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La grande vadrouille

Publié le 11/04/2007 à 12:00 par beletteverte
La grande vadrouille
* Réalisation : Gérard Oury
* Scénario : G. Oury, Danièle Thompson et Marcel Jullian
* Acteurs : Bourvil, Louis De Funès, Claudio Brook
* Musique : Georges Auric - Œuvres de Berlioz exécutées par l'orchestre de Paris, sous la direction de Robert Benedetti et Jacques Metehem (Editions Hortensia)
* Pays : France
* Tournage : 17 semaines dans les studios de Paris Studios Cinéma et en extérieur dans les vallées Bourguignonnes, en Lozère, dans les Causses de l'Aveyron, à Montpellier le vieux, dans la région d'Alleuze, à Mende, en Suisse, à Paris
* Durée : 2h12
* Date de sortie : 1er décembre 1966 (France)
* Genre : Comédie

En 1942, un avion anglais est abattu par les Allemands au-dessus de Paris. Les trois pilotes sautent en parachute et atterissent dans différents endroits de la capitale. Ils sont aidés par deux civils français, un chef d'orchestre et un peintre en bâtiment qui accèptent de les mener en zone libre; ils deviennent ainsi, malgré eux, acteurs de la Résistance.

Je suis contente d'avoir ENFIN regardé un des plus grands films français (17 millions de tickets vendus en France en 1966) ! Premièrement, le duo très contrasté Bourvil - Funès est vraiment génial : d'un côté, l'homme tout timide, trop gentil qui se laisse faire mais aussi un homme heureux qui ne se prend pas la tête, qui accepte tout comme çà vient. De l'autre, l'homme désagréable, qui se plaint sans arrêt, qui est malheureux dans sa vie, qui se sent seul mais qui ne veut surtout pas l'admettre. J'aime bien cette idée de les mettre ensemble durant tout le film car les qualités et défauts de chacun sont du coup mis en évidence : au cours du film, la séparation entre l'homme agréable et l'homme désagréable devient de moins en moins distincte.

Le trio anglais apporte à ce film étranger une sorte de côté exotique qui fait bien rire ! J'ai fortement apprécié la confrontation (positive) entre les deux anglais et nos deux français car çà donne un côté découverte au film. Et lorsque les français tentent de prononcer quelques mots anglais, c'est à se tordre !

J'apprécie aussi l'aspect revendicatif de ce film : il n'y a pas d'effusion de sangs entre les allemands, les anglais et les français. Les allemands sont plutôt tournés en dérision, ce qui fait bien rire. Evidemment, le film en a dressé un portrait très caricatural, mais il est bien précisé qu'il s'agit d'une comédie et non d'un film historique. Et puis c'est bien que çà soit une production française et non américaine, comme çà nous évitons l'héroïsme magnifique (Cf. Le Procès de Nuremberg). Il est vrai que le sentiment patriotique français est très présent : ce qui m'a le plus marqué, c'est l'aide fournie par la bonne soeur, par exemple.

Cette réalisation a quelque chose de très touchant grâce à tous les personnages impliqués et c'est également amusant. La scène qui m'a fait le plus rire est celle où nos français se retrouvent dans un hotel où logent plein d'allemands. Les situations qui s'y présentent sont très cocasses. En tout cas, ce fut un moment de pur bonheur quand j'ai regardé cette production! Et un dernier petit détail : la musique est très jolie mais les paysages, ô les paysages! Ils sont ma-gni-fi-ques! C'est pour çà que j'ai mis cette précision dans la fiche technique !

La chèvre

Publié le 01/04/2007 à 12:00 par beletteverte
La chèvre
Date de sortie : 09 Décembre 1981
Réalisé par Francis Veber
Avec Gérard Depardieu, Pierre Richard
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1981

La fille du grand PDG Bens se fait enlever à l'aéroport au Mexique. Son père charge Campana de s'occuper de l'enquête : mais 42 jours sont écoulés et aucun résultat ... la petite Bens est toujours portée disparue. C'est alors que Mr Bens se fait conseiller : sa fille étant très maladroite, pourquoi de pas associer à Campana quelqu'un d'aussi maladroit qu'elle afin qu'il commette les mêmes erreurs? S'ensuit alors un parcours semé de gaffes et de déboires ... Avec Perrin, la vie perd de sa platitude !

Pierre Richard et Gérard Depardieu dans le même film, c'est un moment de pur bonheur ! A côté du pauvre homme à qui il arrive toujours tout, nous avons le grand et fort gaillard qui doit subir les déboires de l'autre. Au début, il est dégoûté, en colère ou complètement abasourdi mais après il est touché et s'attache à son compagnon si original. En tout cas, je n'avais pas souvent vu Depardieu si jeune et çà surprend quand même ! Quant à Pierre Richard, il reste fidèle à lui-même : maladroit, touchant, charmant.

Il s'agit d'un bon vieux film français, toujours sympa à regarder : il n'y a pas grand chose à en dire sauf qu'il fait vraiment rire, même quand les mecs se font tabasser ! Et il y a toujours des scènes touchantes, des moments tout "mignons", par exemple lorsque Campana s'attache sans vouloir l'admette à Perrin et aussi quand Perrin embrasse la main d'une femme qu'il trouve mignonne et qu'il lui fait un petit discours tout empreint de naïveté ...J'adore!


Par contre ... Savez-vous me dire pourquoi ce titre? Une chèvre a-t-elle pour caractéristique d'être malchanceuse, maladroite ou agressive? çà me ferait plaisir que vous me communiquiez vos idées : après tout, vous êtes nombreux à me lire (2131 visiteurs en mars !!!), alors j'attends vos avis!
Merci beaucoup !!!


Das leben der anderen (La vie des autres)

Publié le 01/04/2007 à 12:00 par beletteverte
Das leben der anderen (La vie des autres)
Titre français : La vie des autres
Titre original : Das Leben der Anderen
Réalisation : Florian Henckel von Donnersmarck
Scénario : Florian Henckel von Donnersmarck
Production : Max Wiedemann, Quirin Berg
Musique originale : Gabriel Yared, Stéphane Moucha
Musiques additionnelles : Ernst Ludwig Petrowsky, Angelika Mann, Frank Schöbel, Hansi Biebl, ainsi que les groupes : 4PS, Pankow, Bayon, Karat et Silly
Mise en scène :Hagen Bogdanski
Pays d'origine : Allemagne

Acteurs :

* Ulrich Mühe : Gerd Wiesler
* Sebastian Koch : Georg Dreyman
* Martina Gedeck : Christa-Maria Sieland
* Ulrich Tukur : Anton Grubitz
* Herbert Knaup : Gregor Hessenstein
* Marie Gruber : Mme Meineke, la voisine
* Thomas Thieme : Ministre Bruno Hempf


Allemagne (RDA), 1984. Gerd Wiesler est capitaine de la Stasi (http://fr.wikipedia.org/wiki/Stasi), un des meilleurs éléments, connu pour son infaillibilité en matière d'interrogatoires : il interroge pendant 48h non-stop et réussit à tout faire avouer aux citoyens arrêtés. Gerd est un homme seul, rigide et qui semble dépourvu de sentiments humains. Un jour, ses supérieurs lui confient une affaire : Gerd est chargé de surveiller 24h/24 le célèbre dramaturge, écrivain Georg Dreyman, dont la petite amie, Christa-Maria Sieland, est une excellente actrice.

Je sais que sur internet, vous pourrez trouver une description bien plus détaillée du film mais je ne peux pas faire plus de mon côté : j'estime que si je continue, je dévoile trop le film. En effet, vu qu'il est encore au cinéma ... Donc, ce que j'en pense : au début du film, je me suis dit : Oh zut, çà a l'air ennuyant à mourir et de surcroît incompréhensible!. Eh bien, non ! Le film se présente effectivement lentement, mais sans s'en rendre compte, nous plongeons dedans après 1/4h. Ce qu'il faut comprendre, c'est que le scénario est centré sur les émotions des personnages, sur les côtés humains et inhumains de chacun.

Le contexte est assez classique, quoiqu'il s'agisse quand même d'une des périodes qui m'intéressent le plus. Le scénario n'est pas bien compliqué, il n'y a pas d'intrigue particulière. C'est un film assez psychologique qui nous montre à quel point la vie était insupportable en RDA, notamment à cause de ces services d'espionnage et de contre-espionnage. Certaines scènes sont cruelles, d'autres sont pathétiques (par exemple, à un moment, on voit Gerd Wiesler avec une prostituée), d'autres encore sont très touchantes. De nombreux accents sont mis sur les relations entre les personnages : amour, amitié, supériorité, soumission et dissimulation. Pour moi, Christa-Maria Sieland est le plus beau personnage de cette réalisation : à la fois forte et fragile, amoureuse et dissimulatrice, fière et soumise, elle incarne les aspects positifs et négatifs. Gerd est aussi un personnage-clé en matière de sentiment mais çà, vous ne vous en rendrez compte qu'au cours du film. Evidemment, il y a des personnages répugnants (Hempf, le ministre de la Culture) et odieux (Grubitz, le lieutenant-colonel, collègue de Gerd).

Enfin, ce que j'aime plus que tout, mais qui par contre n'a pas assez été mis en avant, c'est l'aspect militant. C'est quand même très important, mais ce côté-là n'était pas très bien géré, ce qui est quand même dommage. L'idée de centrer tout le scénario sur les émotions de chacun est excellente mais le film aurait été un tantinet plus intéressant si plus de scènes explicites étaient destinées au caractère militant des artistes. En même temps, cet aspect est implicite, et pour d'autres, c'est peut-être mieux ainsi, d'autant plus que le film est quand même déjà bien long ! Ce film étranger mérite vraiment d'être vu, d'ailleurs beaucoup de gens étaient au cinéma hier soir !

American Beauty

Publié le 29/03/2007 à 12:00 par beletteverte
American Beauty
Date de sortie : 02 Février 2000
Réalisé par Sam Mendes
Avec Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch
Film américain.
Genre : Drame
Durée : 2h02min.
Année de production : 1999

Lester semble habiter un endroit paisible, coquet et agréable avec son épouse et sa fille Jane. Mais de nombreux démons sont cachés derrière cette famille américaine : incompréhension, dépression, envies morbides, haine, dégoût de cette vie confortable et riche ... Lester prend conscience de cela quand il fait la connaissance de Ricky, le fils du voisin d'à côté et lorsqu'il tombe amoureux d'Angela, une amie à Jane.

Ricky est un jeune garçon, romantique, mystérieux, dont la mère est égarée et le père tyrannique. Il fume du haschish et en fournit à Lester, tout en entretenant une belle complicité entre eux. Angela, quant à elle, est une jeune jolie fille mais vulgaire, qui semble avoir beaucoup de succès et d'expérience auprès des garçons et qui trouve Lester très sexy. Leurs destins se croisent tous mais pas forcément agréablement !

Je n'ai pas vu passer le film. Je suis impressionnée ... Il n'y a aucun décor, le contexte n'est pas très recherché mais les sentiments sont terriblement bien exprimés. Ce sont les démons intérieurs qui se dissimulent dans de nombreuses personnes.

Le personnage de Lester est très touchant car il s'agit d'un homme d'âge mature qui réalise à quel point sa vie est morne et au contraire de plusieurs maris (ou épouses), il décide de s'en sortir et fait tout pour. Ricky et Jane forment un peu ce beau couple qui fait peur, tellement leur passé semble lourd : ils sont tous deux marginaux et donc sont très liés dès le début. Angela est le personnage typique : une fille qui semble vraiment vulgaire, amorale et très "expérimentée" alors qu'en réalité, il s'agit d'une jeune fille timide, qui parle bien plus que ce qu'elle ne fait réellement et qui a quand même un bon fond. Et enfin, l'épouse de Lester est le cas malheureusement souvent récurrent de ces anciennes jeunes filles rebelles et enjouées qui deviennent des femmes qui veulent tout réussir et qui s'arrête à des valeurs superficielles, comme le prix d'un canapé recouvert de soie italienne, par exemple ! Je trouve que c'est un des personnages les plus réalistes du film !

En tout cas, il s'agit d'un film romantique dans le sens pictural, c'est-à-dire noir, représentatif de nombreux tourments et qui suscite beaucoup d'émotions. De plus, les différentes musiques qui ponctuent certaines scènes sont très belles et ajoutent un gros plus à la réalisation.

Ma meilleure amie

Publié le 21/03/2007 à 12:00 par beletteverte
Ma meilleure amie
2004 - France - Drame - 1h34
Réalisation : Elisabeth Rappeneau
Avec Julie Debazac (Alice), Anouk Grinberg (Michèle), Jean-Michel Noirey (Antoine) et Manon Chevallier (Vera)

Alice est mariée avec Antoine et a deux enfants adorables, Tessa et Grégoire. Elle occupe un poste très important dans une agence de pub. En bref, elle a tout pour être heureuse. Un jour, elle rencontre son ancienne meilleure amie qu'elle n'a plus vue depuis 20 ans et qui est devenue une SDF. Alice l'invite à rester quelques temps chez elle et son mari afin qu'elle se retape, qu'elle se "refasse une nouvelle vie". Mais les anciens démons ressurgissent et des remises en question sont à refaire.

C'est un beau film, très triste. Les émotions que vivent Alice et Michèle sont des sentiments que tout le monde peut ressentir. Alice est une femme qui se veut forte, qui veut tout prendre en main et qui ne supporte pas de ne pas avoir d'attention. Michèle est une femme humble, qui recherche de l'amour, qui se sent abandonnée, trahie et qui, pourtant, possède un coeur d'or. Je n'aime pas trop Julie Debazac, qui joue trop la femme belle, forte, à qui tout réussit, à qui on pardonne tout. Par contre, Anouk Grinberg interprète splendidement Michèle. C'est une actrice vraiment très touchante, qui accroche l'oeil dès qu'elle apparaît à l'écran. C'est donc un film simple, mais émouvant, qui remet en question beaucoup de sentiments et de façons d'agir.

Le Beauf

Publié le 21/03/2007 à 12:00 par beletteverte
Le Beauf
Réalisé par Yves Amoureux
Avec Gérard Jugnot (Gilbert), Gérard Darmon (Serge), Marianne Basler (Gisèle), Zabou Breitman (Maryline), Didier Sauvegrain (Marc)
Film français.
Genre : comédie dramatique
Durée : 1h 42min.
Année de production : 1986

Gilbert travaille dans la Banque de France : il occupe le poste d'incinérateur de billets. Il est marié à Gisèle et a un fils Nicolas. Un soir, après dix ans d'absence, un vieil ami vient chez lui : il s'appelle Serge et ramène des tas des souvenirs. Gilbert, Serge et Marc, le frère de Gisèle, formaient dix ans plus tôt un groupe de rock très en vogue. Ensuite, ils se sont séparés. Mais Serge ne vient pas sans faire de vagues : lui et Marc complotent sur le dos de Gilbert afin de voler de l'argent à la Banque de France ...

C'est un bon film français comme je les aime, avec des acteurs que j'admire. Je n'avais vu Gérard Darmon que dans La Cité de la peur mais j'avais vu Gérard Jugnot dans de nombreux films et comme d'habitude, il excelle ! C'est un film sans aucun décor, sans aucun effet, aucun subterfuge ... bref, très dépouillé. Au début, j'étais assez perplexe, me disant qu'éventuellement, l'histoire ne serait pas forcément super! Mais je n'ai plus décroché durant 1h42 ! Le scénario est génial. Il tient en haleine le spectateur. L'histoire est tordue, elle provoque énormément de questions. A chaque fois, on pense comprendre et finalement, non, ce n'est pas çà. Et ce qui est bien aussi, c'est qu'on ressent la gêne de Gilbert. On ressent à quel point il est malheureux dans sa petite vie bien rangée d'incinérateur de billets marié avec un enfant. A quel point il est nostalgique de sa jeunesse, de son groupe qu'il formait avec Serge et Marc. Je trouve cet aspect humain très beau, très touchant.

Et un point de vue encore plus personnel est que je trouve que Marianne Basler (Gisèle) est une des actrices les plus jolies que j'ai vu au cinéma (même si des fois elle a un air d'oie avec sa bouche grande ouverte et ses yeux équarquillés). Et il n'y a pas à dire, Gérard Darmon a un charme dingue ;D. En fait, je viens de faire une critique purement physique des acteurs : Honte sur moi ! Non, le meilleur est évidemment Gérard Jugnot : d'ailleurs, l'affiche de ce film est vraiment très suggestive. Il a bien cet air-là. Un mari qui peut vraiment se fâcher tout rouge mais qui a un coeur d'or tout empli de rêves!

Et pour finir, la musique est vraiment chouette (Alain Bashung) et l'époque fin années 80 est vraiment très présente et çà remplace un peu la superficialité actuelle. Et pour préciser, le terme beauf ne désigne ici que le beau-frère (en l'occurence, Marc, le beau-frère de Gilbert), et ne prend à mon avis pas un des nombreux sens péjoratifs qu'on lui donne.


300

Publié le 21/03/2007 à 12:00 par beletteverte
300
Date de sortie : 21 Mars 2007
Réalisé par Zack Snyder
Avec Gerard Butler, Lena Headey, Rodrigo Santoro
Film américain.
Genre : Péplum, Guerre, Action
Durée : 1h 55min.
Année de production : 2006


Adapté du roman graphique de Frank Miller, 300 est un récit épique de la Bataille des Thermopyles, qui opposa en l'an - 480 le roi Léonidas et 300 soldats spartiates à Xerxès et l'immense armée perse. Face à un invincible ennemi, les 300 déployèrent jusqu'à leur dernier souffle un courage surhumain ; leur vaillance et leur héroïque sacrifice inspirèrent toute la Grèce à se dresser contre la Perse, posant ainsi les premières pierres de la démocratie.

Source : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57529.html

C'est la première fois que je fais la critique d'un film que je n'ai vraiment pas aimé alors dites-moi si c'est mal fait, s'il-vous-plaît ! (Après tout, on ne sait jamais ...).

Pour commencer, ce que je critique le plus c'est l'exagération. 100% exagéré, c'est quand même lourd au final ! Kill Bill est aussi un film dont les actions sont filmées dans l'exagération mais il y a quand même une histoire dans laquelle nous sommes pris et en plus, les acteurs ont la classe, surtout Uma Thurman. Je ne peux pas autant en dire pour ce film-ci. Pourtant, le thème aurait pu être exploité un maximum : la Bataille des Thermophyles est quand même très intéressante et mérite d'être approfondie. Mais apparemment, ce n'était pas trop l'avis du réalisateur, qui semble avoir souhaité centrer le scénario sur le formidable héroïsme des Spartiates et l'horrible barbarisme des Perses. Quel intérêt?

Il est clair que ce film est fait pour les amateurs de combats grandioses : mais même les combats sont lourds à suivre tellement les images sont exagérément ralenties et les angles de tournage sont vraiment mal choisis. Et puis ... il n'y avait vraiment que çà !

Certains passages auraient dû être un peu plus exploités comme le plan stratégique de Léonidas pour contrer l'attaque perse : ce passage a duré vraiment peu de temps et du coup, il n'y avait vraiment aucune cohérence et l'esprit calculateur du roi spartiate n'a pas été mise en évidence. Il y avait aussi un autre thème qui était la fraternité qui lui non plus n'était été très développé. Oui, il y avait bien une scène mais elle a fini aussi abruptement qu'elle avait commencé.

Ce qui a été quand même un peu mis en avant, c'est la fierté spartiate, cette discipline qui mène à ne laisse transpirer aucun sentiment, à rester fort, quoiqu'il arrive. J'ai aimé, d'autant plus qu'il est assez aisé de comprendre pourquoi cette discipline est aussi rigoureuse, vu que c'est expliqué au début du film.

Sinon, j'ai trouvé que beaucoup de scènes s'articulaient sans aucune cohérence entre elles et donc, çà cassait à chaque fois l'histoire de laquelle on essayait de s'imprégner. Et il y avait certains traits d'humour qui faisait rire, c'est vrai, mais qui contrastaient mal avec le contexte.

Un dernier détail, plus visuel qu'autre chose : j'ai détesté dès le début les couleurs de ce film !

Number 23

Publié le 08/03/2007 à 12:00 par beletteverte
Number 23
Réalisé par Joel Schumacher
Avec Jim Carrey, Virginia Madsen, Logan Lerman
Film américain.
Genre : Thriller
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2007

Walter est un homme marié et a un fils. C'est bientôt le jour de son anniversaire ... Mais sa journée commence mal : déjà, il se fait bien mordre par un chien (il doit attraper les chiens errants), il arrive en retard au rendez-vous avec sa femme et le souper chez un ami ne le met pas très à l'aise. Sa femme lui a offert un vieux livre, dont la couverture est rouge et dont l'intitulé est Number 23, l'obsession de Topsy Krets. Immédiatement, il est emporté par l'histoire de Fingerling : la vie du narrateur coïncide étrangement avec la sienne. Walter s'identifie de plus en plus au personnage du livre, et vit de plus en plus violemment cette passion du nombre 23, synonyme d'évènements néfastes. Ce nombre est partout dans la vie de Walter. Il en fait des cauchemards toutes les nuits et est hanté par ce qui pourrait bien se passer. Vat-il connaître le même sort que Fingerling? Afin d'échapper à ce désastre, il tente de trouver le secret du Nombre 23 ...

Alors là ! Après avoir vu Eternal sunshine of the spotless mind et Ne le dis à personne, je déclare que Number 23 est le film qui m'a le plus entraînée dans l'histoire et je pense que des trois, c'est celui qui me marquera le plus. Déjà, j'aime beaucoup le thème : il relève de l'étrange, du mystique et même du satanique (le numéro 23 est le symbole du 666 satanique). Ensuite, Jim Carrey, quand même mon acteur préféré, s'est surpassé! Il réussit encore à faire des traits d'humour mais il interprète à la perfection son personnage d'homme égaré, obsédé et passionné. C'est le "héros" du film, c'est vrai qu'on ne voit que lui, mais voilà, il est vraiment génial ! Quant à l'aspect technique, la première chose qui m'a marquée est le générique de début. Un fond blanc, des caractères noirs, des taches rouges et des phrases concernant des évènements ou des prédictions historiques liés au nombre 23. Le générique annonce la couleur de tout le film. Ensuite, en parlant de couleurs, je souligne à quel point j'ai été marquée par les effets : le vert, le rouge, le noir, le blanc et le jaune sont manipulés de manière à donner davantage d'intensité au film et à souligner le passage du réel au rêve. Les contrastes sont également très présents, ce qui accentue l'angoisse suscitée par l'histoire. Le scénario est tout ce qu'on peut de plus classique mais tout est dans le tournage et dans le graphisme. Les cadrages sont supers : j'avais l'impression d'être dans le film et de voir tout ce que le héros voyait. Et les images sont souvent simultanées, très fugaces, ce qui donne au film son caractère haletant.

Vraiment, ce film est à voir tant qu'il est encore dans les salles, ou alors si vous achetez le dvd, je vous souhaite d'avoir un écran plasma et un excellent système audio. Comme çà, vous vivrez à fond l'histoire. Personnellement, j'étais accrochée au fauteuil et j'étais transie en attendant de voir ce qui allait se passer.J'aimerais tant le revoir, car il y a de belles intrigues à encore découvrir ! Vivement qu'il sorte en dvd! J'ai encore un commentaire : Tout dans ce film est suggéré. C'est le pire : On ne voit quasi rien.

Le Roi danse

Publié le 08/03/2007 à 12:00 par beletteverte
Le Roi danse
Réalisé par Gérard Corbiau
Avec Benoît Magimel, Boris Terral, Tchéky Karyo
Film belge, français.
Genre : Musical, Historique
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2000


Lully, musicien d'origine italienne, organise tous les spectacles du roi Louis XIV. Il s'est battu pour se faire une place, face aux français qui méprisent l'opéra italien et donc, Lully : Le Roi danse, Monsieur, il ne chante pas ! Malgré tous les efforts de la cour, Lully réussit à conquérir le coeur de Louis XIV, qui avait 14 ans à cette époque. Louis XIV est avant tout homme du spectacle. Il aime se montrer sur scène, il aime danser, il aime tout ce qui est d'un grand faste. Lully, en adoration, met en avant son futur roi. Il le lance dans le grand monde et en fait le Roi-Soleil au fil des années.

Lully se lie d'amitié avec Molière, qui s'est attiré les faveurs de Louis grâce à sa pièce Tartuffe. Tous les deux font du roi leur égérie, ils vivent tous deux pour Louis XIV. Mais de nombreux évènements tragiques surviennent : la haine des dévôts (la compagnie du Saint Sacrement et les personnages incarnés par les dévôts sont critiqués par Molière) et le brusque changement de personnalité du Roi-Soleil aveuglé par sa prospérité (J'ai 22 ans, ma Mère, et je suis votre roi) ainsi que par sa soi-disant divinité, font basculer Molière et Lully dans un puits profond dont ils essayent de sortir avec confiance.


De nombreuses choses m'ont fascinée dans ce film. Tout d'abord, il commence brutalement, en suscitant directement une violente émotion. Certaines scènes du début sont exagérées mais par rapport au reste, elles passent un peu inaperçues. Ce qui m'impressionne, c'est le culte que voue Lully au Roi : il est prêt à tout pour satisfaire ce dernier et vit complètement pour lui ! La musique est magnifique car elle est entraînante et surtout, elle est passionnée. Lully représente à lui seul un personnage très controversé : il est davantage homosexuel que bisexuel, il est vulgaire, il est calculateur et il manifeste toutes ses émotions.

Ensuite, l'amitié qui lie Lully à Molière me fascine : l'un est passionné, violent, l'autre est réfléchi, calme.
Molière dans ce film est très touchant ! Tchéky Karyo (La Cité de la peur, N ikita) l'interprète excellement, au contraire de Romain Duris dans Molière. Molière est très touchant, il offre un aspect très beau au film.

Quant au scénario, il vaut vraiment la peine. C'est un film historique qui est très crédible. Tout s'enchaîne parfaitement, ce que je trouve assez compliqué quand plusieurs personnages sont représentés : La régente, Louis XIV, le prince de Conti, Lully et Molière. Et puis j'ai quand même appris quelques petits détails en regardant ce film ...

Donc, ce film m'a vraiment impressionnée, il m'a même envoûtée. La musique a joué un rôle énorme car elle concordait avec toutes les émotions, les passions violentes, le désespoir, l'espoir ... Si vous souhaitez plus d'informations sur le musicien Lully, allez donc sur cette page : http://www.ecoles.cfwb.be/argattidegamond/cartable%20musical/Lully/lully.htm


Little Miss Sunshine

Publié le 08/03/2007 à 12:00 par beletteverte
Little Miss Sunshine
Réalisé par Jonathan Dayton, Valerie Faris
Avec Greg Kinnear, Toni Collette, Steve Carell
Film américain.
Genre : Comédie, Drame
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2005

La famille Hoover est très caractérisque : le Père est très porté sur son travail, la mère tente de faire taire son frère homosexuel suicidaire, l'aîné lit Nietzsche et décide de devenir muet, et enfin, la petite dernière, Olivia, une gamine de 7 ans sans atout rêve de parader sur le podium. Une famille très bizarre, qui sort du cadre de la bonne petite famille américaine mais qui est très soudée. Ce dernier trait est mis en avant lorsque la benjamine a l'occasion de concourrir pour le titre de Little Miss Sunshine ... en Californie, c'est-à-dire très loin. La famille s'entasse dans un petit break jaune et se lance dans ce long trajet de trois jours. Mais rien ne se passe calmement, de nombreux événements entravent leur route ...

Enfin, je recommence à écrire ... Ce film-là, je l'ai vu depuis quelques temps déjà ... Alors, je vais tenter de retranscrire mes impressions le plus fidèlement possible ... Premièrement, il est important de souligner qu'il s'agit d'une comédie dramatique américaine. J'insiste sur cet aspect car tout dans ce film est hors-norme. Déjà, nous ne voyons pas de splendides demeures américaines. Puis, les personnages sont vraiment atypiques, ou plutôt leurs défauts sont mis en évidence au lieu d'être gommés pour laisser place à la morale. Et enfin, le scénario est standard, pas très recherché, mais de nombreux thèmes sont exposés aux yeux du grand public, comme l'homosexualité, les tendances suicidaires, le manque d'argent, la crise d'adolescence ... Certes, ce n'est pas nouveau dans le cinéma américain. Cependant, dans de nombreuses comédies, les producteurs ont tendance à rendre çà trop dramatique, à tout focaliser dessus, ce qui ne rend pas l'histoire naturelle. Là, j'avais l'impression de suivre la vie de tous les personnages en direct. C'est une sensation assez particulière, que je trouve plutôt propre à certains films français : Décor quasi nul, espace fermé (la maison familiale, le break, quelques endroits pas très reluisants et le lieu du concours), tout est dans les paroles des protagonistes. Et dernier point, qui m'a quand même marqué (sur le moment du moins), les acteurs ne sont pas beaux! La gamine, par exemple, n'est vraiment pas jolie, et pourtant elle s'obstine à faire des concours de beauté et son entourage veut lui donner cette chance. Bref, aucun des personnages n'est séduisant, ce qui est assez rare. Pour finir, je trouve cette comédie satirique et un peu débutante, ce qui est vraiment très bien : cela nous change du cinéma grandiose souvent américain ! La seule morale que j'ai trouvée, et qui n'en est pas vraiment une : La famille, malgré toutes les embûches qu'elle pourrait traverser, doit rester unie!


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