Das leben der anderen (La vie des autres)
Posté le 01.04.2007 par beletteverte
Titre français : La vie des autres
Titre original : Das Leben der Anderen
Réalisation : Florian Henckel von Donnersmarck
Scénario : Florian Henckel von Donnersmarck
Production : Max Wiedemann, Quirin Berg
Musique originale : Gabriel Yared, Stéphane Moucha
Musiques additionnelles : Ernst Ludwig Petrowsky, Angelika Mann, Frank Schöbel, Hansi Biebl, ainsi que les groupes : 4PS, Pankow, Bayon, Karat et Silly
Mise en scène :Hagen Bogdanski
Pays d'origine : Allemagne
Acteurs :
*
Ulrich Mühe : Gerd Wiesler
*
Sebastian Koch : Georg Dreyman
*
Martina Gedeck : Christa-Maria Sieland
*
Ulrich Tukur : Anton Grubitz
*
Herbert Knaup : Gregor Hessenstein
*
Marie Gruber : Mme Meineke, la voisine
*
Thomas Thieme : Ministre Bruno Hempf
Allemagne (RDA), 1984. Gerd Wiesler est capitaine de la Stasi (http://fr.wikipedia.org/wiki/Stasi), un des meilleurs éléments, connu pour son infaillibilité en matière d'interrogatoires : il interroge pendant 48h non-stop et réussit à tout faire avouer aux citoyens arrêtés. Gerd est un homme seul, rigide et qui semble dépourvu de sentiments humains. Un jour, ses supérieurs lui confient une affaire : Gerd est chargé de surveiller 24h/24 le célèbre dramaturge, écrivain Georg Dreyman, dont la petite amie, Christa-Maria Sieland, est une excellente actrice.
Je sais que sur internet, vous pourrez trouver une description bien plus détaillée du film mais je ne peux pas faire plus de mon côté : j'estime que si je continue, je dévoile trop le film. En effet, vu qu'il est encore au cinéma ... Donc, ce que j'en pense : au début du film, je me suis dit : Oh zut, çà a l'air ennuyant à mourir et de surcroît incompréhensible!. Eh bien, non ! Le film se présente effectivement lentement, mais sans s'en rendre compte, nous plongeons dedans après 1/4h. Ce qu'il faut comprendre, c'est que le scénario est centré sur les émotions des personnages, sur les côtés humains et inhumains de chacun.
Le contexte est assez classique, quoiqu'il s'agisse quand même d'une des périodes qui m'intéressent le plus. Le scénario n'est pas bien compliqué, il n'y a pas d'intrigue particulière. C'est un film assez psychologique qui nous montre à quel point la vie était insupportable en RDA, notamment à cause de ces services d'espionnage et de contre-espionnage. Certaines scènes sont cruelles, d'autres sont pathétiques (par exemple, à un moment, on voit Gerd Wiesler avec une prostituée), d'autres encore sont très touchantes. De nombreux accents sont mis sur les relations entre les personnages : amour, amitié, supériorité, soumission et dissimulation. Pour moi, Christa-Maria Sieland est le plus beau personnage de cette réalisation : à la fois forte et fragile, amoureuse et dissimulatrice, fière et soumise, elle incarne les aspects positifs et négatifs. Gerd est aussi un personnage-clé en matière de sentiment mais çà, vous ne vous en rendrez compte qu'au cours du film. Evidemment, il y a des personnages répugnants (Hempf, le ministre de la Culture) et odieux (Grubitz, le lieutenant-colonel, collègue de Gerd).
Enfin, ce que j'aime plus que tout, mais qui par contre n'a pas assez été mis en avant, c'est l'aspect militant. C'est quand même très important, mais ce côté-là n'était pas très bien géré, ce qui est quand même dommage. L'idée de centrer tout le scénario sur les émotions de chacun est excellente mais le film aurait été un tantinet plus intéressant si plus de scènes explicites étaient destinées au caractère militant des artistes. En même temps, cet aspect est implicite, et pour d'autres, c'est peut-être mieux ainsi, d'autant plus que le film est quand même déjà bien long ! Ce film étranger mérite vraiment d'être vu, d'ailleurs beaucoup de gens étaient au cinéma hier soir !
:: Poster un commentaire
:: Les commentaires des internautes
bonjour
Posté par
vanessa le 01.04.2007
Merci pou ton passage regulier.
Je te souhaite une bon dimanche icic le soleil est au rendez-vous.
Bisous
Lien vers mon blogUn film pas drôle, mais rigolo qd même!
Posté par
Mathieu le 01.04.2007
Moi j'ai beaucoup aimé les petites marques de sadisme... je trouvais que le film avait de temps en temps des morceaux d'humour noir savoureux (le prof qui note l'élève qui trouvait le traitement de l'interrogatoire "inhumain", ou encore le passage de la "blague entre collègues" à la cantine. Ce n'est pas un film drôle, mais justement, les phases d'humour faisaient mouche. Pour le reste, je crois que je me range derrière ton avis (ah oui, et la musique entretenait assez bien la tension et les sentiments)