# Titre français : les Temps modernes
# Titre original: Modern times
# Réalisation : Charles Chaplin
# Scénario : Charles Chaplin
# Producteur : Charles Chaplin
# Musique : Charles Chaplin (emprunts musicaux : Hallelujah, I'm a Bum, Prisoners'Song (Massey), How dry am I, In the evening by the Moonlight (Bland) et Je cherche après Titine (Duncan - Daniderff))
# Directeur de la photographie : Roland Totheroh, Ira Morgan
# Montage : Charles Chaplin
# Date de sortie : 5 février 1936 (États-Unis)
# Film américain
# Genre : comédie
# Durée : 89 minutes
Charlot travaille dans une usine qui fonctionne sur le travail à la chaîne. Au moment où le directeur dont on voit le visage sur un écran exige d'accélérer la cadence, Charlot ne suit plus et rate tous les boulons à la place. Il perd la tête et voit des boulons partout : Il serre le nez de ses collègues et les boutons de la robe de la secrétaire. Après il commence à danser et à s'installer dans les engrenages des machines en s'amusant avec tous les boutons. Suite à cet épisode, il est interné dans un hôpital.
Lorsqu'il en sort, il est sans emploi. Il se promène dans la rue et se retrouve soudain dans une émeute de grévistes. A son grand désarroi, les policiers pensent qu'il est le meneur de se désordre et Charlot est incarcéré. A la prison, il assiste à un trafic de drogue hâtivement arrêté lors de l'inspection dans le réfectoire. La drogue est cachée dans une salière inopinément utilisée par Charlot pour saler son repas. Au moment de retourner dans sa cellule, il reste en-dehors sans trop savoir comment. Là, il assiste à une tentative d'évasion et maîtrise les autres prisonniers à lui seul. En récompense, il est installé dans une cellule plus confortable en attendant sa libération.
Mais une fois libéré, Charlot ne pense qu'à y retourner vu qu'il n'a aucun emploi, aucun endroit où vivre. Donc, il profite qu'une orpheline est poursuivie car elle a volé du pain pour tenter de se faire arrêter à sa place. Cela ne fonctionne pas mais il trouve un autre stratagème qui l'envoie dans le même fourgon que la gamine. Mais la voiture a un accident et la fille incite Charlot à la suivre pour s'enfuir tous les deux en courant.
"Charlot et la gamine sont installés dans une vieille cabane. En lisant le journal, Charlot apprend que son usine est rouverte, mais à peine a-t-il commencé que les ouvriers se mettent en grève. À nouveau à la rue, il se fait engager comme gardien de nuit dans un grand magasin. La première nuit il invite la petite orpheline dans le magasin, ils se restaurent à la cafétéria et s'amusent dans le rayon des jouets. Au moment de pointer, abandonnant l'orpheline à l'étage des chambres à coucher, Charlot tombe sur des cambrioleurs, et parmi eux, un ancien collègue de travail… Le lendemain, Charlot est retrouvé endormi et ivre au milieu du rayon lingerie, accusé de complicité ; il retourne en prison.
À sa sortie de prison la gamine l'attend, elle a trouvé un travail de danseuse dans un restaurant-cabaret et elle présente Charlot à son patron qui l'engage à l'essai comme serveur et chanteur. Charlot en serveur… le service laisse a désirer, mais en chanteur il arrive par des mimiques et un charabia incompréhensible à séduire la foule, le seul métier pour Charlot c'est Charlot. Mais pour troubler ce moment où il est enfin à sa place, des fonctionnaires de l'assistance publique veulent emmener la gamine."
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Temps_modernes
C'est un des rares films en noir et blanc que j'adore. Déjà le thème en soi, le travail à la chaîne (le taylorisme, fin 19è), est très intéressant. Cela montre à quel point ce système est dangereux pour la santé, à quel point les ouvriers sont considérés comme des machines puisqu'ils se doivent d'être mécaniques toute la journée : Au nom de la production à moindre coût, on oublie l'humain qu'est l'ouvrier. C'est une splendide satire fondée sur quelque chose de fondamentalement vrai et donc, c'est un film très réfléchi. Quant au niveau technique, j'admire ce cinéma muet fondé que sur des montages qui font tout. L'idée de la vitesse, de l'enchaînement des évènements et de la détresse est très bien rendue parce que les images sont très rapides et les gestes de Charlot (et des autres acteurs) sont saccadés. Mes deux moments préférés dans ce film sont le début où Charlot perd la tête et qu'il essaye de serrer tout ce qu'il considère comme étant des boulons et la fin, quand il chante dans le restaurant-cabaret de son amie. Ce que j'aime énormément, c'est le personnage en lui-même qui est très attachant. Ce film est chef-d'oeuvre et j'ai fort envie de regarder les autres de Chaplin !
il me semble que, là, le noir et blanc renforce le message ...