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beletteverte
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Coucou ! Ici mes critiques de films ... Bonne lecture ;) !
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Catégorie :
Blog Cinéma
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17.08.2006
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15.04.2008
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La guerre des mondes

Posté le 02.08.2007 par beletteverte
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Tom Cruise, Dakota Fanning, Justin Chatwin
Film américain. Genre : Fantastique, Drame
Durée : 1h 56min. Année de production : 2004


Ray est un docker divorcé et vivant seul. Un jour, son ex épouse lui confie leurs deux enfants tandis qu'elle part avec son nouveau compagnon à Boston. Mais durant son absence, quelque chose d'horrible survient : des Tripodes, intelligences extraterrestres, envahissent la Terre et ont pour projet d'exterminer l'espèce humaine.

Au début, l'atmosphère est très bien rendue : le film est angoissant dès les premières minutes grâce à de belles images comme le ciel qui devient noir et mouvementé, les vêtements accrochés qui sont agités par le vent, les éclairs qui se fracassent sur le sol ... Tout ce qui précède l'arrivée des Tripodes sur Terre est réalisé avec cohérence et attire l'attention. Les effets spéciaux sont magnifiques et les faits étranges qui surviennent sont palpitants.

Mais, de un, l'histoire a commencé trop rapidemment, ce qui a créé un effet de longueur. De deux, les dialogues entre les personnages deviennent de plus en plus affligeants. En même temps, que voulez-vous qu'ils disent puisqu'ils sont sur une planète qui risque d'être exterminée dès le début du film? De trois, il y a encore cette notion d'héroïsme américain qui parasite le scénario.

Premièrement, comme par hasard, Ray est toujours un des rares à s'en sortir alors que tout le monde meurt, calciné par les terribles Tripodes qui sont partout. Deuxièmement, des phrases comme « La première puissance de ce monde a été détruite en deux jours » me fait énormément penser à ce fameux Independance day, un film prônant la puissance suprême des Etats-Unis.

Troisièmement, les réalisateurs ont jugé intéressant de mettre en avant le courage héroïque des militaires qui, envers et contre tout, vont tenter de descendre ces Tripodes qui sont un millier de fois plus forts qu'eux étant donné qu'ils sont déjà bien plus avancés technologiquement. En plus, les propos du fils de Ray sont aberrants : c'est un beau jeune homme rebelle qui tout d'un coup, se sent d'une humeur de fierté nationale et veut désespérement combattre aux côtés des grands militaires, contre la volonté de son papa chéri qui ne veut pas perdre un enfant et qui joue sur le fait que sa fille aurait besoin de son grand frère qui sait tout d'elle, au contraire de ce père toujours absent.

Il s'agit donc d'un scénario on ne peut plus classique. Je n'ai pas encore lu le livre de George Orwell, base de ce film mais j'ai du mal à imaginer que l'auteur ait insisté sur les mêmes points que les réalisateurs. On sent heureusement l'influence de Spielberg dans la réalisation technique de ce film qui a pour mérite d'avoir de très bons effets spéciaux. Malheureusement, le scénario est banalisé et tire en longueur après un quart d'heure qui suscitait l'intérêt.

Enfin, tel que l'histoire est ici présentée, je ne comprends pas la signification du titre : par « guerre des mondes », je m'imaginais les humains se battant contre les envahisseurs d'une autre planète. Là, j'ai simplement assisté à une invasion de Tripodes qui ont observé la Terre depuis un million d'années et des hommes qui observent tout d'un air abruti et qui comprennent qu'il faut fuir lorsque leur voisin d'à côté disparaît en cendres ou lorsqu'une voiture s'écrase quasiment sur leur tête. Je m'attendais à beaucoup mieux mais finalement, je suis déçue. çà n'améliore pas mes sentiments vis-à-vis des scénarios américains.

Usual Suspects

Posté le 02.08.2007 par beletteverte
Réalisé par Bryan Singer
Avec Gabriel Byrne, Kevin Spacey, Benicio Del Toro
Film américain. Genre : Policier, Thriller
Durée : 1h 48min. Année de production : 1994

C'est un film très prenant et nous pensons tout savoir alors que nous ne savons rien. Il est très bien réalisé avec des images des fois magnifiques, notamment en ce qui concerne tout ce qui fait des flammes. Mais surtout, ce qui fait tout le film, c'est cette magnifique brochette d'acteurs : aucun parmi eux ne joue mal ou de façon « moyenne ». Chaque personnage sa son style, son langage et sa présence. Il y a le beau ténébreux, qui semble raisonné et chef de bande. Il y a le voyou à qui rien ne fait peur, le cynique au regard perçant, l'extravaguant et l'handicapé qui semble refermé au début mais qui se révèle de plus en plus intelligent au fil de l'histoire.

Le scénario n'est pas trop compliqué mais il faut faire attention à chaque mot prononcé. D'ailleurs, même en VF, les dialogues sont rondement menés. Ils nous font rire, nous impressionnent et nous intriguent. Ce film est un puzzle et chaque fois qu'une pièce se rajoute, une déjà placée disparaît parce que nous pensons comprendre mais nous sommes un tantinet embrouillés. L'histoire est assez banale quant au concept puisqu'il s'agit de tranfics, de cambriolages et autres thèmes maintes et maintes fois repris. Pourtant, ces sujets communs sont manipulés de sorte à les rendre originaux, ce qui ne fait pas penser à la fin : « Bon, c'est un film sympa, mais le scénario est classique ! ».

C'est une histoire de manipulations, de réparties cinglantes et de regards angéliques qui cachent de nombreuses choses. Beaucoup d'apparences sont
trompeuses et voilent des indices cruciaux. Il est d'ailleurs plus approprié de regarder ce film deux fois afin d'en saisir tous les éléments. Mais si possible, la première fois, ne pas regarder la fin afin de ne pas gâcher le plaisir de voir à quel point on s'est fait avoir !

Arlington Road

Posté le 02.08.2007 par beletteverte
Réalisé par Mark Pellington
Avec Jeff Bridges, Tim Robbins, Joan Cusack
Film américain. Genre : Thriller
Durée : 1h 57min. Année de production : 1998

Sa femme est morte il n'y a pas longtemps, en servant son pays. Il a un fils qui ne supporte pas sa nouvelle compagne et qui se referme sur lui-même. Et pour couronner le tout, un voisin louche s'installe juste en face de chez lui : cet homme semble cacher sa véritable identité et le veuf est prêt à tout pour comprendre pourquoi et surtout, pour savoir à qui il confie de temps en temps son fils unique. Mais il est seul face à tous. Etre trop curieux ne porte pas chance.

Le scénario est très bien fait car nous sommes attirés et influencés par la paranoïa intriguante d'un homme qui devient fou à force de vouloir des preuves sur la culpabilité de son voisin. Mais quelle culpabilité? Pourquoi fait-il
çà? Pourquoi s'investit-il ainsi dans cette histoire? Pourquoi ne respectetil
pas une vie privée sous le prétexte de soupçons apparemment non fondés? Nous nous posons la question cruciale : y a-t-il vraiment quelque chose d'anormal chez le voisin?

Les deux acteurs principaux interprétent excellemment leurs rôles respectifs : le voisin est un homme qui semble gentil et attachant. Son épouse est une femme aimable, accueillante et enjouée tandis que le veuf semble quelqu'un de très triste. En réalité, c'est lui qui semble avoir le plus de choses à se reprocher et qui paraît avoir un passé plus louche que celui de l'homme qu'il suspecte d'on ne sait pas quoi!

Le pire est vraiment cela : nous ne savons même pas quels sont ses soupçons. C'est un homme qui fouille la vie personnelle d'un autre qui ne lui a pas fait de mal. Il devient agressif et paranoïaque, à tel point qu'il perd sa compagne et son fils le fuit encore plus qu'avant. Le fait que son entourage ne le comprend pas nous le rend encore moins crédible mais en même temps, nous avons l'intuition qu'il pourrait avoir raison de se méfier.

C'est donc un film très angoissant par son absence de faits réels et par les réactions d'un homme qui semble perdre la tête et s'enfoncer de plus en plus dans un monde noir bien rendu par les scènes se déroulant dans sa maison. Chaque fois que le veuf est chez lui, il fait très sombre ou noir. Si il ressent
de l'amour pour son fils et sa compagne, on ne le sent même pas. Il ne sait pas amuser son fils tandis que son voisin oui. Ses recherches étranges nous donnent plutôt l'impression qu'il s'agit d'un homme jaloux qui remarque que ceux qu'il aime ont davantage envie de parler ou d'être avec l'homme qu'il
soupçonne plutôt qu'avec lui.

C'est une histoire palpitante semant le doute de part et d'autre. Qu'est-ce
qui est vrai?

Roman de gare

Posté le 24.07.2007 par beletteverte
Date de sortie : 27 Juin 2007
Réalisé par Claude Lelouch
Avec Dominique Pinon, Fanny Ardant, Audrey Dana
Film français. Genre : Policier
Durée : 1h 43min. Année de production : 2006


Comme d'habitude, il s'agit d'un bon film français avec des artistes doués que sont nos acteurs. Le début est assez surprenant, il donne d'ailleurs à l'histoire un aspect sombre qui laisse place une imagination débordante. Le scénario est constitué de nombreux flash-backs qui pimentent l'incompréhension. Car je peux bien écrire ce mot. Une incompréhension délicieuse, pas celle qui nous ennuie tellement que nous souhaitons sortir du cinéma le plus vite possible (pas comme pour Death Proof, donc !) ... Le scénariste Claude Lelouch a tenu à nous embrouiller et il a bien réussi ! Au début du film est mentionné un sérial-killer qui semble très dangereux, tellement que tout le monde et toutes les radios en parlent. Puis, une série de personnages nous est présentée et nous soupçonnons chacun d' être le mauvais, celui qui violera et assassinera la belle jeune femme fragile qui semble brisée par son passé. Après tout, les gentils peuvent être tellement méchants, cela rejoindrait vraiment des romans stupides comme ceux de Danielle Steel. Sauf que cette auteur donne un passé vertueux à ses belles éplorées blondes et c'est simplement que la vie peut se révéler atrocement tragique.

Non, ici, chaque personnage est imparfait mais en même temps très touchant. Toute l'histoire nous perd, nous ne savons pas quels sont les sentiments réels qui unissent certains personnages, nous ne connaissons pas rapidement leur passé (commun ou non). Dans le style, ce film me fait penser à [u]Ne le dis à personne[u] mais ce dernier est un vrai thriller, un vrai de vrai. Ici, je parlerai plutôt de film psychologique avec des personnages très attachants qui sont magnifiquement interprétés. Nous nous trompons toujours sur leur compte et nous sommes réellement surpris au dénouement. Les cadrages rendent l'histoire à la fois angoissante (la musique joue beaucoup d'ailleurs) et très belle. Les montagnes défilent sur les images, les campagnes nous font rêver à une vie plus calme et plus spontanée. Oui, je dirais plutôt que ce film fait rêver, surtout avec le recul !

Death Proof

Posté le 03.07.2007 par beletteverte
4 filles veulent se faire une virée sans un seul homme. L'une des quatre, connue pour ses apparitions provocantes sur des publicités, a cependant lancé un défi par radio : celui qui prononcera le poème prédéfini à une de ses amies pourra voir cette dernière danser devant lui. Cette annonce mènera leur apportera un homme que rien n'arrête avec sa voiture ornée d'une tête de mort.

Je m'attendais à nettement mieux pour un Tarantino. Il s'agit de s'imiscer dans des groupes de filles populaires qui sont généralement sexy mais qui se veulent provocantes. Au début, leurs conversations font rire car elles nous paraissent «osées » et surtout, nous remarquons à quel point elles sont stupides. On se dit que çà ne va pas durer, qu'il va y avoir de l'action. Espoir perdu vu que les ¾ du scénario sont des discussions sur le sexe, les tromperies, les virées et les ragôts. Donc, les premières minutes font rire et ensuite, çà devient de plus en plus ennuyant. La première action a lieu au milieu du film, elle dure deux minutes : trop brève, trop sèche, une petite fin abrupte.

La caméra est manipulée comme si il s'agissait d'un petit film amateur : c'est-à-dire que les images ne sont pas fixes, les angles de prise de vue sont incertains, les couleurs ne sont pas toujours présentes et les cadrages ne sont pas tous faits correctement. Cela rend l'atmosphère un peu angoissante car le visuel n'est pas correctement rendu. L'idée est bonne mais ne suffit pas puisqu'on s'attend toujours à quelque chose qui ne vient finalement pas, ou du moins qui vient tardivement.

L'acteur interprétant le maniaque qui poursuit les filles en voiture joue bien (ses yeux sont saisissants) mais son jeu est loin d'être exploité à son avantage. Il pourrait interpréter pleinement un rôle de manipulateur mais les réalisateurs ont préféré centrer le film sur les scènes d'observation et de poursuite, ce qui n'est pas forcément intéressant dans ce contexte.

L'idée principale était certainement de nous montrer à quel point certaines filles jolies et provoquantes peuvent être stupides et facilement manipulables. Et qu'à force que provoquer, elles sont confrontées à des maniaques qui ne supportent plus d'être frustrés par ce qu'ils appellent des « salopes ». Le concept méritait d'être un peu approfondi mais ici, il a tellement été mis en avant qu'une atmosphère d'ennui a été crée et donc, le film est devenu lourd et inintéressant. Ce qui est dommage puisque, effectivement, ce phénomène de groupe de « pétasses» (pardonnez-moi l'expression, mais en voyez-vous une autre?) est quand même pas mal répandu.

Ces personnes font cela durant quelques années et un jour, elles tombent sur un homme dangereux qui ne supporte pas ce comportement blessant et qui décide de leur faire payer. Dans ce film, on a envie de dire « tant mieux, bien fait pour elles » car on ne les supporte pas dès le début, on sait qu'elles sont des « salopes ». Elles nous ennuient et nous dégoûtent tellement qu'on a soi-même envie de prendre sa voiture et de les démembrer creellement !

Fight Club

Posté le 03.07.2007 par beletteverte
Réalisé par David Fincher
Avec Brad Pitt, Edward Norton, Helena Bonham Carter
Film américain.
Genre : Thriller, Drame
Durée : 2h 15min.
Année de production : 1999

Un homme erre dans sa vie ... seul, se contentant d'un quotidien superficiel ... Il a son bel appartement, son confort dernier cri, un travail sans histoire. Sa voix-off décrit sa monotonie quotidienne, son désespoir de ne rien connaître d'excitant. Un jour, il rencontre Tyler Durden, un homme étrange, qui ne semble avoir aucun complexe et dont la vie semble très agitée. Suite à l'éradiction de son appartement par un incendie, le narrateur entre dans la vie de Tyler et ensemble, ils vont créer le Fight Club. Cette organisation clandestine réunit de plus en plus d'hommes dont l'ambition est de retrouver leur confiance en eux, le contact, la sensation d'exister et le danger du risque. Ces membres se sentent mieux, ils méprisent de plus en plus les constituants de leur société et agissent contre ces derniers ...

Tout d'abord, je dois préciser que je me reconnais énormément dans ce film et que cela peut me retirer une certaine objectivité. Effectivement, les propos du narrateur sont tellement réalistes, tellement crus et surtout très élaborés, il parle vraiment très bien. Ses mots sont coupants, secs ... ils nous percutent avec un réalisme cruel qui pousse à la remise en question. Il dénonce une société de consommation exagérée, une vie d'habitudes, de mensonges, d'hypocrisie. Il montre à quel point certaines personnes sont devenues malheureuses car elles ont dû se conformer à cette société pourrie jusqu'à la moëlle. J'en reviens aux mots ... Le narrateur ne se plaint pas : il énonce poétiquement des faits. Il semble se dévoiler à ses spectateurs, en toute franchise. C'est quand même çà qui fait une bonne partie du charme de ce film. Je sais que ce dernier est basé sur un roman, que j'aimerais vraiment lire afin de vérifier à quel point le thriller respecte l'histoire.

L'ambiance du film est très noire : toutes les couleurs sont sombres, ou plutôt ternes. L'histoire se déroule souvent en pleine nuit (étant donné que les réunions du Fight Club se déroulaient majoritairement tard le soir et plus tard si possible) ou dans des endroits à atmosphère lourde et à lumières superficielles. De temps en temps, des flash-backs s'insinuent dans l'histoire et la rendent délicieusement intriguante et attrayante. La musique souligne les interrogations du narrateur, les actions du film ... elle donne l'impression d'un coeur qui bat, qui vit. Elle est très belle, très entraînante. Elle est soulignée par le bruit excessif de certains objets (exemple : le narrateur prend le téléphone et le bruit des touches est très appuyé).

Le contexte est terriblement angoissant. Il s'agit quand même de combats, de sang, de violence. Moi qui déteste çà habituellement ... Ici, le film n'est pas qu'une série d'actions, de bagarres ou autres futilités non porteuses de messages particuliers. Ce thriller est extraordinairement psychologique, il dévoile chaque personnage dans son désespoir le plus profond, dans sa noirceur quotidienne. Rien n'est joyeux, tout est morbide. La maison de Tyler transmet cette putréfaction des hommes y habitant. Putréfaction car en voulant sortir de leur monotonie quotidienne, les membres du Fight Club se déchirent la peau et l'âme.

Les personnages sont extraordinairement expressifs. Toutes leurs imperfections sont montrées. Chaque pli de leur vêtement, chaque goutte de sueur, chaque cerne. Les teints sont blafards, les contours des yeux sont mauves, certains visages sont flasques ... rien n'est beau, tout est imparfait. Des fois, quelques notes d'humour s'insinuent mais elles sont grinçantes. Tout est si cru.

Dans le film, il y a une seule femme : Marla. C'est le personnage le plus sensible et surtout celui qui crée la confusion autant dans la vie des protagonistes que dans nos esprits. Ses propos et réactions sont étranges. Elle surgit pour disparaître aussi vite. On ne comprend jamais réellement quelle est son importance. On se demande pourquoi le narrateur est tant persécuté par le fait de l'avoir connue. Marla suscite les questions mais aussi les controverses pour son absence de pudeur verbale et même physique. En cela, elle ressemble énormément à Tyler. Marla est l'intrigue principale de ce film.

Fight Club n'est pas un film à regarder passivement : chaque détail à sa petite importante, chaque comportement est à analyser, il faut faire attention au temps, aux endroits ... Rien n'est placé au hasard, tout est dit. C'est un film très intriguant et prenant. Le jeu des acteurs est magnifique, tellement réaliste ... Rien en eux n'est superficiel si ce n'est au début, quand le narrateur n'a pas encore connu Tyler.

A absolument voir !!!



Le genou de Claire

Posté le 16.06.2007 par beletteverte
Réalisé par Eric Rohmer
Avec Jean-Claude Brialy, Laurence de Monaghan, Aurora Cornu
Film français. Durée : 1h 50min.
Année de production : 1970


Jérôme, 35 ans, va se marier dans un mois. Il se rend au lac d'Annecy pour vendre la propriété familiale et en profite pour rendre visite à Aurora, une ancienne amie romancière. Il lui explique qu'il veut exploiter ses capacités de séduction avant de s'enfermer dans le mariage. D'abord, il est attiré par Laura, une fille de 16 ans très intelligente qui tombe amoureuse de lui. Mais elle est si maligne qu'elle déjoue ses tentatives de séduction et finit par se lasser de lui. Mais ce n'est pas grave pour Jérôme qui a fait la connaissance de Claire, la soeur de Laura.

Il est subjugué par cette beauté qu'il considère parfaite et qui l'intimide. Ses tentatives de séduction n'ont aucun succès car Claire est une fille simple qui ne vit que le jour présent et qui est amoureuse de son "beau" Gilles, un "fort en gueule" ! Mais Jérôme parie avec Aurora qu'il réussira quand même un acte capital pour lui : atteindre l'extase en effleurant le genou de Claire ...

Ce film est très psychologique. Il s'agit de réflexions sur l'amour et la séduction. Au début du film, je craignais de m'ennuyer car çà débute paisiblement, sans aucune vague. En réalité, il n'y a justement aucun pic d'action ... Il s'agit d'une entrée dans une vie quotidienne vécue par différents personnages. Mais ceux-ci vivent une vie simple dénuée de questions fondamentales ... C'est çà que j'aime le plus : ils ne se tracassent ni du passé, ni de l'avenir. Ils ne stressent pas à la moindre occasion et ils ne soucient du regard de personne. Ils vivent simplement et purement. J'aime beaucoup.

Jérôme est certainement l'être le plus intéressant. Il nourrit une délicieuse obsession : effleurer le genou de Claire. Il voit ce geste d'un érotisme hors du commun et surtout ce sera un privilège, un cadeau : il y met une portée symbolique importante. Cet homme a un respect infini pour le corps de Claire et il veut mériter son objectif. Quand il accomplira ce geste, il sera rassassié et ses rêves seront réalisés.

Le film est très beau car tout n'est que beauté justement : les paysages, les gens, les activités .. Tout n'est que simplicité. Et Jérôme veut utiliser ses dernières semaines de liberté pour profiter de ce fleuve tranquille qu'est la vie. Mais il faut voir le film car il partage chacune de ses émotions, chacune de ses pensées à son amie Aurora et seuls ses mots ont une portée réelle !

Joy Ride (Une virée en enfer)

Posté le 16.06.2007 par beletteverte
Film américain (2001).
Thriller.
Durée : 1h38mn.
Avec : Paul Walker, Steve Zahn, Leelee Sobieski, Jim Beaver, Stuart Stone
Réalisateur : John Dahl


Thomas Lewis est enfin en vacances : celles-ci s'annoncent très bien car la jolie Venna lui propose de venir dans le Colorado afin de faire une virée, dont quasiment personne n'est au courant. Il part donc du New Jersey mais fait une halte afin de récupérer son frère Fuller qui est en prison. Ce dernier l'accompagne donc. Dans la voiture, il y a une radio de contact et Fuller s'amuse a provoquer un routier en faisant passer Thomas pour une nymphomane du doux surnom de "sucre d'orge". Le routier se laisse avoir et commence à fantasmer ... Mais "vieux clou" (comme il se fait surnommer) n'est pas un routier qui se laisse faire aisément ... Ou du moins, il a de la répartie !

Je vous préviens qu'il ne s'agit pas d'un chef-d'oeuvre car les acteurs ne sont pas vraiment de bons joueurs et le scénario n'est pas exceptionnel mais l'ambiance rend le film excellent à voir, du moins une fois. On ne voit jamais la tête de ce fameux routier et çà donne des frissons. De plus, toute l'histoire se déroule essentiellement la nuit, dans une atmosphère angoissante. Les trois jeunes sont toujours sur la route ou tout près de motels et de pompes d'essences, donc il ne s'agit pas d'un décor très agréable ... La peur est toujours suggérée, même quand il ne se passe rien de bien spéciale ...

Techniquement, en tant que thriller, le film est très bien réalisé. Certaines scènes sont "flippantes" : un moment, les amis sont poursuivis par un tueur dans un champ de maïs en pleine nuit et c'est horrible car on voit çà de LEUR niveau, cela revient à dire qu'on ne voit rien !

Boudu

Posté le 12.06.2007 par beletteverte
Réalisé par Gérard Jugnot
Avec Gérard Depardieu, Catherine Frot, Gérard Jugnot
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2004

Christian est un galeriste surendetté dont la femme est dépressive et trop fragile. Le couple bat de l'aile car Christian est un homme qui semble peu attentif et qui n'est pas forcément agréable. Un soir, alors qu'il est dans sa voiture, il voit un homme se noyer : il le sauve et le ramène chez lui en pleine nuit. L'homme se révèle être un SDF très sale, grossier et bourru. Mais très attentif ... Son arrivée va chambouler la vie de ce couple qui menait jusqu'ici une vie peu amusante ! Mais Boudu, le fraîchement débarqué ne va pas forcément apporter que du bonheur ...

Encore une magnifique réalisation de Gérard Jugnot ! Il joue toujours le même genre de rôle mais ses réalisations varient agréablement. De plus, Gérard Depardieu et surtout Catherine Frot sont magnifiques, comme d'habitude. Je ne suis pas une adepte de Depardieu mais je dois avouer qu'il a un jeu splendide quoique répétitif. Mais la meilleure est Catherine Frot qui a notamment joué pour Berri et qui est toujours dans la peau d'une femme très sensible, gentille et secrète.

Là, j'aime beaucoup le thème car Christian mérite tout ce qui lui arrive. C'est un type faux, désagréable et qui ne semble éprouver de l'amour pour personne d'autre que pour lui-même (et encore!). Là, j'ai quand même eu envie de le plaindre car Boudu va bouleverser sa vie, tout remettre en question : les valeurs et les habitudes de Christian ... mais aussi celles de sa femme. L'image que j'ai trouvée est assez symbolique : Boudu est entre le mari et l'épouse, avachi, à l'aise, sans gêne. Tout le film est fidèle à cette représentation ...

J'aime beaucoup car c'est une leçon de vie et cela montre à quel point certaines personnes qui croisent votre chemin peut vous éjecter du chemin (faussement) tranquille que vous pensiez menez. Elles peuvent à la fois briser vos illusions et vous en créer de nouvelles. Elles peuvent vous enlever des choses ou personnes auxquelles vous tenez ou au contraire vous en faire retrouver !

Bref, à voir absolument : pour moi, c'est un film culte du cinéma français !


Le sourire de Mona Lisa

Posté le 12.06.2007 par beletteverte
Réalisé par Mike Newell
Avec Julia Roberts, Kirsten Dunst, Julia Stiles
Film américain.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 59min.
Année de production : 2002


Nous sommes en 1953 dans une école prestigieuse destinée uniquement aux filles, à Wellesley. Katherine Watson, une jeune femme fraîchement diplômée de l'université de Bekerley tente de briser les moeurs conservatrices qui animent les idéaux de Wellesley : elle enseigne l'histoire de l'art mais se heurte à certaines filles comme Betty, qui refusent les nouvelles idées de Katherine.

Résumé comme çà, le film semble morne mais pourtant il est très beau. Le titre est bien trouvé car il associe la volonté bienfaisante de Katherine à la matière qu'elle enseigne. La jeune femme ne se contente pas d'inculquer à ses étudiantes des notions d'histoire de l'art mais plutôt d'ouvrir leur esprit à la créativité et l'expression de sentiments personnels. Le personnage incarné par Julia Roberts est admirable et l'actrice convient à merveille pour ce rôle (moi qui ne l'apprécie pas tout particulièrement) ! Katherine Watson est une jeune femme volontaire, qui ose s'aventureux dans des chemins sinueux, ce qui dans les années 50, était intolérable. Et ses étudiantes sont toutes des filles superbes qui ne pensent qu'à se marier car l'idée qu'elles se font de la vie est une suite d'actes logiques. Elles sont éduquées dans l'optique : il faut plaire à votre mari, faire ce qu'il veut, faire le ménage, lui faire la cuisine ... etc.

Dans le film, une des étudiantes ne se conforme pas du tout à ces idéaux : elle entretient des relations avec des hommes bien plus âgés qu'elle et souvent mariés. Elle fait l'amour avant le mariage et se sent libre comme l'air : tout à l'opposé, nous avons Betty, une jeune fille qui vit dans de strictes convenances et que ne s'imagine pas du tout en sortir : de plus, ses parents sont influents et elle-même tient une place importante dans son école. Elle sera l'adversaire la plus farouche face à Katherine, qui devra prendre son courage à deux mains mais qui tiendra bon ...

Le film est un peu mièvre, c'est vrai, mais comme les idées qu'il véhicule sont admirables et que les personnages qui le constituent ont une énorme richesse intérieure, il est très émouvant...



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