Le cinéma et la belette
Bonjour,
Ici mes analyses et comparaisons de films, pour le plaisir de vos yeux.
Bonne lecture !
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Thèmes8e jour amanda peet amour fraternel 2012 catastrophe catastrophique chine commercial daniel auteuil fin du monde frodon gandalf
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"ça va trancher chérie !"
la bande des nuls se réunit actuellement pour discuter sur une possible suite. c'est...
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Par sebd59, le 19.11.2009
pas mieux de mon côté
http:// www.centerblog .net/cinema/20 9989-320-2012- http://sebd59. centerblog.net...
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Par sebd59, le 19.11.2009
eh bien! quelle réactivité! moins de 15h après le film, voici déjà la critique. après tout, le cinéma pop-corn...
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Par Anonyme, le 19.11.2009
bonsoir, j'ai moi aussi lu le roman (dès sa parution et j'avais adoré). je n'attendais rien de particulier de ...
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Par dasola, le 16.11.2009
hello mon amie, j'ai beaucoup aimé ce film, pascal dusquesne y est magnifique un beau rôle d'acteur, je te sou...
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Par rosearcana, le 15.11.2009
toc toc, ouvre moi vite, il pleut dehors!! je passe juste te faire un gros bisou et te souhaiter une bonne sem...
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Par rosearcana, le 02.11.2009
merci beaucoup pour ta visite et pour ton com, merci aussi pour ta suggestion, j'y avais pensé à mettre soit u...
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Par rosearcana, le 26.10.2009
petit passage sur la pointe des pieds pour ne pas trop de déranger, mais pour déposer dans ton univers plein d...
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Par rosearcana, le 25.10.2009
bonjour
vot re blog est très intéressant si vous le voulez bien je peux le référencer dans lamined'or...
...
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Par olivier, le 22.10.2009
note, maitenant que j'y pense, et pour rajouter un peu au crédit de rowling, ses elfes sont tout de même plus ...
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Par Mathieu, le 21.10.2009
... et c'est chouette que tu aies repris tes critiques! ca manquait!!...
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Par Mathieu, le 16.09.2009
c'est vrai que le film prend le parti de ne pas décrire les personnage comme le ferait le livre (qui s'axe dès...
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Par Mathieu, le 16.09.2009
un pur chef d'oeuvre ! je l'ai revu tout juste hier, c'est filmé magistralement =d http://laboite acrobard.fre...
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Par Clem, le 12.02.2009
semble être un film très intéressant, je l'espère le voir bientôt, je vais essayer de le voir en compagnie de ...
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Par fiorella, le 10.02.2009
bonjour,
merci beaucoup d'avoir créé ce blog car il est très intérressant et bravo pour vos critiques !
je ...
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Par Anonyme, le 02.01.2009
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19.11.2009
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Conformément à la prophétie des Mayas, la terre se dégrade en l'année 2012. Les plaques tectoniques s'entrechoquent, des fissures se créent, la terre s'effondre, et ce qu'il y a dessus disparaît dans un gouffre énorme. Les tsunamis se multiplient, avalent les immeubles, noient les habitants. La population est effarée, tente de fuir l'inévitable. C'est la fin du monde ! Cependant, le gouvernement américain semble cacher quelque chose ...
"Les astronomes modernes corroborent la version de l’ancien peuple Mayas, le 21/12/2012, la Terre sera alignée avec le soleil, les autres planètes et le centre de la galaxie. C’est un phénomène galactique qui se prévoit tous les 25 800 ans. De plus ce jour-là, la Terre passera sous l’équateur galactique. Les effets pourraient être désastreux. Les courants du Sud et du Nord magnétiques circuleront en sens contraire, une inversion d’effets de champs pourrait survenir en traversant cet équateur galactique. La théorie des géophysiciens s’apparente à celle des Mayas. Ce phénomène, appelé “déplacement des pôles”, consiste en le déplacement du manteau terrestre en quelques jours ou quelques heures. Selon une étude de l’université de Princeton, les pôles se seraient déjà déplacées: il y a 800 millions d’années: le pôle Nord se trouvait au milieu du Pacifique et l’Alaska au niveau de l’équateur. Le déplacement a modifié le climat et le niveau de la Mer.Plus récemment, les scientifiques se sont aperçus que le pôle Nord magnétique a déjà bougé vers la Sibérie et que le champs magnétique de la Terre s’est affaibli." (http://fredlechat.spaces.live.com/blog/cns!AFC6A23B18683E60!4639.entry)
J'aimerais tout d'abord confirmer que, effectivement, ce film a de très bons effets spéciaux, les images sont sublimes, sensationnelles, angoissantes. Les couleurs sont vives, réveillent l'esprit et la peur. Dans cela, cette réalisation a tout pour elle, c'est un plaisir pour les yeux ! Les scènes d'actions sont très chouettes, bien montées même si deux-trois détails ont été mal gérés (à un moment, on voit que c'est simplement du montage carton pour un bâtiment qui s'effondre). C'est sympa, çà satisfait le besoin que nous avons lorsque nous allons voir ce genre de film : du grand spectacle qui arrache des OUaaah et des ooooh aux spectateurs !
Pour le reste, je dirais ... NEANT ! Le scénario est sans saveur, une pâle copie du Jour d'après. C'est la fin du monde, le gouvernement est au courant, mais cache un secret honteux à une population faible et sans défense. Les catastrophes se succèdent à une vitesse incroyable mais les héros sont des chanceux comme on en a jamais vu. Les fissures d'une terre qui ne tremble pas se créent toujours derrière les malheureux héros qui courent ou qui roulent le plus vite possible. Une énorme caravane réussit à faire des virages de malade à une vitesse qui dépasse l'entendement. Dieu les accompagne et çà se sait ! D'ailleurs les allusions religieuses (jurons, prières et les arches) sont nombreuses ...
A côté de çà, les énormes raz-de-marée de 1550 mètres réussissent à dépasser le Mont Everest, la terre prévient parfois qu'elle va se fissurer en faisant de gros remous comme un gros ver dans du sable. Mais la fiction est faite pour exprimer des choses incroyables, alors je vais un peu me taire mais si je n'aime pas qu'on tente de me jeter de la poudre aux yeux en faisant paraître qu'un film se base sur un fait réel mais qu'il ne respecte aucune cohérence et aucune création ! Je dois juste avouer que ce genre de film nous plaît pour ces côtés fanstamagoriques et héroïques. Cà relève du décalage entre nous et le film, çà nous fait vibrer, çà nous entraîne dans un tourbillon d'excitation. Mais au plus l'histoire se tient, au mieux c'est !
Et sinon, tous les stéréotypes se rejoignent. Le héros est un homme divorcé avec deux enfants dont un fils rebelle qui ne supporte pas son absence en tant que père. Sa petite fille est mignonne tout plein. Son ex-femme s'est remariée mais l'aime toujours, elle lui donne une seconde chance. Et le mari de second choix est un homme qui se montre stupide mais en fait, il est doué et très gentil mais bon, il ne va pas avoir de chance le pauvre.
Les acteurs font de grands yeux sans expression mais censés en exprimer, les femmes froncent des sourcils et sont toujours au bord des larmes. Les hommes sont forts et cachent leurs sentiments, ils ont des fois l'air sournois mais sont bons au fond d'eux. Les femmes sont soit des mères apitoyées soit des politiciennes fortes que tout le monde admire !
Le méchant est un vilain russe caricatural plein d'argent, au physique désagréable et au verbal douteux. Il a deux fistons jumeaux capricieux à souhait mais ceux-ci sont de vraies stars de la rédemption et deviendront deux bons agneaux à la fin du film. Le mauvais papa est une ordure égoïste qui exploite une jeune russe quasiment vouée à la prostitution et celle-ci pourtant si cruche au début, se révélera d'une lucidité désarmante avant d'évidemment mourir vu que sa vie est fichue après la mort de son amant. Et pour finir ce charmant tableau, le papa deviendra un héros de seconde zone.
Le président est de peau noire et proche de sa population ... Sa femme est décédée et sa fille chérie est loin de lui et courageuse et intelligente. Mais ce malheureux homme est trop généreux donc il faut une fin déchirante.Les indiens sont stéréotypés et le pauvreté éclate au grand jour et ils meurent tous.
Et le summum du summum, les américains sont admiratifs envers les chinois et leurs évolutions technologiques. Ils deviennent de grands amis. Le terrain est préparé pour des négociations commerciales !!!
Date(s) de Sortie(s) : ![]()
| Réalisé par : | Jaco Van Dormael |
| Avec : | Daniel Auteuil, Pascal Duquenne, Miou-Miou, Henri Garcin, Isabelle Sadoyan, Michele Maes, Fabienne Loriaux, Hélène Roussel, Alice van Dormael... |
| Distributeur : | Pan Européenne Distribution |
| Genre : | Comédie dramatique |
| Pays : | France, Belgique |
| Durée : | 1h58 |
Harry a une vie insipide et chronométrée : il s'inflige à lui-même son processus de vente ; sourire et faire comme si tout allait bien. Mais c'est loin d'être le cas : sa femme est partie en emmenant leurs deux petites filles. Il lui est interdit de les voir. Alors qu'il songe à finir ses jours dans sa voiture en plein orage, il a un accident et rencontre George, un homme trisomique qui s'est enfui de son institut. A partir de ce moment, Harry va comprendre ce que c'est la vraie vie, ce que sont les vrais sentiments. Et le soleil va enfin apparaître !
Harry est le symbole de ce que nombreux travailleurs subissent : victime de son travail et de ses préceptes, il confond le professionnel et le personnel. Il s'en trouve changé, sa famille ne le reconnaît plus, la carapace est trop épaisse : elle part. Il souffre de tout çà mais ne réussit pas à s'en sortir. çà devient un cercle vicieux. Vu que celles qu'il aime ont quitté le foyer familial, il ne lui reste plus rien, simplement un appartement sophistiqué impersonnel. Mais il doit continuer à vivre, ou plutôt il doit survivre. Il verse donc complètement dans son monde aseptisé d'apparences. Il se consacre avec dévouement à son travail. Du coup, il cumule les erreurs, il oublie les jours importants de ses propres enfants. Il se les met à dos, plus personne ne veut le voir. Pour lui, plus rien ne compte. Il veut intenter à ses jours et par bonheur, George croise sa route.
George est un trisomique, ses réactions sont comme celles d'un enfant. Il est empli d'amour et de craintes et les exprime en vrac. Il est dans un institut spécialisé. Il a une amie qu'il aime beaucoup. Mais voilà, il lui manque sa maman. Il attend sur les marches de l'entrée l'arrivée de celle qui lui a donné le jour. Les parents des autres hospitalisés viennent chercher leurs enfants, il n'y a pas de raison que personne ne vienne pour lui, Harry. Mais voilà, le soir tombe, personne n'est venu. Il part, à l'aventure avec une adresse en tête : le 8 rue des cerisiers. Il n'en démord pas.
La rencontre de Harry et de George est providentielle : Harry, après un petit moment à ne pas savoir comment agir avec un trisomique s'en accoutume parfaitement bien. Il écoute enfin sa vraie personnalité et il communique tout son amour à George qui enfin, est accepté tel quel, qui enfin n'inspire la peur ou le rejet. La relation qui se tisse entre les deux hommes est unique, magnifique, magique. Harry fait fi de toute conventionnalité. Il réalise à quel point son monde professionnel lui claque la porte de la vie au nez.
Jamais son sourire n'était vrai, tous ses gestes étaient calculés. Il subissait le réveil à 07h30, les tartines grillées, son brossage de dents, les embouteillages, ses formations devant des personnels de banque tous habillés de la même façon portant la même expression sur le visage. Il subissait son poste, sa situation d'homme célibataire, il ne se battait pas. En observant George qui voulait à tout prix retrouver sa maman pourtant décédée depuis 4 ans, sa petite amie, son chocolat alors qu'il est allergique, ses chaussures ... en voyant que George, à qui le sort n'a pas offert un beau cadeau, savait se battre, savait sourire, aimer et ne pas perdre son innocence, Harry a décidé de se laisser aller dans le cours des choses.
George a fait découvrir à Harry que la vie méritait qu'on lui accorde du temps. Que prendre une minute à s'allonger sur l'herbe, çà peut éclairer la monotonie du quotidien, qu'écouter un arbre, çà peut donner de la force, que la solitude, même si on croit que çà sauve, çà fait mal et que l'humain par définition ne peut vivre seul. Que l'apparence, ce n'est pas le coeur, que çà vaut la peine de se battre et qu'on peut obtenir ce qu'on veut si on en a la force !
Les scènes sont si belles, si touchantes. L'histoire ne tourne heureusement pas au mélodrame : il y a des passages très drôles, notamment, celui où George veut des chaussures à tout prix, ou lorsqu'il voit Luis Marino dans son imaginaire, celui où il tient à manger plein de chocolat alors qu'il y est totalement allergique, ou celui où il fait des bruits d'animaux dans le miroir et qu'il utilise çà pour faire un peu peur à la caissière. Mais ces passages montrent aussi à quel point un handicapé est fragile, qu'il ne peut pas tout le temps contrôler ses envies, ses pulsions. çà rend un passage très émouvant. Il est au restaurant avec Harry, il porte des lunettes de soleil afin que les clients ne réalisent pas qu'il est trisomique. George trouve la serveuse jolie, il lui offre une fleur, elle en est émue et elle s'en retourne aux cuisines. George la suit car il veut lui offrir son ouvrage de couture. Il la surprend, il lui tend le paquet et en même temps, il ôte ses lunettes. La fille le regarde alors effrayée en balbutiant "désolée, désolée, je ne savais pas" et elle s'encourt plus loin. George reste interloqué et triste, avec un regard tellement désabusé et résigné. Il quitte la cuisine, et puis il tombe sur le sol et se roule en boule en geignant comme un enfant. Harry le rejoint et s'allonge auprès de lui et le calme en lui offrant la chaleur rassurante de son corps.
Ce film ne veut pas faire passer le trisomique comme victime, bien au contraire. Effectivement, il est jaugé par d'autres de façon humiliante car comme dit son compagnon "On ne remarque quand l'autre nous ressemble, c'est la différence qui nous marque, qui nous choque". En plus de çà, dans ce film, George est très affligé par la mort de sa maman, il l'imagine très souvent, c'est en quelque sort son mentor imaginaire, Cependant, le plus à plaindre dans la première moitié de ce film, c'est Harry, victime du système, de son propre système. L'absence de sa femme sans motif le torture, il s'imagine lui parler mais jamais aucun dialogue n'est possible. Rencontrer un être plus vulnérable en surface mais humain à 100%, çà le change, çà lui fait découvrir ce qu'il refoule au fin fond de lui-même.
En tout cas, c'est bien vrai : "Au huitième jour, Dieu créa George ... Et il vit que c'est bon !"
Comme commentaire d'ordre personnel, je tiens à signaler que j'ai eu l'occasion de côtoyer Pascal Duquenne l'année dernière, et que lorsque j'ai seulement vu ce film ce week-end, j'ai réalisé à quel point la similarité était prononcée. Cette sensibilité n'est en aucun point exagérée, même si je ne prétends pas le connaître et que donc, je ne connais pas ses réactions les plus extrêmes. Et c'est vrai qu'au début, je n'avais pas compris qu'il est trisomique et donc, je ne m'adaptais pas bien à certaines de ses attitudes. Je trouve que nous devrions être davantage sensibilisés afin de pouvoir réagir justement et humainement ! Et aussi, je lance un coup de gueule contre l'instrumentalisation de Pascal Duquenne, notamment dans cette affreuse publicité : http://www.wat.tv/video/pascal-duquenne-dans-pub-simyo-16spx_kcl5_.html
Enfin, je la fais la critique de cette Trilogie cinématographique (car le livre n'est en réalité qu'un seul livre) !
Alors, déjà, lorsque j'ai regardé le 1er, je devais avoir quatorze ans.
Les méchants Cavaliers Noirs, avec les bruits de sabots en surround, ils me faisaient trembler, glagla ! Maintenant, j'ai revu les trois films en une grosse semaine : les Cavaliers Noirs, je les trouve classes. Quelle prestance. La bonne idée ! Le surround était toujours là, alors çà donnait une excellente ambiance ! D'ailleurs, les appeler les Nazgûls serait quand même plus approprié. Par contre, je ne me rappelle pas comment se nomment leurs montures affreuses du Troisième Âge mais l'idée que le bruit qu'elles émettent t'empêche d'être lucide est affreuse !
En tout cas, pour revenir à une critique constructive, le premier Seigneur des Anneaux met évidemment tout en place : les personnages, le mythe, l'univers, la peur. Au début, il y a un concentré écoeurant d'amour et de fraternité entre Gandalf, Frodon, Bilbon, Sam, Pippin et Merry. Les joyeux rires, les yeux qui brillent, les ralentis, le soleil dans l'herbe, la main dans la main ... C'est trop ! Mais dans le livre, le premier, ces démonstrations affectives sont nettement plus marquées dans les paroles et aussi en chansons, et tout çà vernis d'un vocabulaire raffiné ! Je n'en pouvais plus de lire çà ! Et lorsque le passage concernant les terres elfiques s'est alourdi, j'ai abandonné la lecture ! J'avais envie de leur tirer les oreilles à ces fameux Elfes, si magnifiques, si parfaits, si gambadants, si légers ... Heureusement, cette ambiance trop parfaite est ternie par Bilbon et Gandalf tourmentés par l'anneau. Et lorsque Frodon doit rejoindre Fondcombe, enfin, çà devient vraiment palpitant.
Dans les films, nous évitons les lourdes descriptions balzaciennes des paysages. Nous les voyons directement, magnifiques, avec ce fameux contraste entre les belles couleurs qui respirent la vraie vie, l'amour et la joie et les paysages sombres, édentés, brumeux, qui illustrent la déchéance, l'esprit perverti, la mort. Les décors sont extrêmement bien construits et du coup, çà plonge le spectateur dans l'histoire. C'est très représentatif du merveilleux. Le beau féerique qui devient le glauque diabolique, à l'échelle du cauchemard typique duquel on aimerait sortir. Dans le livre, la description de la Moria était très intéressante, avec son côté oriental, mais dans le film, j'ai trouvé le décor très rigide, ce qui m'a un peu déçue. Cependant, le reste était à la hauteur, avec les pics très raides du Mordor, la Minas Tirith toute blanche, belle, un peu déphasée, la Fondcombe chaleureuse, le Poney Fringant angoissant ... Vraiment de belles images qui font plaisir à l'imagination et au besoin d'immersion !
C'est aussi les deux dimensions de notre réalité : la paix avec les personnes qui s'aiment (ce côté idyllique auquel beaucoup d'entre nous aspirent) et la guerre avec ses controverses, ses manipulations, cette avidité de pouvoir. D'ailleurs, ce shéma manichéen est drôlement (façon de parler) reproduit, puisque les êtres diaboliques et pervertis sont des orques monstrueux, des personnes de couleurs à turban autour de la tête, des dirigeants à noms arabes ... Les images sont quand même discriminatoires, mais en même temps, selon l'esprit de l'époque (après-guerre). Heureusement, l'esprit fictif l'emporte. Dans le livre, la présentation de la Terre du Milieu et de tous les conflits entre Elfes, Nains, Petites gens et Hobbits sont vraiment décrits comme étant des faits historiques et nombreux sont les points communs avec notre réalité, cette façon de se battre pour des territoires, les migrations, les zones géographiques influant sur les habitants ... Cette mise en parallèle rend ce passage bien plus captivant.
Les acteurs ne me plaisent pas vraiment ... sauf Smeagol alias Gollum, qui a une dégaine impressionnante. Cet être répugnant et bestial est le meilleur personnage de la trilogie : c'est celui qui a le plus de caractère, celui sur qui l'attention se focalise le plus. Un personnage schizophrène, fourbe, mauvais, cupide, condamné à ne jamais expier son péché envers son frère. L'anneau ne fait finalement que révéler le fond réel de ceux qui sont ses adeptes. Si cet instrument de malheur existait réellement, nous verserions dans un tel chaos ! Nous n'y ristérions certainement pas. Dans l'histoire, c'est quand même ce qui est démontré : ce qui est dommage, c'est qu'il semblerait que l'anneau n'ait aucun pouvoir sur les personnes un peu simplettes. Donc, Sam Gamegie est un concentré de stupidité et de loyauté envers Frodon. En tout cas, dans les première et deuxième parties.
Dans Le Retour du Roi, son rôle prend plus de poids, il gagne en maturité par son désir de rester sur le droit chemin : Il gagne en force et même en caractère lors qu'il pressent que Gollum ne mérite aucune confiance ! Par contre, j'ignore ce qui est voulu ou si le jeu des acteurs est ambigu, mais l'approche entre Sam et Frodon semble tellement amoureuse que j'ai toujours eu envie de dire "dommage qu'ils ne sortent pas ensemble", car après tout, ils se dévorent des yeux trois films durant. C'est mon point de vue !
Le côté merveilleux se ressent très fort dans le côté intouchable de certains personnages :
- Gandalf est voué à mourir dans le premier mais par la suite, il renaît de ses propres cendres, car après avoir combattu l'énorme monstre de feu, il a réussi à se rattraper sur un petit rocher. Alors qu'il était grisonnant, mal en point, vieilli, usé, il revient en pleine forme, blanc, avec une aura d'énergie inépuisable. Il rayonne sur son beau cheval blanc et ne se salit jamais, même en étant dans la boue.
- Les femmes Elfes sont toujours des personnages qui subjugent ceux qui sont amenés à les rencontrer. Elles sont enveloppées d'un halo qui confère leur statut d'immortelle et de belle dame diaphane.
- Les cheveux de Legolas ne s'emêlent jamais malgré leur longueur.
- Sauron est un oeil gigantesque qui voit tout et tout le monde mais pas ceux qui rentrent dans le Mordor. Il est cultussime à voir qui porte l'anneau unique mais pourtant il ne voit pas que Frodon, Sam et Golumm arpentent ses terres.
- Saroumane et Gandalf se battent sans se toucher, grâce à leurs bâtons aux suprêmes pouvoirs.
- Les Gros Nazgûls sont que des maigres esprits enveloppés de capes noirs, mais ils ne valent pas un kopec sans leur monture. Alors, ils étaient sur de fiers chevaux noirs et sentaient la mort, et puis ce sont devenus de vrais rapaces sur des créatures sorties tout droit des enfers, engloutissant plein de gens du Gondor, car apparemment, ce sont ceux-là qu'elles préfèrent. Mais ce sont de gros chats qui les saisissent avec leurs crocs et puis qui les envoient valdinguer sur les remparts de la belle cité Minas Tirith.
- Les morts sont des méchants qui deviennent gentils car ils veulent être libérés. Alors qu'ils sont diaphanes, translucides, vaporeux, leurs armes sont bel et bien meutrières
- ... et j'en passe. J'aime beaucoup cet aspect qui a un côté similaire aux manges de superhéros. Car après tout, çà fait rêver, çà fait du bien.
J'ai été sidérée par la similarité entre le Seigneur des Anneaux et les Harry Potter :
- Dumbledore = Gandalf (nobles, posés, professeurs ... par contre le schéma de l'homme qui vieillit est inversé ... Dans Harry Potter, la suite est plus logique)
- Ron = Sam (roux et ahuris)
- Frodon = Harry (le même côté halluciné, et c'est toujours les autres qui font à sa place)
- Voldemort, qui crée des horcruxes et qui ne supporte pas les Sans de Bourbe, qui finalement sont des bâtards selon lui = le méchant Sauron qui a divisé son âme dans neuf anneaux et qui a une armée exotique ayant la soif de sang.
- Poudlard = La Comté (un paradis amusant dans lequel le mal finit tout de même par rentrer)
- La quête de l'immortalité et la mort qui envahit les coeurs et le monde
- Aragog = Arachne (mais bon sang, elle est bien plus horrible l'araignée dans le Seigneur des Anneaux, avec son nid collant, gluant et son entrée protégée par une toile qui enroule les humains délicieux à dévorer encore vivants)
- La magie (ben oui, quand même !!!)
Voilà, j'en finis ici, peut-être que j'aurai encore quelque chose à rajouter plus tard, mais en attendant, je tiens à vous satisfaire :)