Publié le 02/01/2008 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Ridley Scott
Avec Orlando Bloom, Liam Neeson, David Thewlis
Film allemand, espagnol, britannique, américain.
Genre : Historique, Action
Durée : 2h 25min.
Année de production : 2004
Nous sommes aux Croisades, Belian est sacré chevalier par son père afin de soutenir le roi des Chrétiens et de sauver Jerusalem. Mais un conflit éclatera entre les sarrasins et les croisés, suite à un massacre gratuit des musulmans par les Croisés commandés par le nouveau roi ... (synopsis bref car je mise tout sur ma critique)
Ce serait un film excellent si Orlando Bloom ne jouait pas dedans. Son attitude mièvre et ses airs d'adolescent éploré salissent le film. Les nombreux cadrages sur lui alors qu'il ne parle jamais agacent un tantinet. Il interprète le rôle principal et pourtant il est mou jusqu'à ce que, soudainement, vers fin du film, il établisse des stratégies à tomber parterre. De beaux calculs qui évitent à tous les chrétiens de se faire massacrer par les sarrasins en colère ! La fille (celle qui joue dans le dernier James Bond et qui fait une brève apparition en tenue légère dans le récent The Golden Compass) est inutile et destinée à attirer du public. Zooms permanents sur son visage et lumière du soleil traversant sa robe légère afin de montrer ses formes (comme dirait Anne Roumanoff : Tout est suggéré, rien n'est imposé !). "Je suis une princesse victime d'un mariage forcé et je lutte contre le fait que mon mari va succèder à mon frère lépreux. Je tombe amoureuse du beau chevalier Belian, fougueux et combattif, mais je suis frustrée qu'il ne veuille pas se marier avec moi". Ensuite, elle est en deuil, suite au décès de son frère chéri, roi des Chrétiens et elle devient une femme qui acquière de la force grâce à sa douleur, qui se coupe les cheveux afin de montrer qu'elle est égale aux soldats qui se battent en l'honneur du roi décédé.
Une série de stéréotypes qui entachent une bonne réalisation !!
Heureusement, de très bons acteurs rattrapent le coup comme ceux qui interprètent Saladin, le compte Renaud de Chatillon, Tiberias et l'ami blond de Belian. Ils ont un jeu sensible, dénué de grandeur et chacun à des caractéristiques. Tiberias et Saladin sont marqués par le temps et les malheurs antécédents, Renaud de Chatillon est un fourbe gras, et l'ami est un homme timide et discret ... Ils donnent au film une certaine sensibilité bienvenue à côté des massacres sanglants !
J'apprécie le contexte historique bien interprété : ne pas désigner des méchants et bien souligner le fait qu'il s'agit d'un seul affront qui entraîne une guerre affreuse. Le nouveau roi prend le pouvoir et fait sauter le pacte de paix en faisant massacrer tous les sarrasins. Ce n'est pas par désir d'obtenir une victoire des musulmans que Saladin lance la guerre, mais pour récupérer l'honneur et venger la rupture du pacte. Les batailles sont filmées de manière à les rendre impressionnantes et aucun héroïsme n'est présent mis à part celui de Belian qui, pour les rares fois où il s'implique physiquement, est adulé et applaudi alors que des milliers d'hommes sont morts au combat.
Jerusalem est bien filmée et toutes ses caractéristiques sont mises en valeurs. Les beaux murs, les voiles agités par la brise, les vapeurs d'encens, les bougies, les couleurs ... Bien sûr, la pauvreté et la misère ne sont pas mises en avant, mais je dois avouer que, vu que beaucoup de gens meurent dans ce film, soit égorgés, soit percés de flèches, soit brûlés ... On se passera d'un alourdissement excessif !
Les paysages et les cadrages sont magnifiques : de beaux ciels et couchers de soleil, des vagues remuant au gré des tempêtes avec en avant-plan et à contre-jour le profil de Belian, les chevaux galopant au ralenti et avec synchronisation, la neige volant avec lenteur et parsemée sur l'herbe encore verte ... Les vues panoramiques de belles terres et des cadrages sur des forteresses impressionnantes.
En bref, c'est une belle réalisation en ce qui concerne l'histoire, les décors et le jeu de certains bons acteurs. Quelques accrocs sont présents mais n'ont pas d'important. La grande erreur est d'avoir distribué le rôle principal à un acteur qui ne convient pas au personnage !
P.S. à Mathieu : Le côté "politiquement correct" ne m'a pas titillée, je ne vois pas trop pourquoi. D'accord, çà fait un peu "tout le monde il est beau, il est gentil et ce n'est qu'à cause d'un gros c** que le pacte a été rompu". Mais çà ne m'interpèle pas ... J'estime que le côté barbare a été bien rendu lors des combats. Le seul reproche est qu'effectivement, il y avait un excès de tolérance bien prononcé mais çà ne choque pas, pour une fois.
Et effectivement, en ce qui concerne Eva Green, je n'hésite pas sur la critique car j'estime qu'elle pourrait certainement valoir un peu plus que çà. Effectivement, elle a un air un tantinet effrayant et imposant au début mais suite à la mort de son frère et le refus de Belian de l'épouser, elle est vraiment nulle car on la fait un peu en potiche protestataire. Elle a de chouettes expressions qui pourraient être exploitées à l'aide de réparties, et pourtant, je signale qu'elle ne parle quasiment plus jusqu'à la fin du film.
Orlando Bloom fait en sorte que le rôle de la fille est très réduit. Il est le grand séducteur involontaire qui réussit à l'avoir dans son lit le temps d'une nuit. L'image de la princesse en prend un coup à ce moment-là ! J'apprécie que Russel Crowe ait refusé de tourné une scène pareille dans Gladiator ! Mais tu as aussi vu l'envergure d'un tel acteur? Je pense qu'il peut beaucoup plus protester que l'autre (quoique, celui-là, on se demande si çà l'a vraiment dérangé de toucher la belle princesse ...)
Publié le 14/12/2007 à 12:00 par beletteverte
2001 - France - Comédie - 1h45
Réalisation : Gabriel Aghion
avec : Josiane Balasko (Eddie Mousson), Nathalie Baye (Patricia), Marie Gillain (Safrane), Vincent Elbaz (Jonathan), Claude Gensac (Mamie Mousson)
Je trouve ce film ... fabuleux. C'est l'histoire de deux femmes qui ont tout vécu ensemble. L'année 68, l'année érotique 69, elles traversent les années 70 et 80. Leur amitié est indestructible. Eddie se marie, sans aucune passion, et donne naissance à Safrane, une jeune fille qu'elle essaye de forger à son image durant des années. Mais Safrane est aussi timide, chaste et intellectuelle que sa mère est extravertie, dévergondée, alcoolique et sans intérêt pour les efforts intellectuels!
Safrane n'en peut plus, elle doit à la fois passer le Grand Oral de Polytechnique et veiller sur sa mère qui accumule bêtise sur bêtise. De plus, elle doit supporter Patsy, une femme qui refuse de vieillir, qui s'invente une vie féerique enchantée par les belles créations de Jean-Paul Gaultier et les splendides défilés de mode. Patsy ne supporte pas Safrane, qu'elle considère comme étant une erreur et entraîne Eddie dans sa débauche alcoolique, dans ses dépenses astronomiques, dans ses nuits en boîte et dans sa recherche d'aventures sexuelles multiples.
Eddie et Patsy se sont soutenues des décennies durant. Mais Eddie devra choisir : sortir de sa torpeur afin de ne pas perdre sa fille ou rester au fond du trou et se sentir mal toute sa vie. Les rondeurs, c'est une chose. Mais perdre l'enfant qu'on aime depuis des années, c'en est une autre !
Ce film sort de toutes les normes. On assiste à la déchéance quotidiennes de deux femmes qui n'acceptent pas leur vie. Elles se donnent un genre, elles tentent de se droguer, elles ne veulent pas rester seules ... Patsy est l'image même de la femme superficielle qui ne pense qu'à elle et qui veut tout. Eddie est le reflet de la femme complexée par son poids, qui se fait un film de la vie. Elle rêve de paillettes et d'amour mais elle se laisse entraîner dans des histoires dignes de jeunes adolescentes. En réalité, c'est une femme triste qui oublie tout grâce à l'alcool et Patsy. Mais quand Safrane menace de partir, elle est ramenée à sa douleur ! Ce film est à la fois ridicule et attendrissant. Il gagne à être vu au second degré également. Il faut s'imprégner des personnages pour ne pas voir qu'une histoire de deux femmes immatures et complètement dingues, frustrées sexuellement et sans vie réelle car elles créent leur fiction. Non, il faut voir l'histoire comme étant celle de deux femmes qui n'ont jamais sû réellement s'aimer et qui sont attachantes à leur manière (surtout Eddie), malgré tout ce qu'elles montrent ! Josiane Balasko et Nathalie Baye sont magnifiques dans leurs rôles respectifs et franchement, je suis ravie d'avoir vu un film aussi libre d'esprit !
Publié le 24/10/2007 à 12:00 par beletteverte
Sortie : 19 septembre 2007 (France), non daté (USA)
Genre: Comédie
Durée: 1h26
Pays: France
Réalisé par: Laurent Bouhnik
Avec: Daniel Auteuil, Valérie Lemercier, Thierry Lhermitte, Hippolyte Girardot, Ludovic Berthillot, Mar Sodupe, Yan Dron, Pascale Dinizani, Alain de Catuelan, ...
Gérard est un homme d'une cinquantaine d'années, au chômage depuis trois ans. Un jour, un poste en Indonésie lui est proposé. Il saute dessus mais voilà ... il faut accueillir le patron. Colette, l'épouse est tracassée et demande de l'aide à Alexandre, leur voisin. Celui-ci est estomaqué par le comportement du couple qui pourrait causer la perte du job tant souhaité. Il lui reste 24h pour relooker les tourtereaux et ... l'appartement. Un vrai challenge !
L'histoire est très longue et l'action se déroule essentiellement dans un endroit particulier : l'appartement du couple. Cela ressemble à Cuisine et dépendances ou à Un air de famille.
Trois acteurs fabuleux, comme ils l'ont toujours été. Le scénario est lent mais ponctué d'énormes éclats de rire grâce au jeu des trois personnages principaux.
Ce couple on ne peut plus étrange se fait avoir à tous les coups. Ils tombent sur un voisin mêle-tout : cependant, ce dernier prodigue de précieux conseils car il a perdu toute naïveté sur le plan professionnel et même humain.
Je trouve la femme très touchante : elle est trop candide et pas très fine, mais elle est courageuse et voue un bel et grand amour à son mari.
Malgré toutes les tuiles qui leur tombent dessus, les deux amoureux restent unis au contraire du pauvre voisin qui restera toujours seul, comme semble nous l'annoncer le film. Y aura-t-il une suite?
Publié le 16/10/2007 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Martin Brest
Avec Brad Pitt, Anthony Hopkins, Claire Forlani Plus...
Film américain.
Genre : Fantastique, Drame, Romance
Durée : 3h01min.
Année de production : 1998
Titre original : Meet Joe Black
William Parrish est un homme veuf de 65 ans et il a deux filles qu'il chérit plus que tout au monde. Mais un jour, alors qu'il souffre d'une douleur cuisante dans la poitrine, une voix caverneuse résonne dansla pièce avec des propos étranges : peu de temps après, un jeune homme se présente à son domicile et lui annonce sa mort prochaine. Il se fait appeler Joe Black et conclut un marché avec Parrish : au plus ce dernier apprendra à la mort des choses intéressantes sur le monde des vivants, au plus il vivra longtemps. Joe Black découvre les passions humaines au quotidien mais dévoile également à William tout ce que le veuf refoule depuis des années et ce qu'il est en train de manquer.

Le scénario est peu cohérent mais ce défaut est compensé par l'énorme portée sentimentale du film. Les personnages sont émouvants : d'un côté nous avons Susan, une jeune femme timide et effacée mais très directe. Elle ouvre son coeur qui recèle un amour débordant, sans aucune limite. Sa soeur possède cette même intensité mais la déploie dans l'excès. De l'autre côté, nous avons le père qui est un homme aimant mais qui s'est renfermé depuis le décès de son épouse qu'il aimait tant. C'est à tel point qu'il en oublie de profiter des derniers moments de sa vie.
Il y a un laisser-aller dans le scénario : Joe Black, qui incarne la mort, est trop candide. Soi-disant, il ne sait RIEN du monde des vivants, mais pourtant, il est au courant des tourments de Parrish ainsi que de la tenacité et la générosité de ce dernier. On sent que le thème principal est un amour tenu pour impossible, entre Susan et Joe, un esprit réincarné dans un corps. La mise en place de cette quête est faite à la hâte afin de passer rapidemment au vif du sujet.
Quant au couple-phare Susan et Joe, de nouveau la sensation qu'ils sont au centre du film est très présente par les cadrages et gros plans excessifs en nombre. Toutefois ces prises de vue sont magnifiques et les jeux de lumières et de couleurs caressent le regard. Ces performances techniques doublent l'intensité émotionnelle de l'histoire. Les dialogues entre Parrish et Black sont entourés d'une ambiance très étrange, un subtil mélange de tension et de découverte des sentiments refoulés du veuf.
En ce qui concerne Brad Pitt qui interprète Joe Black, ce n'est certainement pas dans ce film qu'il se sera fait remarqué principalement pour son jeu. Tout se focalise sur son physique : ses yeux, son sourire, la lumière sur son visage. Quand on regarde çà, on se dit que si la mort est si belle, qu'on nous la présente tout de suite !
Publié le 14/10/2007 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Simon Wells, Gore Verbinski
Avec Guy Pearce, Samantha Mumba, Jeremy Irons
Film américain. Genre : Fantastique, Aventure, Action, Science fiction
Durée : 1h 35min. Année de production : 2002
Titre original : The Time Machine
Remake de
La Machine à explorer le temps
Alexander s'apprête à épouser Emma lorsque celle-ci est la pauvre victime d'un voleur de bijoux. Fou de douleur, Alexander se terre dans son atelier durant 4 ans et crée une machine qui lui permettra de remonter le temps et de changer le passé. Mais ... question : Peut-on changer le passé?
Le début est mauvais : il s'agit d'une histoire d'amour trop mièvre du fait qu'on a immédiatement la demande en mariage sans aucune approche avant. Quand à la création de la machine et son emploi, la transition est médiocre et "l'explication" scientifique n'était pas nécessaire car elle a avancé la question de la cohérence, ce qui n'aurait peut-être pas eu lieu si on avait affaire à un phénomène surnaturel.
Mais ensuite, la réalisation se fait meilleure avec de beaux passages un peu oniriques. Le héros est touchant par son envie de sortir de son époque conformiste : c'est un idéaliste qui veut changer le passé. Les aperçus futuristes sont effrayants car ils démontrent que l'humain se laisse surpasser par ses multiples innovations technologiques et au final, il détruit tout endroit qu'il fréquente.
Les images et la musique sont très belles. Lorsque le héros progresse dans le temps, on voit les paysages évoluer, les saisons se succéder et lui, il est protégé par sa sphère temporelle, en soi très jolie avec sa belle couleur bleu clair.
Publié le 14/10/2007 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Terry Gilliam
Avec Jonathan Pryce, Robert De Niro, Kim Greist Plus...
Film britannique.
Genre : Comédie dramatique, Science fiction
Durée : 2h 25min. Année de production : 1985
"Dans un monde sous haute surveillance, Sam, employé fidele mais peu ambitieux du ministère de l'Information, se refugie dans ses rêves, seule parade autorisée car invérifiable."

Ce film dégage un sentiment de claustrophobie ainsi qu'une absurdité onirique. Les cadrages sont assez effrayants : on voit toujours très peu d'éléments par image, ce qui renforce le sentiment de claustrophobie. De plus, aucune couleur vive ne vient égayer le film. Les cadrages sont manipulés avec un effet de rapidité, ce qui rend une angoisse encore plus grande.
La machine domine l'homme par son contrôle permanent et ses multiples intrusions dans la vie des individus. Le plus glauque, ce sont tous ces tuyaux qui convergent partout et qui se cachent derrière les murs : lorsqu'ils forment un amas destiné à faire fonctionner un engin (cf. le chauffage), ils semblent être les composants d'un organisme vivant tandis que leur aspect gluant fait penser à Alien !
Aucune humanité ne semble transpirer de ces regards froids qu'ont tous les personnages : seul le principal et la femme de ses rêves éprouvent de plus en plus de sentiments, ce qui les conduit à leur perte. La fin est déboussolante, fait espérer et laisse un goût amer ...
Publié le 30/09/2007 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Phillip G. Atwell
Avec : Jet Li, Jason Statham, John Lone, Devon Aoki, Luis Guzmán, Saul Rubinek, Ryo Ishibashi
États-Unis
Genre: Action, Thriller
Durée: 1h36min
Année de Création: 2007
La famille d'un homme ainsi que ce dernier sont assassinés par le célèbre tueur sans scrupules : Rogue. Le meilleur ami, Jack Crawford, un agent du FBI, souhaite le venger et recherche sans répit l'assassin durant trois ans. Il n'en entend pas parler jusqu'au moment où Rogue réapparaît afin de massacrer des Yakusas. Jack va chercher à savoir qui est ce Rogue ...

Selon moi, le scénario n'a aucun fond, aucune logique. Pour ceux qui apprécient, il y a des combats de grand spectacle dès le début du film. Jack Crawford est le noyau même du schéma classique d'un homme désagréable et hypersensible du fait du décès de son meilleur ami. Pour un tueur censé commettre des meurtres de sang-froid, le méchant ne fait pas vraiment frissonner d'effroi.
A part çà, il s'agit d'en jeter plein la vue avec des voitures et des scènes de luxure, nettement plus que nécessaire, histoire de meubler le scénario. Ce film est donc destiné à attirer un grand public mais je trouve qu'il n'y a aucun suspens bien mené. L'influence japonaise est cependant assez favorable : la froideur est remarquable et les milieux comme les maisons de thé sont intéressants.
Publié le 30/09/2007 à 12:00 par beletteverte
de Philippe Monnier
avec Annick Alane, Vittoria Belvedere, Michel Serrault (...)
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1:30:00
Pays : France
Nous sommes au 18e, à l'époque de Diderot et d'Alembert. De Fontenelle est un homme aigri par les années, qui prétend ne rien ressentir. Mais un jour, une belle jeune femme entre dans sa vie. Là, rien ne va plus : il tombe amoureux ! Mais il est trop tard ...
C'est un film magnifique, rempli de sentiments refoulés. Les dialogues sont fascinants. Serrault, qui interprète de Fontenelle, est touchant de sincérité. Le contexte est intéressant vu qu'il s'agit de l'époque de l'élaboration de l'Encyclopédie, dans le plus grand secret. Il s'agit également d'une confrontation entre des libertins et des intellectuels, un monde de gens de cour et un monde d'homme écrivains. De perpétuels conflits soulignés par des répliques cinglantes et acerbes.
Le scénario n'est pas très élaboré en tant que tel mais la poésie verbale prédomine gracieusement !
Publié le 21/09/2007 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Wolfgang Petersen
Avec Brad Pitt, Eric Bana, Orlando Bloom
Film américain, britannique.
Genre : Péplum
Durée : 2h 35min.
Année de production : 2004
Titre original : Troy - Director's Cut
Pâris, un prince troyen naïf, a orchestré l'enlèvement de la belle Hélène de Sparte, aux dépens de son frère Hector, qui ne souhaitait que la paix.
Le roi Ménélas, l'époux, est furieux et fait appel à Agamemnon, son frère qui ne songe qu'à posséder la Mer Egée, et donc Troie ...
La flotte grecque part donc en guerre ... Un combat acharné s'ensuivra ...
J'aime énormément le contexte mythologique qu'a repris ce scénario. Mais il manque un peu d'explications, si on ne connaît pas tous les détails de la Guerre de Troie. Apparemment, il ne respecte pas fidèlement mais le réalisateur n'a pas prétendu suivre à la lettre la légende, n'est-ce pas?
Je trouve le jeu d'Orlando Bloom pitoyable quoique convenant parfaitement à l'image de la naïveté de Pâris. Mais l'air de chien battu de l'acteur est tellement lamentable par rapport au jeu des autres. Par exemple, je ne suis pas une fervente admiratrice de Brad Pitt mais ici, il est excellent dans la peau d'Achille : un séducteur à l'appât du gain, surtout de la popularité. Son visage est très expressif et son regard est captivant. Diane Krüger interprète nettement moins bien que dans les Brigades du Tigre mais elle a quand même un gros rôle de figuration. Elle est le symbole même du pêché : Pâris est envoûté, Ménélas est blessé dans son orgueil et Agamemnon utilise son image par avidité quant à l'étendue des terres qu'il pourrait posséder.
La réalisation est composée de belles images englobantes, ce qui augmente la sensation de grandeur. Les couleurs sont quasiment naturelles, ce qui augmente l'impression de réalisme, à l'opposé des 300 qui a pour intention d'en jeter plein la vue (tel le comic de base).
Les combats et les armées sont bien mises en scène : le plus beau duel est certainement celui entre Achille et Hector ; ils semblent exécuter une danse de ballet.
A côté de ces prises de vue d'ensemble, les visages des acteurs sont cadrés de telle façon qu'on ne voit qu'eux : leurs expressions redoublent d'intensités.
Certaines images sont fabuleuses :
- la flotte des Grecs
- les attaques dans le sable
- la chute de Troie
Sinon, le film passe très vite car il absorbe l'attention du spectateur ...
Publié le 12/09/2007 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Taylor Hackford
Avec Al Pacino, Keanu Reeves, Charlize Theron
Film américain.
Genre : Fantastique
Durée : 2h20min.
Année de production : 1997
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : The Devil's Advocate
Kevin est un brillant avocat, le meilleur en Floride. Il a remporté toutes les plaidoieries. Un important cabinet de New York le sollicite : Kevin saisit l'occasion et déménage avec son épouse dans la grande ville américaine. Milton, le patron de ce cabinet, lui confie de gros dossiers. Mais peu à peu, la vie de Kevin et de sa femme change et prend un mauvais tour.

Dès le début, on est baigné dans une atmosphère pesante, malgré le succès de Kevin et l'amour intense qu'il semble partager avec sa femme. Déjà, Keanu Reeves a la capacité de rendre son personnage haissable, on ne sait pour quel raison. Peut-etre ce petit air prétentieux, suffisant qui reste gravé sur la figure de l'avocat satisfait ... Il s'habille très bien, se grandit, se fait la tete haute ...
Mais il perdra vite de son assurance, une fois installé à New York. Charlize Theron joue très bien la transition entre une femme qui a l'air comblée et sure d'elle et une femme dépossédée, égarée, malheureuse et qui se sent seule.
L'accent est placé sur la "vanité" de l'etre humain, sa soif de succès, son aptitude à tout oublier pour cet unique objectif. Kevin en est l'exemple-type mais quand on observe ce qu'il perd ...
Certaines scènes sont choquantes mais elles sont très bien ajustées : espacées, ni trop, ni trop peu.
Elles sont toutefois suffisantes pour maintenir un certain suspens et entretenir l'angoisse et les frissons.
Le monde des "enfers" est à la fois trop proche de certains stéréotypes classisques (mettre en avant la débauche quotidienne) et très éloigné : en effet, le grandiose n'a quasiment pas sa place dans ce film. Il s'agit surtout de mettre en avant les caractéristiques humaines qui se rapprochent de l'immoralité et de la prétention du diable.
Je tiens à montrer mon admiration pour le jeu d'Al Pacino : il a la présence d'un homme de théatre. Ses paroles sont similaires à des scènes d'art dramatique et il se démarque grace à ses capactités expressionnelles. Son visage est très intéressant à observer (ses rides, ses yeux et sa bouche) tandis que sa gestuelle est très entrainante.
Un film très haletant donc ...