Comedies
Posté le 15.04.2008 par beletteverte
Pays : France (2005)
Durée : 1h30
Réalisé par : Pierre Paul Renders
Avec : Thierry Lhermitte, Chantal Lauby, Gilbert Melki
Genre : Comédie
Jalil est monsieur tout le monde mais surtout, il est le plus grand intérêt pour un institut de sondage, vu qu'il est LE consommateur par excellence. Deux grands calculateurs vont tout centrer sur Jalil : l'espionner et surtout, faire entrer dans sa vie une femme jolie qui le rendra amoureux ... et qui est payée pour tester ses goûts au quotidien, sans que le monsieur ne se doute de rien.
J'avais opté pour ce film du fait qu'il y a deux très bons acteurs : Thierry Lhermitte et Chantal Lauby. Par conséquent, je m'attendais un à film comique comprenant le traditionnel jeu de dupes (cf. Le dîner de cons, L'invité ...). Mais ici, mes attentes ont été comblées et surpassées : la manipulation prédomine et le phénomène infernal de la publicité est très bien mis en avant. C'est une comédie effarante qui donne envie de détruire tout l'appartement, afin de vérifier que des caméras n'y soient pas dissimulées. C'est atroce de ce dire : "çà existe vraiment !" On remarque jusqu'à quel point les maîtres de la publicités sont capables d'aller : ils n'ont aucune limite lorsqu'il s'agit d'établir le profil-type du consommateur moyen afin de faire rentrer de l'argent. Et même le président de la République, dans ce film, joue sur ce profil dans la création de sa campagne électorale.
Par contre, derrière tout cette ingéniosité qui accorde la primeur au lien entre l'analyse du Mr ou Mme Tout le Monde et la façon de manipuler des sondeurs d'opinions, il y a le scénario trop prévisible de l'histoire d'amour entre la belle jeune femme rongée par la culpabilité et le mignon jeune homme immigré trop gentil et prêt à lui pardonner. Cependant, certaines scènes sont touchantes, notamment celles avec la famille de Jalil : des marocains très proches, respectueux et chaleureux qui se donnent de l'amour sans compter !
Posté le 18.03.2008 par beletteverte
Réalisé par François Ozon
Avec Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart
Film français.
Genre : Policier, Comédie
Durée : 1h 43min.
Année de production : 2001
Nous sommes dans les années 50, en pleine bourgeoisie campagnarde. C'est Noël. 8 femmes se réunissent dans la maison familiale afin de fêter cela ensemble. Mais le lendemain, le seul homme de la famille est retrouvé mort assassiné dans son lit. 8 femmes étaient là durant la nuit. Parmi elles, se cache la coupable ...
Ce film que je peux classer parmi mes préférés est digne d'un spectacle théâtral : 8 femmes dans un château. Pas de décor spécial mis à part la concordance des couleurs des murs et rideaux par rapport aux personnages. Un huis clos parfait !
8 caricatures interprétées par 8 actrices qui surjouent excellement, avec une très bonne maîtrise. Dès le départ, le vernis social qui se dégradera peu à peu est savamment mis en scène. En effet, nous assistons à la fêlure progressive des différents portraits présentés. 8 femmes bourgeoises qui se dévoilent peu à peu sous leurs vices les plus atroces. Ces personnes découvertes sont caractérisées par diverses couleurs :
- bleu royal : la femme mûre, royale, fière, théâtrale, dissimulatrice, avare, obsédée par l'argent et nombriliste ... interprétée par une superbe Catherine Deneuve à la gestuelle ample et expressive.
- rouge sang : la provocatrice, manipulatrice, ambiguë, charmeuse et charnelle jouée par Fanny Ardant plus belle que jamais, séduisante et à la voix suave, cette voix qui est lui est tellement caractéristique.
- vert ou bleu pastel : l'adolescente de 16 ans, rebelle, revendicatrice de liberté et d'un naturel qui fait de elle ce qu'on appellerait communément un garçon manqué qui n'a pas froid aux yeux. Cette jeune fille est interprétée par Ludivine Sagnier qui est pourvue d'une fraîcheur et d'un peps incroyables !
- rose bonbon : la jeune femme fragile, aimée de tous, souriante, désarmante par sa candeur, et la fille à sa maman, confidente et fleur bleue mais qui possède un secret peu reluisant, rôle magnifiquement endossé par Virginie Ledoyen, qui chante d'ailleurs très bien !
- noir et blanc : la bonne insolente, effrontée et peu souriante, jouée par une Emmanuelle Béart qui fait bien peur avec son air sombre et sa façon de se déplacée.
- bleu marine - gris : la gouvernante bonne vivante, qui sent bon les pays chauds par sa peau chocolat et dont l'apparence donne la protection à toutes les petites protégées mais qui cache un secret qui heurte la bienséance de la bourgeoisie ...
- gris : personnage aigri , mal dans sa peau, hypocondriaque et qui a besoin énormément d'attention ...
- mauve pâle : la mamy, avare, alcoolique, menteuse, qui fait tapisserie ...
Ces 8 femmes sont donc 8 couleurs : ces mêmes couleurs sont reprises dans les tenues vestimentaires mais aussi dans les couleurs des différentes pièces de la maison ...
Ce film, en plus d'être une comédie théâtrale est aussi une jolie et surtout touchante comédie musicale avec de superbes chansons directement interprétées par les actrices elles-mêmes. Les chansons sont de moins en moins innocentes tout comme les personnages qui défilent ont de plus en plus de choses à se reprocher ...
Tout est ciblé sur la gestuelle, les expressions des protagonistes mais aussi sur les mouvements et tenues vestimentaires : la robe rose innocente qui virevolte au gré des pas de danse joyeux, la robe rouge qui colle au corps charmeur, la robe bleu royale à la coupe parfaite et rigide, la robe bleu marine sans coupe, sans raffinement ... etc.
La sensualité (dans tous les sens du terme) et la fourberie se croisent, se mélangent et ne font plus qu'un au final ... Ce film est tellement bien réalisé, surtout si bien joué qu'il en devient répugnant tout comme Sitcom (sorte de télé-réalité du même réalisateur) ...
Il faut revoir le film une seconde fois pour comprendre tous les détails.
En tout cas, c'est une réalisation surprenante que je verrai encore plusieurs fois, avec plaisir !
Posté le 13.01.2008 par beletteverte
Réalisé par Dany Boon
Avec Dany Boon, Michèle Laroque, Daniel Prévost
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h40min.
Année de production : 2005
Charles Boulin est devenu un mari radin à force de voir défiler des surendettés quotidiennement. Mais Anna, sa femme, n'en peut plus des restrictions qu'il impose à la famille et lui fait bien sentir qu'il serait temps qu'il change. Charles réfléchit et décide de lui offrir une maison de campagne. Mais, par souci d'économie, il engage des ouvriers incompétents au lieu d'un bon architecte et il se fait conseiller par un agent immobilier qui entraînera sa perte.
Sur le DVD, il est écrit qu'il s'agit d'une comédie feelgood dont on sort avec la banane. Je n'ai pas trouvé ce film forcément rigolo. J'ai même été angoissée car Charles veut simplement faire plaisir à sa femme qu'il aime énormément, et finalement il empire les choses et se retrouve dans une situation inimaginable. Il est qualifié de radin, mais en même temps, certaines circonstances font qu'il a droit de l'être.
Effectivement, il y a des passages qui font (sou)rire : au début du film, sa femme et lui se disputent ; ils allument et éteignent la lampe sans arrêt. Les gaffes des deux ouvriers sont marrantes aussi, quoiques très pitoyables !
On voit également à quel point certaines personnes sont minables, comme le collègue soit-disant ami de Charles à qui il rafle la maison de campagne lâchement au début du film. En même temps, on comprend que Charles n'a pas été présent quand il le fallait à cause de son avarice. Et c'est triste de le voir revenir chez son frère quand il a besoin d'argent et qu'il s'entend répondre : "Pourquoi je te prêterai de l'argent? Est-ce que tu nous en as donné lorsque ma femme était enceinte et qu'on cherchait un endroit où habiter?"
Il s'agit quand-même d'une comédie un peu dramatique et même un peu trop moraliste !
Et pas forcément naturelle : il y a les bons et les méchants. Anna, la femme de Charles, est toujours encline à tout pardonner, ils ne se disputent jamais vraiment. Mais cet aspect un peu simpliste donne une fraîcheur aux moments très sombres que traverse Charles, lors de la rénovation de la maison de la campagne. D'un côté, nous avons Charles et la maison, dans des couleurs ternes et de l'autre, nous avons le couple mignon de Charles et Anna, dans un splendide appartement en plein coeur de Paris avec de magnifiques images comme le coucher de soleil qui innonde la jolie verrière ornée de belles plantes. Anna (interprétée par cette femme splendide qu'est Michèle Laroque) est le soleil de Charles : elle le pousse à changer, à s'assouplir, à faire des efforts. Mais un éternel maladroit, il le sera toujours. Et par amour, il court à sa perte.
La vision du making-off est très utile à la compréhension de certains aspects du film. Il est très intéressant et fait remarquer que Danny Boon, en plus d'être un très bon comédien, est un excellent réalisateur, méticuleux en tous points. On sait donc que tout est calculé. La position de chaque objet, les jeux de lumière dans les vêtements colorés de la femme contrastés avec le costume terne d'un homme timide et gaffeur. Je n'ai pas encore tout vu du making-off mais je n'ai pas du mal à déduire certaines choses ...
Le bêtisier est également rigolo .. Il faut absolument voir le regard "séducteur" de Mouloud Mami (Zinedine Soualem) !!! Et je tiens à préciser que le personnage de Charles est quand même très touchant, sincère et surtout, quel sourire ! C'est pareil pour Anna qui a un sourire qui illumine la journée de son mari et de sa fille !
Posté le 14.12.2007 par beletteverte
2001 - France - Comédie - 1h45
Réalisation : Gabriel Aghion
avec : Josiane Balasko (Eddie Mousson), Nathalie Baye (Patricia), Marie Gillain (Safrane), Vincent Elbaz (Jonathan), Claude Gensac (Mamie Mousson)
Je trouve ce film ... fabuleux. C'est l'histoire de deux femmes qui ont tout vécu ensemble. L'année 68, l'année érotique 69, elles traversent les années 70 et 80. Leur amitié est indestructible. Eddie se marie, sans aucune passion, et donne naissance à Safrane, une jeune fille qu'elle essaye de forger à son image durant des années. Mais Safrane est aussi timide, chaste et intellectuelle que sa mère est extravertie, dévergondée, alcoolique et sans intérêt pour les efforts intellectuels!
Safrane n'en peut plus, elle doit à la fois passer le Grand Oral de Polytechnique et veiller sur sa mère qui accumule bêtise sur bêtise. De plus, elle doit supporter Patsy, une femme qui refuse de vieillir, qui s'invente une vie féerique enchantée par les belles créations de Jean-Paul Gaultier et les splendides défilés de mode. Patsy ne supporte pas Safrane, qu'elle considère comme étant une erreur et entraîne Eddie dans sa débauche alcoolique, dans ses dépenses astronomiques, dans ses nuits en boîte et dans sa recherche d'aventures sexuelles multiples.
Eddie et Patsy se sont soutenues des décennies durant. Mais Eddie devra choisir : sortir de sa torpeur afin de ne pas perdre sa fille ou rester au fond du trou et se sentir mal toute sa vie. Les rondeurs, c'est une chose. Mais perdre l'enfant qu'on aime depuis des années, c'en est une autre !
Ce film sort de toutes les normes. On assiste à la déchéance quotidiennes de deux femmes qui n'acceptent pas leur vie. Elles se donnent un genre, elles tentent de se droguer, elles ne veulent pas rester seules ... Patsy est l'image même de la femme superficielle qui ne pense qu'à elle et qui veut tout. Eddie est le reflet de la femme complexée par son poids, qui se fait un film de la vie. Elle rêve de paillettes et d'amour mais elle se laisse entraîner dans des histoires dignes de jeunes adolescentes. En réalité, c'est une femme triste qui oublie tout grâce à l'alcool et Patsy. Mais quand Safrane menace de partir, elle est ramenée à sa douleur ! Ce film est à la fois ridicule et attendrissant. Il gagne à être vu au second degré également. Il faut s'imprégner des personnages pour ne pas voir qu'une histoire de deux femmes immatures et complètement dingues, frustrées sexuellement et sans vie réelle car elles créent leur fiction. Non, il faut voir l'histoire comme étant celle de deux femmes qui n'ont jamais sû réellement s'aimer et qui sont attachantes à leur manière (surtout Eddie), malgré tout ce qu'elles montrent ! Josiane Balasko et Nathalie Baye sont magnifiques dans leurs rôles respectifs et franchement, je suis ravie d'avoir vu un film aussi libre d'esprit !
Posté le 24.10.2007 par beletteverte
Sortie : 19 septembre 2007 (France), non daté (USA)
Genre: Comédie
Durée: 1h26
Pays: France
Réalisé par: Laurent Bouhnik
Avec: Daniel Auteuil, Valérie Lemercier, Thierry Lhermitte, Hippolyte Girardot, Ludovic Berthillot, Mar Sodupe, Yan Dron, Pascale Dinizani, Alain de Catuelan, ...
Gérard est un homme d'une cinquantaine d'années, au chômage depuis trois ans. Un jour, un poste en Indonésie lui est proposé. Il saute dessus mais voilà ... il faut accueillir le patron. Colette, l'épouse est tracassée et demande de l'aide à Alexandre, leur voisin. Celui-ci est estomaqué par le comportement du couple qui pourrait causer la perte du job tant souhaité. Il lui reste 24h pour relooker les tourtereaux et ... l'appartement. Un vrai challenge !
L'histoire est très longue et l'action se déroule essentiellement dans un endroit particulier : l'appartement du couple. Cela ressemble à Cuisine et dépendances ou à Un air de famille.
Trois acteurs fabuleux, comme ils l'ont toujours été. Le scénario est lent mais ponctué d'énormes éclats de rire grâce au jeu des trois personnages principaux.
Ce couple on ne peut plus étrange se fait avoir à tous les coups. Ils tombent sur un voisin mêle-tout : cependant, ce dernier prodigue de précieux conseils car il a perdu toute naïveté sur le plan professionnel et même humain.
Je trouve la femme très touchante : elle est trop candide et pas très fine, mais elle est courageuse et voue un bel et grand amour à son mari.
Malgré toutes les tuiles qui leur tombent dessus, les deux amoureux restent unis au contraire du pauvre voisin qui restera toujours seul, comme semble nous l'annoncer le film. Y aura-t-il une suite?
Posté le 12.06.2007 par beletteverte
Réalisé par Gérard Jugnot
Avec Gérard Depardieu, Catherine Frot, Gérard Jugnot
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 44min.
Année de production : 2004
Christian est un galeriste surendetté dont la femme est dépressive et trop fragile. Le couple bat de l'aile car Christian est un homme qui semble peu attentif et qui n'est pas forcément agréable. Un soir, alors qu'il est dans sa voiture, il voit un homme se noyer : il le sauve et le ramène chez lui en pleine nuit. L'homme se révèle être un SDF très sale, grossier et bourru. Mais très attentif ... Son arrivée va chambouler la vie de ce couple qui menait jusqu'ici une vie peu amusante ! Mais Boudu, le fraîchement débarqué ne va pas forcément apporter que du bonheur ...
Encore une magnifique réalisation de Gérard Jugnot ! Il joue toujours le même genre de rôle mais ses réalisations varient agréablement. De plus, Gérard Depardieu et surtout Catherine Frot sont magnifiques, comme d'habitude. Je ne suis pas une adepte de Depardieu mais je dois avouer qu'il a un jeu splendide quoique répétitif. Mais la meilleure est Catherine Frot qui a notamment joué pour Berri et qui est toujours dans la peau d'une femme très sensible, gentille et secrète.
Là, j'aime beaucoup le thème car Christian mérite tout ce qui lui arrive. C'est un type faux, désagréable et qui ne semble éprouver de l'amour pour personne d'autre que pour lui-même (et encore!). Là, j'ai quand même eu envie de le plaindre car Boudu va bouleverser sa vie, tout remettre en question : les valeurs et les habitudes de Christian ... mais aussi celles de sa femme. L'image que j'ai trouvée est assez symbolique : Boudu est entre le mari et l'épouse, avachi, à l'aise, sans gêne. Tout le film est fidèle à cette représentation ...
J'aime beaucoup car c'est une leçon de vie et cela montre à quel point certaines personnes qui croisent votre chemin peut vous éjecter du chemin (faussement) tranquille que vous pensiez menez. Elles peuvent à la fois briser vos illusions et vous en créer de nouvelles. Elles peuvent vous enlever des choses ou personnes auxquelles vous tenez ou au contraire vous en faire retrouver !
Bref, à voir absolument : pour moi, c'est un film culte du cinéma français !
Posté le 11.04.2007 par beletteverte
* Réalisation : Gérard Oury
* Scénario : G. Oury, Danièle Thompson et Marcel Jullian
* Acteurs : Bourvil, Louis De Funès, Claudio Brook
* Musique : Georges Auric - Œuvres de Berlioz exécutées par l'orchestre de Paris, sous la direction de Robert Benedetti et Jacques Metehem (Editions Hortensia)
* Pays : France
* Tournage : 17 semaines dans les studios de Paris Studios Cinéma et en extérieur dans les vallées Bourguignonnes, en Lozère, dans les Causses de l'Aveyron, à Montpellier le vieux, dans la région d'Alleuze, à Mende, en Suisse, à Paris
* Durée : 2h12
* Date de sortie : 1er décembre 1966 (France)
* Genre : Comédie
En 1942, un avion anglais est abattu par les Allemands au-dessus de Paris. Les trois pilotes sautent en parachute et atterissent dans différents endroits de la capitale. Ils sont aidés par deux civils français, un chef d'orchestre et un peintre en bâtiment qui accèptent de les mener en zone libre; ils deviennent ainsi, malgré eux, acteurs de la Résistance.
Je suis contente d'avoir ENFIN regardé un des plus grands films français (17 millions de tickets vendus en France en 1966) ! Premièrement, le duo très contrasté Bourvil - Funès est vraiment génial : d'un côté, l'homme tout timide, trop gentil qui se laisse faire mais aussi un homme heureux qui ne se prend pas la tête, qui accepte tout comme çà vient. De l'autre, l'homme désagréable, qui se plaint sans arrêt, qui est malheureux dans sa vie, qui se sent seul mais qui ne veut surtout pas l'admettre. J'aime bien cette idée de les mettre ensemble durant tout le film car les qualités et défauts de chacun sont du coup mis en évidence : au cours du film, la séparation entre l'homme agréable et l'homme désagréable devient de moins en moins distincte.
Le trio anglais apporte à ce film étranger une sorte de côté exotique qui fait bien rire ! J'ai fortement apprécié la confrontation (positive) entre les deux anglais et nos deux français car çà donne un côté découverte au film. Et lorsque les français tentent de prononcer quelques mots anglais, c'est à se tordre !
J'apprécie aussi l'aspect revendicatif de ce film : il n'y a pas d'effusion de sangs entre les allemands, les anglais et les français. Les allemands sont plutôt tournés en dérision, ce qui fait bien rire. Evidemment, le film en a dressé un portrait très caricatural, mais il est bien précisé qu'il s'agit d'une comédie et non d'un film historique. Et puis c'est bien que çà soit une production française et non américaine, comme çà nous évitons l'héroïsme magnifique (Cf. Le Procès de Nuremberg). Il est vrai que le sentiment patriotique français est très présent : ce qui m'a le plus marqué, c'est l'aide fournie par la bonne soeur, par exemple.
Cette réalisation a quelque chose de très touchant grâce à tous les personnages impliqués et c'est également amusant. La scène qui m'a fait le plus rire est celle où nos français se retrouvent dans un hotel où logent plein d'allemands. Les situations qui s'y présentent sont très cocasses. En tout cas, ce fut un moment de pur bonheur quand j'ai regardé cette production! Et un dernier petit détail : la musique est très jolie mais les paysages, ô les paysages! Ils sont ma-gni-fi-ques! C'est pour çà que j'ai mis cette précision dans la fiche technique !
Posté le 01.04.2007 par beletteverte
Date de sortie : 09 Décembre 1981
Réalisé par Francis Veber
Avec Gérard Depardieu, Pierre Richard
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 30min.
Année de production : 1981
La fille du grand PDG Bens se fait enlever à l'aéroport au Mexique. Son père charge Campana de s'occuper de l'enquête : mais 42 jours sont écoulés et aucun résultat ... la petite Bens est toujours portée disparue. C'est alors que Mr Bens se fait conseiller : sa fille étant très maladroite, pourquoi de pas associer à Campana quelqu'un d'aussi maladroit qu'elle afin qu'il commette les mêmes erreurs? S'ensuit alors un parcours semé de gaffes et de déboires ... Avec Perrin, la vie perd de sa platitude !
Pierre Richard et Gérard Depardieu dans le même film, c'est un moment de pur bonheur ! A côté du pauvre homme à qui il arrive toujours tout, nous avons le grand et fort gaillard qui doit subir les déboires de l'autre. Au début, il est dégoûté, en colère ou complètement abasourdi mais après il est touché et s'attache à son compagnon si original. En tout cas, je n'avais pas souvent vu Depardieu si jeune et çà surprend quand même ! Quant à Pierre Richard, il reste fidèle à lui-même : maladroit, touchant, charmant.
Il s'agit d'un bon vieux film français, toujours sympa à regarder : il n'y a pas grand chose à en dire sauf qu'il fait vraiment rire, même quand les mecs se font tabasser ! Et il y a toujours des scènes touchantes, des moments tout "mignons", par exemple lorsque Campana s'attache sans vouloir l'admette à Perrin et aussi quand Perrin embrasse la main d'une femme qu'il trouve mignonne et qu'il lui fait un petit discours tout empreint de naïveté ...J'adore!
Par contre ... Savez-vous me dire pourquoi ce titre? Une chèvre a-t-elle pour caractéristique d'être malchanceuse, maladroite ou agressive? çà me ferait plaisir que vous me communiquiez vos idées : après tout, vous êtes nombreux à me lire (2131 visiteurs en mars !!!), alors j'attends vos avis!
Merci beaucoup !!!
Posté le 10.02.2007 par beletteverte
Bonjour à tous ! Je change un peu ma façon de faire ce site, étant donné que je progresse peu à peu ! (merci à Mathieu, Benji et Nico pour leurs précieux commentaires et conseils). Ah oui ! Je vous demande une faveur : Je vois que vous êtes quand même nombreux à visiter mon site et j'aimerais avoir votre avis quant à mes critiques afin que je puisse améliorer mon écriture ! Merci beaucoup !
Hier soir, Mathieu, Nico et moi avons été voir
MOLIERE (réalisé par
Laurent TIRARD) au ciné (à ma demande :D) ...
Ce film retrace le parcours de Molière et surtout ce qui l'a poussé à se lancer dans la comédie, quelles sont les personnes influentes qui ont bouleversé sa carrière d'auteur et celle d'acteur ...
Acteurs :
-
Romain DURIS : Il joue Molière. Son jeu est assez médiocre en soi. Le cadrage est essentiellement fait sur ses yeux, ce que je trouve superflu dans un film dans lequel les répliques sont l'attrait principal.
-
Fabrice LUCHINI : Il joue Mr Jourdain, personnage du
Bourgeois gentilhomme. Lui, c'est le meilleur acteur du film. Il peut prendre à la fois un air totalement benêt, froid et attendrissant : Il interprète parfaitement le personnage de la pièce de Molière. Il varie en fonction des actions au contraire de Romain Duris qui garde toujours les mêmes gestes et la même tête. Luchini interprète un homme marié qui a des idées très arrêtées quant aux amours de sa fille, qui n'est pas attentif envers sa femme, et qui se fait facilement berner tellement il est naïf. Il nourrit une passion envers la belle marquise Célimène et tente de conquérir le coeur de celle-ci.
-
Laura MORANTE : Elle joue la femme de Mr Jourdain. Elle interprète parfaitement le rôle de la femme noble, digne, qui ne se laisse pas faire, et surtout explosante de féminité. Elle est très belle, et de surcroît, elle possède un accent chaleureux qui la rend particulière.
-
Edouard BAER : Il joue Dorante, le soi-disant meilleur ami de Jourdain. Il ne pense qu'à marier son fils à la fille de son ami qui est fortuné afin d'en tirer d'énormes bénéfices. Il est amoureux de la marquise de Célimène. C'est un très bon acteur. Il joue beaucoup sur son sourire et son physique mais cela ne l'empêche pas de maintenir un bon jeu.
-
Ludivine SAGNIER : Elle joue la marquise Célimène, jeune femme très belle, riche et qui est au centre d'un cercle de femmes de Lettres diverties par des gentilhommes qui viennent dans lesalon. Elle aime bien se moquer des gens, c'est là son principal passe-temps. Ludivine Sagnier est un peu absente de ce film vu que son rôle est peu important : Célimène est le personnage-clé puisque Mr Jourdain fait appel à Molière pour la conquérir par des lettres : mais on ne la voit pas souvent. Malgré tout, Ludivine Sagnier a bien interprété ce rôle de jeune pédante issue d'un monde riche et maniéré.
Alors, le film en lui-même n'est clairement pas un chef d'oeuvre : Il dure 2h et la durée des scènes est mal gérée. On passe des détails qui pourraient améliorer l'histoire et on s'étend sur des actions peu importantes. La structure est mal organisée à cause de cela. Comme je l'ai déjà déclaré plus haut, Molière est mal interprété : Il en fait mille fois de trop. Je suis d'accord que comme ce film est une satire, le jeu des acteurs se doit d'être un peu excessif afin de souligner certaines absurdités (caractère et situation), mais Romain Duris ne joue pas sur ses répliques comme les autres. Sinon, ces dernières sont très importantes puisqu'elles créent l'histoire et qu'elles font rire les spectateurs : C'est bien recherché. Donc, voilà,
Molière contient quand même beaucoup de lacunes quant au scénario mais heureusement, le jeu des acteurs comble cela.
Posté le 29.01.2007 par beletteverte
# Titre français : les Temps modernes
# Titre original: Modern times
# Réalisation : Charles Chaplin
# Scénario : Charles Chaplin
# Producteur : Charles Chaplin
# Musique : Charles Chaplin (emprunts musicaux : Hallelujah, I'm a Bum, Prisoners'Song (Massey), How dry am I, In the evening by the Moonlight (Bland) et Je cherche après Titine (Duncan - Daniderff))
# Directeur de la photographie : Roland Totheroh, Ira Morgan
# Montage : Charles Chaplin
# Date de sortie : 5 février 1936 (États-Unis)
# Film américain
# Genre : comédie
# Durée : 89 minutes
Charlot travaille dans une usine qui fonctionne sur le travail à la chaîne. Au moment où le directeur dont on voit le visage sur un écran exige d'accélérer la cadence, Charlot ne suit plus et rate tous les boulons à la place. Il perd la tête et voit des boulons partout : Il serre le nez de ses collègues et les boutons de la robe de la secrétaire. Après il commence à danser et à s'installer dans les engrenages des machines en s'amusant avec tous les boutons. Suite à cet épisode, il est interné dans un hôpital.
Lorsqu'il en sort, il est sans emploi. Il se promène dans la rue et se retrouve soudain dans une émeute de grévistes. A son grand désarroi, les policiers pensent qu'il est le meneur de se désordre et Charlot est incarcéré. A la prison, il assiste à un trafic de drogue hâtivement arrêté lors de l'inspection dans le réfectoire. La drogue est cachée dans une salière inopinément utilisée par Charlot pour saler son repas. Au moment de retourner dans sa cellule, il reste en-dehors sans trop savoir comment. Là, il assiste à une tentative d'évasion et maîtrise les autres prisonniers à lui seul. En récompense, il est installé dans une cellule plus confortable en attendant sa libération.
Mais une fois libéré, Charlot ne pense qu'à y retourner vu qu'il n'a aucun emploi, aucun endroit où vivre. Donc, il profite qu'une orpheline est poursuivie car elle a volé du pain pour tenter de se faire arrêter à sa place. Cela ne fonctionne pas mais il trouve un autre stratagème qui l'envoie dans le même fourgon que la gamine. Mais la voiture a un accident et la fille incite Charlot à la suivre pour s'enfuir tous les deux en courant.
"Charlot et la gamine sont installés dans une vieille cabane. En lisant le journal, Charlot apprend que son usine est rouverte, mais à peine a-t-il commencé que les ouvriers se mettent en grève. À nouveau à la rue, il se fait engager comme gardien de nuit dans un grand magasin. La première nuit il invite la petite orpheline dans le magasin, ils se restaurent à la cafétéria et s'amusent dans le rayon des jouets. Au moment de pointer, abandonnant l'orpheline à l'étage des chambres à coucher, Charlot tombe sur des cambrioleurs, et parmi eux, un ancien collègue de travail… Le lendemain, Charlot est retrouvé endormi et ivre au milieu du rayon lingerie, accusé de complicité ; il retourne en prison.
À sa sortie de prison la gamine l'attend, elle a trouvé un travail de danseuse dans un restaurant-cabaret et elle présente Charlot à son patron qui l'engage à l'essai comme serveur et chanteur. Charlot en serveur… le service laisse a désirer, mais en chanteur il arrive par des mimiques et un charabia incompréhensible à séduire la foule, le seul métier pour Charlot c'est Charlot. Mais pour troubler ce moment où il est enfin à sa place, des fonctionnaires de l'assistance publique veulent emmener la gamine."
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Temps_modernes
C'est un des rares films en noir et blanc que j'adore. Déjà le thème en soi, le travail à la chaîne (le taylorisme, fin 19è), est très intéressant. Cela montre à quel point ce système est dangereux pour la santé, à quel point les ouvriers sont considérés comme des machines puisqu'ils se doivent d'être mécaniques toute la journée : Au nom de la production à moindre coût, on oublie l'humain qu'est l'ouvrier. C'est une splendide satire fondée sur quelque chose de fondamentalement vrai et donc, c'est un film très réfléchi. Quant au niveau technique, j'admire ce cinéma muet fondé que sur des montages qui font tout. L'idée de la vitesse, de l'enchaînement des évènements et de la détresse est très bien rendue parce que les images sont très rapides et les gestes de Charlot (et des autres acteurs) sont saccadés. Mes deux moments préférés dans ce film sont le début où Charlot perd la tête et qu'il essaye de serrer tout ce qu'il considère comme étant des boulons et la fin, quand il chante dans le restaurant-cabaret de son amie. Ce que j'aime énormément, c'est le personnage en lui-même qui est très attachant. Ce film est chef-d'oeuvre et j'ai fort envie de regarder les autres de Chaplin !