ou autre, en chantant les yeux dans les yeux) mais cela introduit la notion d'amour dans un film où tout n'est pas tout gentil tout beau !

Et enfin, "cheveux gras", pourquoi? Car Elodie, la fille asociale, s'est laissée aller, au contraire des deux autres, qui ont toutes les deux un style très particulier. "Cheveux gras", c'est aussi pour souligner qu'Elodie est le point de rattachement entre deux femmes que tout sépare. Si le titre n'était que "Femmes perdues" ... çà ne serait pas assez significatif !



Mémoires d'une Geisha

Posté le 11/02/2008 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Rob Marshall
Avec Zhang Ziyi, Gong Li, Michelle Yeoh Plus...
Film américain.
Genre : Drame, Romance
Durée : 2h 20min.
Année de production : 2004
Titre original : Memoirs of a Geisha

Quelques années avant la Seconde Guerre Mondiale, Chiyo et sa soeur sont enlevées au père veuf et endetté afin de les placer. Chiyo atterrit comme servante dans une maison de geisha et sa soeur, dans une autre maison.

Chiyo doit se plier aux contraintes de la vie austère des Geishas. Au départ, elle n'était que servante. Mais, par sa beauté exceptionnelle du fait qu'elle a les yeux bleus, elle accède au rang supérieur et devient la geisha la plus reconnue de Sayuri.

Mais c'est sans compter sur la jalousie féroce d'Hatsumomo, une Geisha bafouée par son non respect d'une tradition très importante dans les traditions. Et c'est surtout l'histoire d'une Geisha amoureuse et qui n'a aucun droit de l'être ...

Ce film est incroyablement bien réalisé et Rob Marshall a bien interprété le livre magnifique d'Arthur Cohen. Ce qui est dommage, c'est que la V.O. soit en américain mais en même temps, les japonaises ont un accent à trancher au couteau et donc une certaine fraîcheur d'authenticité est maintenue.

Pour en revenir au livre, certains passages "épineux" du roman ne sont pas repris (il faut admettre que si c'était le cas, le film serait beaucoup plus long). Je trouve que c'est un manque cruel que la tradition du mizuage ne soit plus expliquée et dévoilée car il s'agit quand même de la cérémonie ultime qui fait que la jeune maiko devient une Geisha en perdant son virginité vendue au danna le plus offrant.

Les contraintes, l'austérité et le stoïcisme de la formation des futures Geishas sont splendidement découverts dans ce film authentique. L'actrice principale n'était pas la meilleure interprétation tout au début (la timidité allait moins à son personnage que par la suite) mais elle s'est rattrapée lorsque son personnage évolue dans la maison de Geishas. Les autres protagonistes étaient excellents par ce réalisme qui transpirait à chaque moment.

La musique est magnifique et accompagnée de décors splendides reprenant parfaitement les caractéristiques des coutumes japonaises et respectant l'état d'esprit de l'époque ainsi que la chronologie qui a mené au déclin des Geishas! La trame historique est donc bien respectée tout en étant magnifiquement romancée !


No country for old men

Posté le 11/02/2008 à 12:00 par beletteverte
Date de sortie : 23 Janvier 2008
Réalisé par Joel Coen, Ethan Coen
Avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem, Josh Brolin
Film américain.
Genre : Thriller, Drame
Durée : 2h 2min.
Année de production : 2007
Interdit aux moins de 12 ans
Traduction : Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme

A la frontière entre le Texas et le Mexique, Llewelyn Moss tombe sur de nombreux cadavres de trafiquants de drogue, près d'une camionnette abandonnée. Il trouve une valise de deux millions de dollars et l'emporte : mais il remarque rapidement que cette valise ne lui portera pas facilement bonheur et sera la victime d'une poursuite infernale !

Le psychopathe est interprété par un acteur magnifique pour ce rôle : Javier Bardem a d'origine un visage très caractéristique et un peu effrayant par ses traits épais et grossiers. Mais dans ce film, son sourire est bien plus effrayant, l'accentuation étant mise sur un visage fou et sadique. (En cela, il s'apparente à Malcolm McDowell, d'Orange Mecanique : un visage sadique et pervers ...) Notre psychopathe est un tueur méthodique, méticuleux (comme un combattant dans une guerre) et toujours habillé en noir. C'est un personnage cynique qui contraste avec le personnage résigné, le shérif (Tommy Lee Jones).

L'ambiance est très sombre de par son accentuation sur les paysages vides et froids, les moments silencieux et morbides et l'insécurité permanente qui ce rend ce road-movie parfait. La violence et la cruauté sont perpétuellement présentes. L'originalité réside dans la 1re arme de crime : une bombe d'oxygène. Le début est rendu encore plus angoissant par son aspect un peu romantique : des ciels magnifiques tourmentés dans des plaines désertes ...

Le scénario est peu complexe et les dialogues ne sont pas fréquents ; cependant, les rares réparties sont très recherchées. Les deux premiers tiers du films sont très bien réalisés, avec tout ce qu'il faut quand il le faut mais la fin est quand même incompréhensible : La question de l'utilité de certains dialogues se pose, et donc, la lourdeur s'installe, mais heureusement, pas longtemps avant que le film ne se termine.
Sinon, rien à redire !

Deja vu

Posté le 11/02/2008 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Tony Scott
Avec Denzel Washington, Jim Caviezel, Paula Patton
Film américain.
Genre : Policier, Fantastique
Durée : 2h 10min.
Année de production : 2005
Titre original : Deja Vu

Un ferry explose à la Nouvelle Orléans ... L'agent Doug Carlin s'allie à une cellule du FBI afin de filer celui qui a créé la bombe si meurtrière. Il pensait s'attaquer à une histoire d'attentat mais il s'est trouvé entraîné dans un phénomène qui dépasse tout entendement.

D'abord, je tiens à préciser que les bande-annonces et synopsis que j'ai vus en dévoilent beaucoup trop. On devrait laisser le mystère planer un peu même si on apprend beaucoup vers le milieu du film !

Sinon, il s'agit d'un film américain typique, surtout au début, où j'avais l'impression que j'avais de nouveau affaire à un excès d'héroïsme patriotique ! Heureusement, cette sensation s'est atténuée par la suite !

Effectivement, au début, on a l'impression de voir un film classique d'une enquête sur un attentat terroriste mais vers le milieu du film, alors que la banalité semble prendre le dessus, nous assistons à un retournement de situation qui inclut un élément très original et haletant.

L'appariton de Val Kilmer sur nos écrans est relativement inutile d'autant plus que, sa prise de poids mise de côté, il s'est alourdit dans le même jeu qu'il adoptait dans Batman à l'époque ! Où est donc passée la splendeur qu'il avait dans Tombstone (réalisé par George Pan Cosmatos)?

Mais sinon, nous avons une globalité de bons acteurs. Denzel Washington a un visage spécial et très expressif. La femme était très jolie ... ce qui était l'intention de ce film ... QUESTION : si elle avait été moche comme un pou, l'histoire aurait-elle eu lieu? En tout cas, son air innocent contraste bien avec l'incroyable déterminisme froid du tueur !

Bonne réalisation quoique assez prévisible sous certains aspects. Bon film d'action, pas complexe mais qui fait tourner la tête !


Braveheart

Posté le 28/01/2008 à 12:00 par beletteverte
# Mel Gibson : William Wallace
# Sophie Marceau : Princesse Isabelle de France
# Angus Macfadyen : Robert le Bruce
# Brendan Gleeson : Hamish Campbell
# Patrick McGoohan : Roi Edward
# James Cosmo : Campbell
# Catherine McCormack : Murron
# Brian Cox : Argyle Wallace
# David O'Hara : Stephen l'Irlandais (le fou)
# Peter Mullan : Un vétéran
# Ian Bannen : Père lépreux de Robert le Bruce

Fiche technique

* Titre français au Québec : Cœur Vaillant
* Réalisateur: Mel Gibson
* Date de sortie aux États-Unis : 24 mai 1995
* Date de sortie en France : 4 octobre 1995.
* Durée : 2 h 51.
* Genre : Historique
* Scénariste : Randall Wallace
* Producteurs : Bruce Davey, Mel Gibson et Alan Ladd Jr.
* Musique : James Horner
* Photographie : John Toll
* Budget : 53 millions de dollars (estimé)

Le jeune William Wallace voit son père mourir suite à une bataille contre la domination Anglaise. Avec son oncle, il quitte son Ecosse natale pour traverser de nombreuses contrées et se former aux combats et au savoir. Il revient, à l'âge adulte : rien n'a changé et encore moins sa rancune envers ce peuple qui occupe leurs terres, pratique la prima nocte et qui souille les siens. Il entraînera donc le peuple Ecossais à lutter pour son indépendance et à vaincre le roi Edouard 1er.


Il s'agit d'une réalisation splendide avec de très bons acteurs, de beaux décors (les paysages écossais et irlandais sont magnifiques) et une belle musique teintée de cornemuse ...

Mel Gibson, en plus d'être un acteur hors pair avec des expressions et un jeu si réaliste, est un réalisateur qui réfléchit à tout, qui met un point d'honneur à de ne pas verser profondément dans les clichés de l'héroïsme profond et du romantisme à deux sous (en cela, il s'oppose parfaitement au réalisateur de Kingdom of Heaven).

Ce film est un mélange d'amour, de pouvoir, de colère et de déception.

L'amour qui unit Murron et William Wallace est la seule touche de romantisme de cette histoire. Et pas le romantisme comme il est interprété actuellement ... Romantisme qui annonce quelque chose de sombre qui est animé par la cruauté et la vengeance. Là, je trouve vraiment cette histoire magnifique ... On part de la vengeance de Wallace, récemment marié à Murron (un personnage extraordinaire pour son naturel et sa beauté simple, interprété par Catherine McCormack) pour arriver à une histoire bien plus profonde : nous avons affaire à un combat pour la liberté mené par des hommes loin d'être formés à se battre mais dont la force augmente grâce à leur solidarité qu'ils réussissent à maintenir malgré toutes les tentatives de malversion. Là, je vois le second amour de cette histoire : si l'un des Ecossais meurt, tous le vengeront, tôt ou tard ... A côté, les anglais, qui dominent par leur pouvoir incontestable et leurs armées très bien organisées, mais ils ont l'air dénués de tout sentiment humain vis-à-vis de l'autre. Chacun ne pense qu'à soi, qu'à son pouvoir et son petit luxe.

Les scènes de batailles sont magnifiques quoique très sanglantes. Ces passages sont accompagnés d'une musique de circonstance et d'une exacerbation des bruits d'épées qui heurtent les armures et s'enfoncent dans les chaires. Pas d'héroïsme. Les Ecossais se battent pour trouver leur liberté et aucun ne supervise sans participer à la bataille. Chez les Anglais, le Roi, un cynique et machiavélique homme assoiffé de pouvoir et dépourvu de capacité à aimer (il dénigre son propre fils et manipule son entourage, mais il prouve son intelligence par ses stratégies pour les positions de chaque bataillon de l'armée anglaise), est le portrait même du type qui ne vit que pour lui et sa suprématie sur tous. On le voit se pavanant soit parmi ses sujets, soit sur son cheval, protégé par une rangée d'archers.

Je disais qu'il n'y a aucun héroïsme mis en avant-plan mais là j'altère la vérité : William Wallace est mis en avant, il s'en sort toujours et réussit incroyablement à mobiliser une population qui ne l'a pas vu durant des années. De plus, comme çà a été déjà fait remarqué, Wallace semble avoir des armes dans ses poches, car on ne sait jamais d'où il les sort si vite ! Mais, franchement, dans chaque film, il y a une dose d'exagération, et là, çà ne dérange en rien une réalisation magnifique !

Et enfin, les personnages sont étonnants de simplicités : au lieu d'avoir l'air benêt d'Orlando Bloom, la mise en valeur de la femme et l'effacement des autres protagonistes, nous avons un Mel Gibson époustoufflant par son jeu non agrémenté d'airs de cokers et d'homme à qui tout arrive (et tellement vrai lorsqu'il pleure après avoir constaté la trahison de quelqu'un à qui il avait accordé sa confiance). Nous avons également de belles scènes d'amour entre Murron et Wallace : toujours dans de splendides décors (la nature, le lac ...) et qui contraste avec la décadence qui s'annoncera par la suite. Le traître et le Roi sont aussi très bien interprétés. Par contre, le rôle de Sophie Marceau, qui joue la princesse Isabelle de France, m'a déçue parce que, finalement, on ne la voit quasiment pas.

Sinon, ce qui m'a profondément touchée, c'est le message de solidarité et également ce trop-plein qui finit par éclater chez les Ecossais. Ce film est un mélange de sentiments profonds et, en plus de sa technique parfaite, çà le caractérise énormément ! La trame historique me semble bien respectée puisque les informations sur William Wallace sont minimes. L'aspect "légende" que le film lui confère n'est pas une invention !
http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/VernaG/leadership/disk/ecosse_index.htm

7 ans de séduction

Posté le 19/01/2008 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Nigel Cole
Avec Ashton Kutcher, Amanda Peet, Taryn Manning
Film américain.
Genre : Comédie
Durée : 1h 47min.
Année de production : 2004
Titre original : A Lot Like Love

Oliver et Emily vivent une rencontre fortuite et étrange dans un avion. Ensuite, ils décident de mener leur vie chacun de leur côté. Mais inévitablement, leurs chemins se croisent et semblent vouloir s'unir de plus en plus ! Sept années défilent, et leur relation s'approfondit ...

Comme indiqué sur la pochette, il s'agit bien d'un remake de Quand Harry rencontre Sally, film réalisé en 1989. De nombreux éléments sont repris : le principe même de la rencontre et de la durée, la rencontre dans l'aéroport, le voyage en voiture (même style de voiture en plus!), le souper dans un restaurant, la soirée mondaine ... Cependant, tous ces éléments sont retravaillés de façon à les rendre originaux et ils sont marqués par l'esprit du second millénaire. Le film de Rob Reiner était très libre d'esprit et splendidement interprété par la belle et classe Meg Ryan et le talentueux Billy Cristal. Ce film-ci est ... plus adolescent en quelque sorte ... Moins de profondeur dans les personnages (même si Amanda Peet interprète le sien à la perfection). Moins de pudeur également. Cela fait son charme : les dialogues sont directs et les actes plus spontanés. La relation est vue d'un autre oeil dans ce film-ci, puisque adapté à notre époque !

Ce que je reproche ici, c'est l'esprit purement californien : la richesse est facilement abordable et tu as tout ce que tu veux que si tu as la volonté de l'avoir. En bref, bienvenue en Californie, c'est le Paradis, et en plus il fait tout beau tout chaud : on peut déambuler à pieds et jambes nus dans le sable, près de la mer, la veille du réveillon du Nouvel An. De plus, çà ressemble un peu à une série : jolies maisons (bien entourées de verdure) et beaux jeunes gens.

Pourtant, malgré (et peut-même grâce au fait) que les aspects de la vie californienne soient polissés, il subsiste une sorte de fraîcheur émouvante dans tous les personnages. Les clichés sont nombreux mais manipulés de façon à les rendre agréables. Et certains passages sont magnifiques. Le principal que j'ai retenu (et dont j'aurais dû faire une capture d'écran) c'est au moment où Oliver et Emily s'enlacent nus, sur un monticule, devant la lune pleine et le ciel noir, dans le but de faire une photo. Je pense que c'est une des plus images d'amour qu'il m'ait été donné d'observer ! Une image émouvante car ils font çà sans pudeur et avec simplicité.

C'est un film attendrissant, ponctué par quelques passages qui font sourire et d'autres qui font battre le coeur plus vite ! Une comédie romantique, pur et simple : pour ceux qui n'aiment pas ce genre-là et qui n'ont pas envie de surpasser tous les stéréotypes véhiculés dans cette réalisation, il vaut mieux ne pas regarder. Moi-même, j'ai eu du mal à me plonger dedans au début ...
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