Drames
Posté le 11.02.2008 par beletteverte
Réalisé par Rob Marshall
Avec Zhang Ziyi, Gong Li, Michelle Yeoh Plus...
Film américain.
Genre : Drame, Romance
Durée : 2h 20min.
Année de production : 2004
Titre original : Memoirs of a Geisha
Quelques années avant la Seconde Guerre Mondiale, Chiyo et sa soeur sont enlevées au père veuf et endetté afin de les placer. Chiyo atterrit comme servante dans une maison de geisha et sa soeur, dans une autre maison.
Chiyo doit se plier aux contraintes de la vie austère des Geishas. Au départ, elle n'était que servante. Mais, par sa beauté exceptionnelle du fait qu'elle a les yeux bleus, elle accède au rang supérieur et devient la geisha la plus reconnue de Sayuri.
Mais c'est sans compter sur la jalousie féroce d'Hatsumomo, une Geisha bafouée par son non respect d'une tradition très importante dans les traditions. Et c'est surtout l'histoire d'une Geisha amoureuse et qui n'a aucun droit de l'être ...
Ce film est incroyablement bien réalisé et Rob Marshall a bien interprété le livre magnifique d'Arthur Cohen. Ce qui est dommage, c'est que la V.O. soit en américain mais en même temps, les japonaises ont un accent à trancher au couteau et donc une certaine fraîcheur d'authenticité est maintenue.
Pour en revenir au livre, certains passages "épineux" du roman ne sont pas repris (il faut admettre que si c'était le cas, le film serait beaucoup plus long). Je trouve que c'est un manque cruel que la tradition du mizuage ne soit plus expliquée et dévoilée car il s'agit quand même de la cérémonie ultime qui fait que la jeune maiko devient une Geisha en perdant son virginité vendue au danna le plus offrant.
Les contraintes, l'austérité et le stoïcisme de la formation des futures Geishas sont splendidement découverts dans ce film authentique. L'actrice principale n'était pas la meilleure interprétation tout au début (la timidité allait moins à son personnage que par la suite) mais elle s'est rattrapée lorsque son personnage évolue dans la maison de Geishas. Les autres protagonistes étaient excellents par ce réalisme qui transpirait à chaque moment.
La musique est magnifique et accompagnée de décors splendides reprenant parfaitement les caractéristiques des coutumes japonaises et respectant l'état d'esprit de l'époque ainsi que la chronologie qui a mené au déclin des Geishas! La trame historique est donc bien respectée tout en étant magnifiquement romancée !
Posté le 17.01.2008 par beletteverte
Réalisé par Marc Forster
Avec Johnny Depp, Kate Winslet, Radha Mitchell
Film britannique.
Genre : Drame, Famille, Fantastique
Durée : 1h 41min.
Année de production : 2003
Titre original : Finding Neverland
Le dramaturge James Barrie ne vit pas des moments faciles. Sa dernière pièce n'a pas du tout connu un succès et son couple sombre dans le désespoir muet. Un jour, il rencontre des enfants et leur maman, Syvia. James s'attachent énormément aux charmants garçons dont il s'inspire pour écrire une nouvelle pièce de théâtre et un lien profond se crée entre lui et Sylvia. Malheureusement, celle-ci étant veuve et lui étant marié, rien n'est facile ! Ce film est inspiré par la vie du bien réel dramaturge James Matthew Barrie dont voici la biographie sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Matthew_Barrie
Ce film est un chef d'oeuvre entaché par aucun défaut. Les couleurs sont si belles (très jaunes, très chaudes sauf dans la maison de James, si sombre, à l'image de son couple) et certaines images sont à pleurer tellement qu'elles donnent de la pureté à cette belle réalisation. Les beaux paysages verts contrastent avec le monde des convenances, si superficiel et si camouflé. De plus, la musique est jolie et renforce un peu plus (mais sans lourdeur) l'aspect dramatique. Le monde du théâtre est parfait, tellement représentatif de ce que cet art peut apporter et la cohérence avec le titre du film est très bien entretenue !
Les acteurs sont magnifiques tous autant qu'ils sont. Kate Winslet interprète splendidement le rôle de la femme forte, qui ne se laisse pas emprisonner par les convenances de son époque tandis que Johnny Depp joue merveilleusement l'homme silencieux qui se laisse emporter dans une histoire qui l'attendrit et qui se laisse verser dans le monde merveilleux de l'enfance.
Ce point-là est certainement celui qui m'a le plus marquée : cet attachement à la fraîcheur des enfants et aux espoirs inspirés par les rêves. Ce film est non seulement une ode à la vie mais également l'éloge de l'innocence et de l'amour. Les enfants qui inspirent le dramaturge sont tellement vrais, tellement affectés par les mensonges des adultes mais en même temps attachés à leur monde de jeux et de rires. Et Sylvia, cette belle femme qui ne souhaite que montrer du bonheur alors qu'elle souffre ... elle est si poignante, si touchante !
Les rapports qu'entretiennent James et Sylvia sont dépouillés de toute allusion, de tout sentiment autre que l'amour. Une amitié véritable se tisse entre eux deux mais rien n'est suggéré ou imposé. C'est certainement une des plus belles histoires du cinéma. C'est une sorte de roman pur, où l'ambiguïté n'a pas sa place. Cela se marie bien avec l'innocence infantile sur laquelle insiste le scénario.
Ce qui est très triste au début du film (même si on le sent durant 1h40, le début est plus éprouvant), c'est le fait que ce couple d'amis soit l'objet de tous les commérages et le centre de toutes les jalousies. A un moment, James sort une réplique très juste : "Il y a toujours quelqu'un pour détruire la moindre lueur de bonheur". Car, bien évidemment, le scandale est qu'un homme marié fréquente une femme veuve, nettement plus qu'il ne côtoye sa propre épouse !
Une dernière chose ... Le "Neverland" est une notion tellement bien ressentie dans le film ... Une sorte d'imaginaire qui laisse place aux rêves, à l'espoir et à l'imagination. Une notion qui permet d'affronter certaines choses de la vie. Mais malheureusement, le neverland, çà n'empêche pas d'autres choses ...
Ce film est certainement le plus pur et le plus beau que je n'ai plus vus depuis longtemps. Un plus beau, çà j'ai déjà vu. Mais un aussi innocent ... je ne me souviens pas !
Posté le 06.01.2008 par beletteverte
Réalisé par Mike Nichols
Avec Julia Roberts, Jude Law, Natalie Portman, Clive Owen
Film américain.
Genre : Drame, Romance
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2004
Titre original : Closer
Alice et Dan se voient pour la première fois. Alice se fait renverser par une voiture et Dan l'emmène à l'hôpital. Là, commence leur histoire d'amour. Mais des années plus tard, Dan rencontre la photographe Anna et là, les destins se croisent et ne semblent jamais vouloir se séparer ... Surtout lorsque Dan et Larry se rencontrent ...
Le début est sympathique. La rencontre est jolie, originale ... elle est tournée avec la simplicité. En réalité, TOUT le film est réalisé de façon désarmante. Après la rencontre d'Alice et Dan, je ne comprenais pas trop où l'histoire devait aboutir (n'ayant eu que quelques échos du résumé que je n'ai jamais lu attentivement). Je me disais : "Quoi, qu'est-ce qu'il se passe? Il n'y a rien dans ce film ! Quoi? Larry et Anna ne se rencontrent qu'après 1h10 (tout ce temps était déjà passé!)". Mais les 40 minutes qui suivent sont les plus éprouvantes, les plus tristes, les plus vraies ... mais surtout les plus humaines.
Rares sont les scénaristes qui peuvent se targuer de raconter des histoires d'amour et de rupture dans leur authenticité la plus absolue. Pourtant, ici, nous avons affaire à un chef-d'oeuvre sur ce domaine. Les thèmes de la franchise, de l'ennui, de l'envie, du désir .. tous ces sujets sont le centre de toutes les répliques cinglantes. On parle d'un jeu dangereux de séduction dans le résumé .. Je ne réduirai pas l'histoire à une phrase pareille : il s'agit plutôt d'attirances que les personnages ne réussissent pas à contrôler .. Mais il s'agit également de lâcheté, d'incertitude quant au vrai amour.
Lorsqu'on dit entre adultes consentants .. je me pose encore la question ... Serait-ce le fait qu'en tant qu'adultes, ils se prétendent maîtres de leurs choix et de leurs envies? Serait-ce également le fait que s'ils sentent qu'ils tombent amoureux de quelqu'un d'autre, ils pensent qu'ils se sont peut-être trompés sur le choix de la personne de leur vie?
Souvenez-vous de vos ruptures, de vos disputes ... vous verrez à quel point certains aspects sont traduits fidèlement dans un simple film, en 40 minutes. Je ne peux même pas expliquer .. il faut le voir pour apprécier la liberté de parole, l'absence de tabous, le naturel de chaque personne. Certaines phrases sont si vraies ...
"- Je suis tombé amoureux.
- Tu n'as pas eu le choix?
- Il y a toujours un moment où on se dit : "Je cède ou je résiste" ! Je sais pas quand mais tu l'a eu ce moment."
"- Dan ... Est-ce que je pourrai te revoir? Réponds-moi !
- Si je te revois, je ne te quitterai jamais.
- Et si je trouve quelqu'un?
- Je serai jaloux.
...
- Tu veux me serrer fort? Je t'amuse, mais je t'ennuie !
" ... Je t'aime ... Pourquoi tu fais çà??? Je suis égoïste et je crois qu'elle me rendra plus heureux"
"Toutes les poupées gonflées à bloc de ce taudis, les cocaïno-midinettes, et toi avec, un nom de scène pour vous voiler la face et montrer sans honte chatte et cul à des inconnus"
J'oublie ... C'est psychologique : à vous de chercher qui a mis le bazarre parmi les quatre personnages principaux? Et en ce qui concerne l'image, c'est un des meilleurs moments du film : Larry et Alice discutent de la crédibilité de l'art ... En bref, l'art est destiné à faire plaisir à ceux qui adorent les gros mensonges !
Donc, voilà le genre, le tout interprété par un Clive Owen magnifique dans ses réparties et expressions et une Nathalie Portman comme jamais encore je ne l'avais vue, et comme d'habitude, irréprochable. Par contre, pardonnez-moi, ce film m'a énormément touchée, il est 00h43, je vais aller lire une bd histoire de me changer les idées !
Posté le 05.01.2008 par beletteverte
Réalisé par Atom Egoyan
Avec Kevin Bacon, Colin Firth, Alison Lohman
Film américain.
Genre : Thriller, Drame
Durée : 1h 47min.
Année de production : 2004
Titre traduit : La vérité nue (métaphorique et très signifatique comme traduction !)
Nous sommes en 1959, époque de l'apogée de Lanny Morris et Vince Collins, deux comiques qui font hurler leur public et qui tiennent un record absolu : rester sur scène 39h d'affilée lors d'un téléthon pour les enfant malades de la polio. (Pour davantage d'infos sur cette maladie - en soi assez effarante - allez donc sur ce site même si çà n'a pas trop d'impact sur le film :http://www.belgium.be/eportal/application?languageParameter=fr&pageid=contentPage&docId=3189)
Mais cette même soirée, entre les deux plus grandes célébrités des Etats-Unis, quelque chose s'est brisé suite à la découverte du cadavre d'une femme de ménage dans leur suite : ils se séparent après avoir été blanchis mystérieusement. 15 ans plus tard, Karen O'Connor, une jeune journaliste, décide de découvrir les causes de cette mort on ne peut plus camouflée par les médias ! Elle rencontre Vince Collins ...
En ce qui concerne la réalisation technique, le film débute par une musique frissonante qui laisse présager une histoire peu amusante. C'est une jolie musique, qui revient régulièrement ... Elle est accompagnée de beaux jeux de couleurs (elles deviennent très pâles et occasionnellement floues lors des flash-backs très fréquents) et de décors naturels. A un moment du film, il y a des coups de tonnerre qui rendent l'atmosphère encore plus angoissante.
Situation : Il y a deux narrateurs ... La première est la journaliste, dans le présent des années 70. Une voix sensuelle, accrocheuse et raffinée. Le second est Lanny Maurice, par rapport à sa biographie, qui raconte son époque de gloire. La mort de Maureen, la femme de chambre, est présentée dès le départ. Mais, comme Karen, nous ne comprenons pas ce qui a bien pu se passer. Par contre, Lanny Maurice et Vince Collins semblent savoir énormément plus que ce qu'ils acceptent de donner comme éléments.
Ces trois personnages principaux sont interprétés par des acteurs de grande qualité.
- Lanny Maurice est joué par Kevin Bacon qui a un visage très caractéristique, pas souvent très avenant. Une sensualité puissante émane de son personnage mais il sent également la déchéance et il est sale à l'intérieur de lui.
- Vince Collins sous l'apparence de Colin Firth, est un homme d'apparence classe mais d'où transpire une certaine perversité et un grand malaise. On sent que c'est lui la clé de l'affaire, car il cache nettement plus que son compagnon, plus spontané, moins froid ! Il joue un rôle assez important lorsqu'il parle avec la journaliste, car au début, les conversations sont assez sobres mais la sensation de malaise s'installe et persiste ...
- Karen O'Connor est interprétée par Alison Lohman, une magnifique jeune femme. Elle semble entourée d'une pureté chaste, ce qui l'oppose à toutes les femmes qui s'allongent facilement sur la couche des deux célébrités les plus en vogue. Le problème est qu'il est aisé de comprendre qu'elle a le rôle principal du film. Nombreux sont les cadrages qui focalisent l'attention sur elle, et nombreuses sont les tenues vestimentaires différentes qu'elle adopte sur chaque nouvelle image. Souvent en décolleté, sans soutien-gorge, cadrages fréquents sur son corps ... On sent venir les scènes d'après. A part cet aspect un peu trop visible, c'est une très bonne actrice, à la voix douce (ce qui rajoute un certain attrait à la narration) et au sourire candide.
Mais rien n'est laissé au hasard où la mièvrerie !
Le film n'est pas facile à suivre, il faut focaliser son attention dessus et ne pas décrocher ! Les croisés entre deux époques sont très intéressants. L'évolution des mentalités est bien soulignée ! L'évolution médiatique l'est également. La façon de tourner le film est très étrange : les scènes sont très crues, les propos sont durs et pour l'époque, c'est osé. On sent donc l'influence d'une vision contemporaine, d'une vision d'un second millénaire.
La narration est littéraire : métaphores ainsi que vocabulaire riche et recherché. Cela se fait très rare ! Et la pureté de cette narration contraste avec les perversions mises en avant dans le film. Tous les thèmes sont abordés, pas de tabous : violence, argent, sexe (bisexualité et homosexualité), drogue ... Dans l'histoire, un noeud de manipulations et de cruauté se forme. Les rares scènes tendres et sensuelles (dépourvues de toute mièvrerie) sont contrecarrées par des scènes de sexe sans limite. Les mots et les jambes se croisent, les langues se parlent et se promènent, la sensualité et la débauche se battent ... La cruauté des manipulations sexuelles et morales est soulignée par la présence de dialogues très crus qui contrastent avec la pureté de la narration. Cette liberté de parole me fait largement penser aux propos d'Edward Norton et de Brad Pitt dans Fight Club.
Enfin ... il s'agit d'une histoire très tordue dans tous les sens du terme. L'amour et la perversion se chevauchent perpétuellement, les scènes sensuelles sont mêlées à l'horreur et le film se termine ainsi, perverti jusqu'à la moëlle mais triste à en mourir !
Posté le 06.09.2007 par beletteverte
Réalisé par Mennan Yapo
Avec Sandra Bullock, Julian McMahon, Nia Long
Film américain.
Genre : Drame
Durée : 1h40min.
Année de production : 2007
Comment le réusmer? La bande-annonce, ainsi que les comptes-rendus, dévoilent trop l'intrigue du film ... C'est dommage, n'est-ce pas? Je situerai simplement le contexte : une jeune femme réalise son reve - mariée, deux petites filles adorables et une grande maison magnifique - mais un jour, le vent se met à tourner ... d'une drole de façon ...
Durant le premier quart d'heure, je m'ennuyais ! Je pensais : Oh non, c'est un scénario trop simple et surtout, mièvre à souhait ! Heureusement, il s'agissait d'une erreur de jugement et de perception. Inconsciemment, je fus très vite influencée par la musique angoissante qui était présentee, meme lors des scènes "neutres".
Je trouvais meme que Sandra Bullock jouait mal. En fait, je ne comprenais pas où la réalisation allait nous mener et cela m'agaçait. Mais soudainement, les évènements se sont succédés avec une vitesse prodigieuse. Les doutes sont semés, l'intrigue est épaissie et j'ai eu vite fait de ne plus distinguer la frontière entre le reve et la réalité.
Si vous avez regardé la bande-annonce avant le film, effectivement, ellevous enlèvera tout le suspense. Et l'agacement du début ne se muera donc pas forcément en étonnement.
La réalisation focalise énormément sur la musique et les plans. Tout est à observer minutieusement. La principale protagoniste est à analyser en détails afin de ne pas perdre le fil de l'histoire.
Les évènements se déroulent majoritairement dans la maison familiale, dans les memes pièces et quasiment avec les memes prises de vues, au quotidien : c'est très angoissant ! Le désespoir de la jeune femme nous prend égalerment. Il faut s'imprégner totalement du personnage, ce qui fait vivre l'histoire avec davantage d'intensité !
Personnellement, j'ai ressenti beaucoup de frissons, lorsque j'ai pensé que ce qui arrivait à cette femme pouvait tout aussi bien m'arriver, dans une moindre mesure.
Ce film m'a fait penser à Memento, en ce qui concerne les tourments du héros ou de l'héroine, la volonté manisfestée à vouloir comprendre et changer les choses à tout prix. Cette angoisse permanente. Et le désespoir lorsqu'il ou elle réalise l'importance menaçante de ce cercle vicieux qui cache bien son issue éventuelle !
Posté le 01.04.2007 par beletteverte
Titre français : La vie des autres
Titre original : Das Leben der Anderen
Réalisation : Florian Henckel von Donnersmarck
Scénario : Florian Henckel von Donnersmarck
Production : Max Wiedemann, Quirin Berg
Musique originale : Gabriel Yared, Stéphane Moucha
Musiques additionnelles : Ernst Ludwig Petrowsky, Angelika Mann, Frank Schöbel, Hansi Biebl, ainsi que les groupes : 4PS, Pankow, Bayon, Karat et Silly
Mise en scène :Hagen Bogdanski
Pays d'origine : Allemagne
Acteurs :
*
Ulrich Mühe : Gerd Wiesler
*
Sebastian Koch : Georg Dreyman
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Martina Gedeck : Christa-Maria Sieland
*
Ulrich Tukur : Anton Grubitz
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Herbert Knaup : Gregor Hessenstein
*
Marie Gruber : Mme Meineke, la voisine
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Thomas Thieme : Ministre Bruno Hempf
Allemagne (RDA), 1984. Gerd Wiesler est capitaine de la Stasi (http://fr.wikipedia.org/wiki/Stasi), un des meilleurs éléments, connu pour son infaillibilité en matière d'interrogatoires : il interroge pendant 48h non-stop et réussit à tout faire avouer aux citoyens arrêtés. Gerd est un homme seul, rigide et qui semble dépourvu de sentiments humains. Un jour, ses supérieurs lui confient une affaire : Gerd est chargé de surveiller 24h/24 le célèbre dramaturge, écrivain Georg Dreyman, dont la petite amie, Christa-Maria Sieland, est une excellente actrice.
Je sais que sur internet, vous pourrez trouver une description bien plus détaillée du film mais je ne peux pas faire plus de mon côté : j'estime que si je continue, je dévoile trop le film. En effet, vu qu'il est encore au cinéma ... Donc, ce que j'en pense : au début du film, je me suis dit : Oh zut, çà a l'air ennuyant à mourir et de surcroît incompréhensible!. Eh bien, non ! Le film se présente effectivement lentement, mais sans s'en rendre compte, nous plongeons dedans après 1/4h. Ce qu'il faut comprendre, c'est que le scénario est centré sur les émotions des personnages, sur les côtés humains et inhumains de chacun.
Le contexte est assez classique, quoiqu'il s'agisse quand même d'une des périodes qui m'intéressent le plus. Le scénario n'est pas bien compliqué, il n'y a pas d'intrigue particulière. C'est un film assez psychologique qui nous montre à quel point la vie était insupportable en RDA, notamment à cause de ces services d'espionnage et de contre-espionnage. Certaines scènes sont cruelles, d'autres sont pathétiques (par exemple, à un moment, on voit Gerd Wiesler avec une prostituée), d'autres encore sont très touchantes. De nombreux accents sont mis sur les relations entre les personnages : amour, amitié, supériorité, soumission et dissimulation. Pour moi, Christa-Maria Sieland est le plus beau personnage de cette réalisation : à la fois forte et fragile, amoureuse et dissimulatrice, fière et soumise, elle incarne les aspects positifs et négatifs. Gerd est aussi un personnage-clé en matière de sentiment mais çà, vous ne vous en rendrez compte qu'au cours du film. Evidemment, il y a des personnages répugnants (Hempf, le ministre de la Culture) et odieux (Grubitz, le lieutenant-colonel, collègue de Gerd).
Enfin, ce que j'aime plus que tout, mais qui par contre n'a pas assez été mis en avant, c'est l'aspect militant. C'est quand même très important, mais ce côté-là n'était pas très bien géré, ce qui est quand même dommage. L'idée de centrer tout le scénario sur les émotions de chacun est excellente mais le film aurait été un tantinet plus intéressant si plus de scènes explicites étaient destinées au caractère militant des artistes. En même temps, cet aspect est implicite, et pour d'autres, c'est peut-être mieux ainsi, d'autant plus que le film est quand même déjà bien long ! Ce film étranger mérite vraiment d'être vu, d'ailleurs beaucoup de gens étaient au cinéma hier soir !
Posté le 29.03.2007 par beletteverte
Date de sortie : 02 Février 2000
Réalisé par Sam Mendes
Avec Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch
Film américain.
Genre : Drame
Durée : 2h02min.
Année de production : 1999
Lester semble habiter un endroit paisible, coquet et agréable avec son épouse et sa fille Jane. Mais de nombreux démons sont cachés derrière cette famille américaine : incompréhension, dépression, envies morbides, haine, dégoût de cette vie confortable et riche ... Lester prend conscience de cela quand il fait la connaissance de Ricky, le fils du voisin d'à côté et lorsqu'il tombe amoureux d'Angela, une amie à Jane.
Ricky est un jeune garçon, romantique, mystérieux, dont la mère est égarée et le père tyrannique. Il fume du haschish et en fournit à Lester, tout en entretenant une belle complicité entre eux. Angela, quant à elle, est une jeune jolie fille mais vulgaire, qui semble avoir beaucoup de succès et d'expérience auprès des garçons et qui trouve Lester très sexy. Leurs destins se croisent tous mais pas forcément agréablement !
Je n'ai pas vu passer le film. Je suis impressionnée ... Il n'y a aucun décor, le contexte n'est pas très recherché mais les sentiments sont terriblement bien exprimés. Ce sont les démons intérieurs qui se dissimulent dans de nombreuses personnes.
Le personnage de Lester est très touchant car il s'agit d'un homme d'âge mature qui réalise à quel point sa vie est morne et au contraire de plusieurs maris (ou épouses), il décide de s'en sortir et fait tout pour. Ricky et Jane forment un peu ce beau couple qui fait peur, tellement leur passé semble lourd : ils sont tous deux marginaux et donc sont très liés dès le début. Angela est le personnage typique : une fille qui semble vraiment vulgaire, amorale et très "expérimentée" alors qu'en réalité, il s'agit d'une jeune fille timide, qui parle bien plus que ce qu'elle ne fait réellement et qui a quand même un bon fond. Et enfin, l'épouse de Lester est le cas malheureusement souvent récurrent de ces anciennes jeunes filles rebelles et enjouées qui deviennent des femmes qui veulent tout réussir et qui s'arrête à des valeurs superficielles, comme le prix d'un canapé recouvert de soie italienne, par exemple ! Je trouve que c'est un des personnages les plus réalistes du film !
En tout cas, il s'agit d'un film romantique dans le sens pictural, c'est-à-dire noir, représentatif de nombreux tourments et qui suscite beaucoup d'émotions. De plus, les différentes musiques qui ponctuent certaines scènes sont très belles et ajoutent un gros plus à la réalisation.
Posté le 21.03.2007 par beletteverte
2004 - France - Drame - 1h34
Réalisation : Elisabeth Rappeneau
Avec Julie Debazac (Alice), Anouk Grinberg (Michèle), Jean-Michel Noirey (Antoine) et Manon Chevallier (Vera)
Alice est mariée avec Antoine et a deux enfants adorables, Tessa et Grégoire. Elle occupe un poste très important dans une agence de pub. En bref, elle a tout pour être heureuse. Un jour, elle rencontre son ancienne meilleure amie qu'elle n'a plus vue depuis 20 ans et qui est devenue une SDF. Alice l'invite à rester quelques temps chez elle et son mari afin qu'elle se retape, qu'elle se "refasse une nouvelle vie". Mais les anciens démons ressurgissent et des remises en question sont à refaire.
C'est un beau film, très triste. Les émotions que vivent Alice et Michèle sont des sentiments que tout le monde peut ressentir. Alice est une femme qui se veut forte, qui veut tout prendre en main et qui ne supporte pas de ne pas avoir d'attention. Michèle est une femme humble, qui recherche de l'amour, qui se sent abandonnée, trahie et qui, pourtant, possède un coeur d'or. Je n'aime pas trop Julie Debazac, qui joue trop la femme belle, forte, à qui tout réussit, à qui on pardonne tout. Par contre, Anouk Grinberg interprète splendidement Michèle. C'est une actrice vraiment très touchante, qui accroche l'oeil dès qu'elle apparaît à l'écran. C'est donc un film simple, mais émouvant, qui remet en question beaucoup de sentiments et de façons d'agir.
Posté le 07.12.2006 par beletteverte
Date de sortie : 22 Novembre 2006
Réalisé par Alain Resnais
Avec Sabine Azéma, Lambert Wilson, André Dussollier
Film français, italien.
Genre : Drame
Durée : 2h05min.
Année de production : 2005
Thierry travaille dans une agence immobilière et cherche désespérément l'amour en la personne de Charlotte, sa collègue fervente catholique qui lui prête des cassettes vidéos sur lesquelles sont enregistrées des variétés religieuses mais aussi autre chose qui le trouble fortement. Charlotte, quant à elle, garde le père malade et vraiment vulgaire et méchant du barman Lionel qui reçoit les confidences de l'ex-militaire Dan qui vient de se séparer de sa fiancée alors qu'ils cherchaient un nouvel appartement auprès de Thieffry.
Gaëlle, la soeur cadette de l'agent immobilier, se rend chaque soir dans un bar afin de rencontrer l'amour alors qu'elle raconte à son frère qu'elle sort avec des copines. Un jour, elle répond à une annonce de rencontre et le soir, dans le même bar que d'habitude, elle fait la connaissance de Martin, qui est en réalité Dan.
Les destins de toutes ces personnes s'entrecroisent, se lient et se délient.
André Dussolier et Sabine Azéma sont de très bons acteurs. En tout cas, c'est un film froid, sans décor particulier, très confiné et dépouillé afin de ne voir que le jeu des acteurs. C'est un parcours cruellement réaliste qui jongle entre plusieurs modes de vie. Un peu comme Un air de famille (Bacri, Jaoui) et Cuisine et dépendances (Bacri, Jaoui et un acteur de la Cité de la Peur).
Posté le 18.11.2006 par beletteverte
Réalisé par Elie Chouraqui
Avec Andie MacDowell, David Strathairn, Adrien Brody
Film français.
Genre : Drame
Durée : 2h10min.
Année de production : 2000
Octobre 1991, Harrison Lloyd reporter-photographe célèbre pour Newsweek, est envoyé en Yougoslavie pour "couvrir les débuts d'un conflit mineur". Personne, à cette époque, ne comprend encore cette guerre. Sarah , sa femme, mère de deux enfants, lui fait promettre de revenir pour l'anniversaire de son fils.
Il promet, part, tarde à rentrer et est porté disparu aux environs de Osijiek, non loin de Vukovar, dans le nord de la Croatie. Quelques jours plus tard, l'Associated Press annonce sa mort.
Pour Sarah, le monde s'écroule, mais elle refuse de croire au décès de son époux. Elle part alors à sa recherche, flanquée de trois photographes, dont Kyle, le seul qui soit un tantinet lucide dans l'expédition, et Stevensonun soldat usé, instable, mais humain.
La journaliste et photographe Isabel Ellsen, une des rares pendant le conflit à avoir pénétré l'enceinte bombardée de Vukovar, a raconté son expérience dans Le diable a l'avantage et en a aussi nourri le scénario écrit par Elie Chouraqui et Didier Le Pêcheur. Harrison's Flowers a été présenté en avant-première mondiale au Prix Bayeux des Correspondants de guerre.
Source :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=26157.html
Je n'ai qu'une chose à dire : Magnifiquement triste. Je n'ai pas su voir les dix dernières minutes (j'y reviendrai la semaine prochaine) mais je suis restée les yeux rivés sur l'écran, fascinée. Je n'en ai pas fait le résumé ... Qu'aurais-je pu dire? Je trouvais qu'AlloCiné avait vraiment bien résumé et puis, les noms croates ... Le film est un puits à sentiments ... Ecrire dessus manque de profondeur : Il faut le voir. J'ai hâte de connaître la fin de ce film qui fait partie des plus beaux que j'ai jamais vus, d'autant plus que la projection s'est arrêtée à une scène capitale !!!