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bonjour, pour 2012, je ne suis pas tentée du tout et 2h40 c'est un peu long!http://da sola.centerblo g.net...
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mon petit passage pour te souhaiter une bonne semaine et te faire un gros bisouhttp://tw ilighteternity .cente...
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"ça va trancher chérie !" la bande des nuls se réunit actuellement pour discuter sur une possible suite. c'est...
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pas mieux de mon côté http:// www.centerblog .net/cinema/20 9989-320-2012- http://sebd59. centerblog.net...
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Par sebd59, le 19.11.2009

eh bien! quelle réactivité! moins de 15h après le film, voici déjà la critique. après tout, le cinéma pop-corn...
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Par Anonyme, le 19.11.2009

bonsoir, j'ai moi aussi lu le roman (dès sa parution et j'avais adoré). je n'attendais rien de particulier de ...
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hello mon amie, j'ai beaucoup aimé ce film, pascal dusquesne y est magnifique un beau rôle d'acteur, je te sou...
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bonjour vot re blog est très intéressant si vous le voulez bien je peux le référencer dans lamined'or... ...
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note, maitenant que j'y pense, et pour rajouter un peu au crédit de rowling, ses elfes sont tout de même plus ...
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Le Seigneur des Anneaux

Publié le 21/10/2009 à 13:40 par beletteverte Tags : Seigneur des Anneaux mon precieux gollum smeagol merveilleux sauron frodon gandalf nazguls harry potter
Le Seigneur des Anneaux

Enfin, je la fais la critique de cette Trilogie cinématographique (car le livre n'est en réalité qu'un seul livre) !

Alors, déjà, lorsque j'ai regardé le 1er, je devais avoir quatorze ans.
Les méchants Cavaliers Noirs, avec les bruits de sabots en surround, ils me faisaient trembler, glagla ! Maintenant, j'ai revu les trois films en une grosse semaine : les Cavaliers Noirs, je les trouve classes. Quelle prestance. La bonne idée ! Le surround était toujours là, alors çà donnait une excellente ambiance ! D'ailleurs, les appeler les Nazgûls serait quand même plus approprié. Par contre, je ne me rappelle pas comment se nomment leurs montures affreuses du Troisième Âge mais l'idée que le bruit qu'elles émettent t'empêche d'être lucide est affreuse !

En tout cas, pour revenir à une critique constructive, le premier Seigneur des Anneaux met évidemment tout en place : les personnages, le mythe, l'univers, la peur. Au début, il y a un concentré écoeurant d'amour et de fraternité entre Gandalf, Frodon, Bilbon, Sam, Pippin et Merry. Les joyeux rires, les yeux qui brillent, les ralentis, le soleil dans l'herbe, la main dans la main ... C'est trop ! Mais dans le livre, le premier, ces démonstrations affectives sont nettement plus marquées dans les paroles et aussi en chansons, et tout çà vernis d'un vocabulaire raffiné ! Je n'en pouvais plus de lire çà ! Et lorsque le passage concernant les terres elfiques s'est alourdi, j'ai abandonné la lecture ! J'avais envie de leur tirer les oreilles à ces fameux Elfes, si magnifiques, si parfaits, si gambadants, si légers ... Heureusement, cette ambiance trop parfaite est ternie par Bilbon et Gandalf tourmentés par l'anneau. Et lorsque Frodon doit rejoindre Fondcombe, enfin, çà devient vraiment palpitant.

Dans les films, nous évitons les lourdes descriptions balzaciennes des paysages. Nous les voyons directement, magnifiques, avec ce fameux contraste entre les belles couleurs qui respirent la vraie vie, l'amour et la joie et les paysages sombres, édentés, brumeux, qui illustrent la déchéance, l'esprit perverti, la mort. Les décors sont extrêmement bien construits et du coup, çà plonge le spectateur dans l'histoire. C'est très représentatif du merveilleux. Le beau féerique qui devient le glauque diabolique, à l'échelle du cauchemard typique duquel on aimerait sortir. Dans le livre, la description de la Moria était très intéressante, avec son côté oriental, mais dans le film, j'ai trouvé le décor très rigide, ce qui m'a un peu déçue. Cependant, le reste était à la hauteur, avec les pics très raides du Mordor, la Minas Tirith toute blanche, belle, un peu déphasée, la Fondcombe chaleureuse, le Poney Fringant angoissant ... Vraiment de belles images qui font plaisir à l'imagination et au besoin d'immersion !

C'est aussi les deux dimensions de notre réalité : la paix avec les personnes qui s'aiment (ce côté idyllique auquel beaucoup d'entre nous aspirent) et la guerre avec ses controverses, ses manipulations, cette avidité de pouvoir. D'ailleurs, ce shéma manichéen est drôlement (façon de parler) reproduit, puisque les êtres diaboliques et pervertis sont des orques monstrueux, des personnes de couleurs à turban autour de la tête, des dirigeants à noms arabes ... Les images sont quand même discriminatoires, mais en même temps, selon l'esprit de l'époque (après-guerre). Heureusement, l'esprit fictif l'emporte. Dans le livre, la présentation de la Terre du Milieu et de tous les conflits entre Elfes, Nains, Petites gens et Hobbits sont vraiment décrits comme étant des faits historiques et nombreux sont les points communs avec notre réalité, cette façon de se battre pour des territoires, les migrations, les zones géographiques influant sur les habitants ... Cette mise en parallèle rend ce passage bien plus captivant.

Les acteurs ne me plaisent pas vraiment ... sauf Smeagol alias Gollum, qui a une dégaine impressionnante. Cet être répugnant et bestial est le meilleur personnage de la trilogie : c'est celui qui a le plus de caractère, celui sur qui l'attention se focalise le plus. Un personnage schizophrène, fourbe, mauvais, cupide, condamné à ne jamais expier son péché envers son frère. L'anneau ne fait finalement que révéler le fond réel de ceux qui sont ses adeptes. Si cet instrument de malheur existait réellement, nous verserions dans un tel chaos ! Nous n'y ristérions certainement pas. Dans l'histoire, c'est quand même ce qui est démontré : ce qui est dommage, c'est qu'il semblerait que l'anneau n'ait aucun pouvoir sur les personnes un peu simplettes. Donc, Sam Gamegie est un concentré de stupidité et de loyauté envers Frodon. En tout cas, dans les première et deuxième parties.
Dans Le Retour du Roi, son rôle prend plus de poids, il gagne en maturité par son désir de rester sur le droit chemin : Il gagne en force et même en caractère lors qu'il pressent que Gollum ne mérite aucune confiance ! Par contre, j'ignore ce qui est voulu ou si le jeu des acteurs est ambigu, mais l'approche entre Sam et Frodon semble tellement amoureuse que j'ai toujours eu envie de dire "dommage qu'ils ne sortent pas ensemble", car après tout, ils se dévorent des yeux trois films durant. C'est mon point de vue !


Le côté merveilleux se ressent très fort dans le côté intouchable de certains personnages :

- Gandalf est voué à mourir dans le premier mais par la suite, il renaît de ses propres cendres, car après avoir combattu l'énorme monstre de feu, il a réussi à se rattraper sur un petit rocher. Alors qu'il était grisonnant, mal en point, vieilli, usé, il revient en pleine forme, blanc, avec une aura d'énergie inépuisable. Il rayonne sur son beau cheval blanc et ne se salit jamais, même en étant dans la boue.

- Les femmes Elfes sont toujours des personnages qui subjugent ceux qui sont amenés à les rencontrer. Elles sont enveloppées d'un halo qui confère leur statut d'immortelle et de belle dame diaphane.

- Les cheveux de Legolas ne s'emêlent jamais malgré leur longueur.

- Sauron est un oeil gigantesque qui voit tout et tout le monde mais pas ceux qui rentrent dans le Mordor. Il est cultussime à voir qui porte l'anneau unique mais pourtant il ne voit pas que Frodon, Sam et Golumm arpentent ses terres.

- Saroumane et Gandalf se battent sans se toucher, grâce à leurs bâtons aux suprêmes pouvoirs.

- Les Gros Nazgûls sont que des maigres esprits enveloppés de capes noirs, mais ils ne valent pas un kopec sans leur monture. Alors, ils étaient sur de fiers chevaux noirs et sentaient la mort, et puis ce sont devenus de vrais rapaces sur des créatures sorties tout droit des enfers, engloutissant plein de gens du Gondor, car apparemment, ce sont ceux-là qu'elles préfèrent. Mais ce sont de gros chats qui les saisissent avec leurs crocs et puis qui les envoient valdinguer sur les remparts de la belle cité Minas Tirith.

- Les morts sont des méchants qui deviennent gentils car ils veulent être libérés. Alors qu'ils sont diaphanes, translucides, vaporeux, leurs armes sont bel et bien meutrières

- ... et j'en passe. J'aime beaucoup cet aspect qui a un côté similaire aux manges de superhéros. Car après tout, çà fait rêver, çà fait du bien.



J'ai été sidérée par la similarité entre le Seigneur des Anneaux et les Harry Potter :

- Dumbledore = Gandalf (nobles, posés, professeurs ... par contre le schéma de l'homme qui vieillit est inversé ... Dans Harry Potter, la suite est plus logique)
- Ron = Sam (roux et ahuris)
- Frodon = Harry (le même côté halluciné, et c'est toujours les autres qui font à sa place)
- Voldemort, qui crée des horcruxes et qui ne supporte pas les Sans de Bourbe, qui finalement sont des bâtards selon lui = le méchant Sauron qui a divisé son âme dans neuf anneaux et qui a une armée exotique ayant la soif de sang.
- Poudlard = La Comté (un paradis amusant dans lequel le mal finit tout de même par rentrer)
- La quête de l'immortalité et la mort qui envahit les coeurs et le monde

- Aragog = Arachne (mais bon sang, elle est bien plus horrible l'araignée dans le Seigneur des Anneaux, avec son nid collant, gluant et son entrée protégée par une toile qui enroule les humains délicieux à dévorer encore vivants)
- La magie (ben oui, quand même !!!)

 

Voilà, j'en finis ici, peut-être que j'aurai encore quelque chose à rajouter plus tard, mais en attendant, je tiens à vous satisfaire :)



Deja vu

Publié le 11/02/2008 à 12:00 par beletteverte
Deja vu
Réalisé par Tony Scott
Avec Denzel Washington, Jim Caviezel, Paula Patton
Film américain.
Genre : Policier, Fantastique
Durée : 2h 10min.
Année de production : 2005
Titre original : Deja Vu

Un ferry explose à la Nouvelle Orléans ... L'agent Doug Carlin s'allie à une cellule du FBI afin de filer celui qui a créé la bombe si meurtrière. Il pensait s'attaquer à une histoire d'attentat mais il s'est trouvé entraîné dans un phénomène qui dépasse tout entendement.

D'abord, je tiens à préciser que les bande-annonces et synopsis que j'ai vus en dévoilent beaucoup trop. On devrait laisser le mystère planer un peu même si on apprend beaucoup vers le milieu du film !

Sinon, il s'agit d'un film américain typique, surtout au début, où j'avais l'impression que j'avais de nouveau affaire à un excès d'héroïsme patriotique ! Heureusement, cette sensation s'est atténuée par la suite !

Effectivement, au début, on a l'impression de voir un film classique d'une enquête sur un attentat terroriste mais vers le milieu du film, alors que la banalité semble prendre le dessus, nous assistons à un retournement de situation qui inclut un élément très original et haletant.

L'appariton de Val Kilmer sur nos écrans est relativement inutile d'autant plus que, sa prise de poids mise de côté, il s'est alourdit dans le même jeu qu'il adoptait dans Batman à l'époque ! Où est donc passée la splendeur qu'il avait dans Tombstone (réalisé par George Pan Cosmatos)?

Mais sinon, nous avons une globalité de bons acteurs. Denzel Washington a un visage spécial et très expressif. La femme était très jolie ... ce qui était l'intention de ce film ... QUESTION : si elle avait été moche comme un pou, l'histoire aurait-elle eu lieu? En tout cas, son air innocent contraste bien avec l'incroyable déterminisme froid du tueur !

Bonne réalisation quoique assez prévisible sous certains aspects. Bon film d'action, pas complexe mais qui fait tourner la tête !


The Lake House

Publié le 13/01/2008 à 12:00 par beletteverte
The Lake House
Réalisé par Alejandro Agresti
Avec les acteurs : Keanu Reeves, Sandra Bullock
Genre : Romance, Fantastique
Année de production : 2005
Titre français : Entre deux rives (Ce titre est encore plus significatif mais surtout il joue sur deux tableaux : le côté, maison d'un lac, et le côté des deux époques différentes ...)

Le Dr Kate Foster travaille dans un cabinet dans une petite ville d'Illinois. Elle habite une splendide maison au bord d'un lac. Cependant, pour une mutation professionnelle, elle déménage à Washington et occupe un poste important dans un grand hôpital de la ville. Elle laisse une carte de voeu au nouveau propriétaire : Alex Burnham. Celui-ci ne comprend pas : La belle maison qu'il occupe n'est plus habitée depuis quelques années, son état délabré le prouve. D'autant plus que la soi-disant ex-propriétaire évoque des traces de chiens indélébiles devant la maison et qu'il n'y a rien.

Mais quelques jours plus tard, il repeint une partie du sol et un chien égaré court sur la peinture fraîche, ce qui donne ces fameuses empreintes de pattes. Alex est étonné et entreprend une correspondance avec cette femme étrange qui a su prévoir ce qui arriverait : Il lui fait part de la situation. Kate, quant à elle, pense qu'il lui fait une plaisanterie et lui demande avec ironie en quelle année vit-il. Il répond le 14 avril 2004. Elle lui répond le 14 avril 2006.

S'ensuit une correspondance de plus en plus romantique mais de plus en plus étrange : Effectivement, ils vivent dans deux mondes parallèles avec seulement deux ans précis d'écart. L'unique lien : Une boîte aux lettres qui semblerait magique.

J'avais regardé pour la première fois ce film en novembre 2006 et j'avais décrété qu'il s'agissait du meilleur film qu'il ne m'était jamais donné de voir .. Je reviens sur cette décision. En effet, le scénario est beau et complexe mais le jeu des acteurs me déçoit un peu.

L'air désespéré et solitaire de Sandra Bullock est bien rendu et un personnage que j'apprécie beaucoup, c'est celui qui joue le frère d'Alex : il a un visage impressionnant et est très touchant par ses expressions, dans un naturel assez désarmant. En ce qui concerne Kate, c'est beaucoup trop. Et pour Alex (interprété par Keane Reeves), comme d'habitude, je trouve qu'il s'agit d'un acteur facile. Il s'habille bien, nous fait un joli sourire et de beaux yeux, et çà y est, on tombe dans le panneau. Je disais déjà à l'époque que le film ne resplendissait pas par ses protagonistes ... Je confirme cette impression.

Par contre, la façon de filmer rend des décors très beaux. Pour rendre la ville de Washington aussi agréable à regarder, il faut le faire ! La maison sur le lac n'est pas en soi la plus belle maison du monde (c'est vrai, qui a prétendu qu'elle devait l'être?) mais les images avec les couchers de soleil ou la lumière qui traverse les branches : c'est magnifique !

Les dialogues sont très beaux, le côté simple d'une relation avérée impossible qui s'engage entre deux personnes d'époques différentes me plaît. Simplicité et douceur sont de mise. Evidemment, c'est de l'inspiré Marc Lévy (comme tu disais, Mathieu) mais avec un petit quelque chose, néanmoins crucial, qui manque : les réparties. Moins de dialogues à l'eau de rose, çà n'aurait pas rendu le film moins bon.

Par contre, il y a un aspect que j'aime beaucoup dans ce film : les expressions des personnages (à part que c'est un tantinet excessif chez Sandra Bullock qui mise malheureusement trop souvent sur ses yeux sombres et sa bouche colorée) rendent certains dialogues inutiles, et certaines actions n'ont même pas besoin de justification. Ces entretiens muets soulignent aussi des côtés désespérés ... Exemple : Alex converse avec son père .. Peu de choses sont dites explicitement, et pourtant tout est passé par le biais des expressions et des gestes.

Je serais tentée de dire que, pour un scénario qui se veut complexe, on laisse quand même beaucoup la simplicité faire son travail (c'est aisé de rendre une situation incroyable lorsqu'on donne aucune clé pour chercher à la comprendre) mais je me rattrape en disant que ce naturel des choses rend le film davantage romantique et ne l'alourdit pas autant que si on avait rajouté des éléments permettant de justifier le côté fantastique. Là, çà rejoint un peu ces romans fantastiques pour "enfants" (j'en lis encore) comme ceux de Philip Pullman, de Serge Brussolo ou encore de Eoin Colfer. Même si ce film ne compte aucune fée, aucun pouvoir ou aucun personnage étrange, il nous fait rêver par ce côté surnaturel qui semble bien s'entendre avec le réel et surtout, qui semble finalement possible !

Rencontre avec Joe Black

Publié le 16/10/2007 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Martin Brest
Avec Brad Pitt, Anthony Hopkins, Claire Forlani Plus...
Film américain.
Genre : Fantastique, Drame, Romance
Durée : 3h01min.
Année de production : 1998
Titre original : Meet Joe Black

William Parrish est un homme veuf de 65 ans et il a deux filles qu'il chérit plus que tout au monde. Mais un jour, alors qu'il souffre d'une douleur cuisante dans la poitrine, une voix caverneuse résonne dansla pièce avec des propos étranges : peu de temps après, un jeune homme se présente à son domicile et lui annonce sa mort prochaine. Il se fait appeler Joe Black et conclut un marché avec Parrish : au plus ce dernier apprendra à la mort des choses intéressantes sur le monde des vivants, au plus il vivra longtemps. Joe Black découvre les passions humaines au quotidien mais dévoile également à William tout ce que le veuf refoule depuis des années et ce qu'il est en train de manquer.



Le scénario est peu cohérent mais ce défaut est compensé par l'énorme portée sentimentale du film. Les personnages sont émouvants : d'un côté nous avons Susan, une jeune femme timide et effacée mais très directe. Elle ouvre son coeur qui recèle un amour débordant, sans aucune limite. Sa soeur possède cette même intensité mais la déploie dans l'excès. De l'autre côté, nous avons le père qui est un homme aimant mais qui s'est renfermé depuis le décès de son épouse qu'il aimait tant. C'est à tel point qu'il en oublie de profiter des derniers moments de sa vie.

Il y a un laisser-aller dans le scénario : Joe Black, qui incarne la mort, est trop candide. Soi-disant, il ne sait RIEN du monde des vivants, mais pourtant, il est au courant des tourments de Parrish ainsi que de la tenacité et la générosité de ce dernier. On sent que le thème principal est un amour tenu pour impossible, entre Susan et Joe, un esprit réincarné dans un corps. La mise en place de cette quête est faite à la hâte afin de passer rapidemment au vif du sujet.

Quant au couple-phare Susan et Joe, de nouveau la sensation qu'ils sont au centre du film est très présente par les cadrages et gros plans excessifs en nombre. Toutefois ces prises de vue sont magnifiques et les jeux de lumières et de couleurs caressent le regard. Ces performances techniques doublent l'intensité émotionnelle de l'histoire. Les dialogues entre Parrish et Black sont entourés d'une ambiance très étrange, un subtil mélange de tension et de découverte des sentiments refoulés du veuf.

En ce qui concerne Brad Pitt qui interprète Joe Black, ce n'est certainement pas dans ce film qu'il se sera fait remarqué principalement pour son jeu. Tout se focalise sur son physique : ses yeux, son sourire, la lumière sur son visage. Quand on regarde çà, on se dit que si la mort est si belle, qu'on nous la présente tout de suite !


La machine à explorer le temps

Publié le 14/10/2007 à 12:00 par beletteverte
La machine à explorer le temps
Réalisé par Simon Wells, Gore Verbinski
Avec Guy Pearce, Samantha Mumba, Jeremy Irons
Film américain. Genre : Fantastique, Aventure, Action, Science fiction
Durée : 1h 35min. Année de production : 2002
Titre original : The Time Machine
Remake de La Machine à explorer le temps

Alexander s'apprête à épouser Emma lorsque celle-ci est la pauvre victime d'un voleur de bijoux. Fou de douleur, Alexander se terre dans son atelier durant 4 ans et crée une machine qui lui permettra de remonter le temps et de changer le passé. Mais ... question : Peut-on changer le passé?


Le début est mauvais : il s'agit d'une histoire d'amour trop mièvre du fait qu'on a immédiatement la demande en mariage sans aucune approche avant. Quand à la création de la machine et son emploi, la transition est médiocre et "l'explication" scientifique n'était pas nécessaire car elle a avancé la question de la cohérence, ce qui n'aurait peut-être pas eu lieu si on avait affaire à un phénomène surnaturel.

Mais ensuite, la réalisation se fait meilleure avec de beaux passages un peu oniriques. Le héros est touchant par son envie de sortir de son époque conformiste : c'est un idéaliste qui veut changer le passé. Les aperçus futuristes sont effrayants car ils démontrent que l'humain se laisse surpasser par ses multiples innovations technologiques et au final, il détruit tout endroit qu'il fréquente.

Les images et la musique sont très belles. Lorsque le héros progresse dans le temps, on voit les paysages évoluer, les saisons se succéder et lui, il est protégé par sa sphère temporelle, en soi très jolie avec sa belle couleur bleu clair.

L'associé (ou avocat) du diable

Publié le 12/09/2007 à 12:00 par beletteverte
Réalisé par Taylor Hackford
Avec Al Pacino, Keanu Reeves, Charlize Theron
Film américain.
Genre : Fantastique
Durée : 2h20min.
Année de production : 1997
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : The Devil's Advocate

Kevin est un brillant avocat, le meilleur en Floride. Il a remporté toutes les plaidoieries. Un important cabinet de New York le sollicite : Kevin saisit l'occasion et déménage avec son épouse dans la grande ville américaine. Milton, le patron de ce cabinet, lui confie de gros dossiers. Mais peu à peu, la vie de Kevin et de sa femme change et prend un mauvais tour.



Dès le début, on est baigné dans une atmosphère pesante, malgré le succès de Kevin et l'amour intense qu'il semble partager avec sa femme. Déjà, Keanu Reeves a la capacité de rendre son personnage haissable, on ne sait pour quel raison. Peut-etre ce petit air prétentieux, suffisant qui reste gravé sur la figure de l'avocat satisfait ... Il s'habille très bien, se grandit, se fait la tete haute ...

Mais il perdra vite de son assurance, une fois installé à New York. Charlize Theron joue très bien la transition entre une femme qui a l'air comblée et sure d'elle et une femme dépossédée, égarée, malheureuse et qui se sent seule.

L'accent est placé sur la "vanité" de l'etre humain, sa soif de succès, son aptitude à tout oublier pour cet unique objectif. Kevin en est l'exemple-type mais quand on observe ce qu'il perd ...

Certaines scènes sont choquantes mais elles sont très bien ajustées : espacées, ni trop, ni trop peu.
Elles sont toutefois suffisantes pour maintenir un certain suspens et entretenir l'angoisse et les frissons.

Le monde des "enfers" est à la fois trop proche de certains stéréotypes classisques (mettre en avant la débauche quotidienne) et très éloigné : en effet, le grandiose n'a quasiment pas sa place dans ce film. Il s'agit surtout de mettre en avant les caractéristiques humaines qui se rapprochent de l'immoralité et de la prétention du diable.

Je tiens à montrer mon admiration pour le jeu d'Al Pacino : il a la présence d'un homme de théatre. Ses paroles sont similaires à des scènes d'art dramatique et il se démarque grace à ses capactités expressionnelles. Son visage est très intéressant à observer (ses rides, ses yeux et sa bouche) tandis que sa gestuelle est très entrainante.

Un film très haletant donc ...

La guerre des mondes

Publié le 02/08/2007 à 12:00 par beletteverte
La guerre des mondes
Réalisé par Steven Spielberg
Avec Tom Cruise, Dakota Fanning, Justin Chatwin
Film américain. Genre : Fantastique, Drame
Durée : 1h 56min. Année de production : 2004


Ray est un docker divorcé et vivant seul. Un jour, son ex épouse lui confie leurs deux enfants tandis qu'elle part avec son nouveau compagnon à Boston. Mais durant son absence, quelque chose d'horrible survient : des Tripodes, intelligences extraterrestres, envahissent la Terre et ont pour projet d'exterminer l'espèce humaine.

Au début, l'atmosphère est très bien rendue : le film est angoissant dès les premières minutes grâce à de belles images comme le ciel qui devient noir et mouvementé, les vêtements accrochés qui sont agités par le vent, les éclairs qui se fracassent sur le sol ... Tout ce qui précède l'arrivée des Tripodes sur Terre est réalisé avec cohérence et attire l'attention. Les effets spéciaux sont magnifiques et les faits étranges qui surviennent sont palpitants.

Mais, de un, l'histoire a commencé trop rapidemment, ce qui a créé un effet de longueur. De deux, les dialogues entre les personnages deviennent de plus en plus affligeants. En même temps, que voulez-vous qu'ils disent puisqu'ils sont sur une planète qui risque d'être exterminée dès le début du film? De trois, il y a encore cette notion d'héroïsme américain qui parasite le scénario.

Premièrement, comme par hasard, Ray est toujours un des rares à s'en sortir alors que tout le monde meurt, calciné par les terribles Tripodes qui sont partout. Deuxièmement, des phrases comme « La première puissance de ce monde a été détruite en deux jours » me fait énormément penser à ce fameux Independance day, un film prônant la puissance suprême des Etats-Unis.

Troisièmement, les réalisateurs ont jugé intéressant de mettre en avant le courage héroïque des militaires qui, envers et contre tout, vont tenter de descendre ces Tripodes qui sont un millier de fois plus forts qu'eux étant donné qu'ils sont déjà bien plus avancés technologiquement. En plus, les propos du fils de Ray sont aberrants : c'est un beau jeune homme rebelle qui tout d'un coup, se sent d'une humeur de fierté nationale et veut désespérement combattre aux côtés des grands militaires, contre la volonté de son papa chéri qui ne veut pas perdre un enfant et qui joue sur le fait que sa fille aurait besoin de son grand frère qui sait tout d'elle, au contraire de ce père toujours absent.

Il s'agit donc d'un scénario on ne peut plus classique. Je n'ai pas encore lu le livre de George Orwell, base de ce film mais j'ai du mal à imaginer que l'auteur ait insisté sur les mêmes points que les réalisateurs. On sent heureusement l'influence de Spielberg dans la réalisation technique de ce film qui a pour mérite d'avoir de très bons effets spéciaux. Malheureusement, le scénario est banalisé et tire en longueur après un quart d'heure qui suscitait l'intérêt.

Enfin, tel que l'histoire est ici présentée, je ne comprends pas la signification du titre : par « guerre des mondes », je m'imaginais les humains se battant contre les envahisseurs d'une autre planète. Là, j'ai simplement assisté à une invasion de Tripodes qui ont observé la Terre depuis un million d'années et des hommes qui observent tout d'un air abruti et qui comprennent qu'il faut fuir lorsque leur voisin d'à côté disparaît en cendres ou lorsqu'une voiture s'écrase quasiment sur leur tête. Je m'attendais à beaucoup mieux mais finalement, je suis déçue. çà n'améliore pas mes sentiments vis-à-vis des scénarios américains.

Spiderman

Publié le 14/04/2007 à 12:00 par beletteverte
Spiderman
Réalisé par Sam Raimi
Avec Tobey Maguire, Willem Dafoe, Kirsten Dunst
Film américain.
Genre : Fantastique, Action
Durée : 2h01min.

Peter Parker est étudiant en dernière année dans un lycée à NY. Orphelin, il vit chez sa tante et son oncle, à côté de Mary Jane dont il est fou amoureux. C'est un jeune photographe très introverti souvent humilié par des garçons de sa classe, dont le copain de Mary Jane. Un jour, lors d'une exposition scientifique, il est mordu par une araignée génétiquement modifiée. Le lendemain, il se découvre une agilité extraordinaire et des pouvoirs surnaturels. Il en profite pour sauver des victimes et il reprend confiance en lui. Mais Norman Osborn, le père de son meilleur ami, est victime d'un accident chimique qui décuple ses forces autant physiques qu'intellectuelles : il devient fou et s'attaque à la ville qu'il veut détruire par vengeance à cause de sa société qui l'a viré. Sous le nom de Bouffon Vert, il entame une lutte sans merci contre Peter Parker, alias Spider-man.

Malgré le fait que certains effets spéciaux laissent à désirer, le film est très bien réalisé et l'acteur principal joue sacrément bien. De plus, alors qu'il s'agit d'une fiction, l'histoire est maintenue cohérente jusqu'à la fin. Les personnages de Peter et de Mary Jane sont très touchants mais bien sûr, l'aspect psychologique a très peu d'importance ici. Les scènes les plus croustillantes snt celles dans lesquelles Spider-man accomplit des prouesses sans nom, surtout lorsqu'il s'accroche entre les immeubles par des fils pour traverser la ville. Je n'ai pas encore vu le second et j'ai intérêt à me hâter si je veux aller voir le troisième qui sortira bientôt au cinéma. Ce film a beau ne pas être très recherché et 100% américain, il n'en demeure pas moins super et divertissant : il vide l'esprit de tout tracas !

The Lake House

Publié le 05/11/2006 à 12:00 par beletteverte
The Lake House
Réalisé par Alejandro Agresti
Avec les acteurs : Keanu Reeves, Sandra Bullock
Genre : Romance, Fantastique
Année de production : 2005
Titre français : Entre deux rives (Ce titre est encore plus significatif je trouve ...)

Le Dr Kate Foster travaille dans un cabinet dans une petite ville d'Illinois. Elle habite une splendide maison au bord d'un lac. Cependant, pour une mutation professionnelle, elle déménage à Washington et occupe un poste important dans un grand hôpital de la ville. Elle laisse une carte de voeu au nouveau propriétaire : Alex Burnham. Celui-ci ne comprend pas : La belle maison qu'il occupe n'est plus habitée depuis quelques années, son état délabré le prouve. D'autant plus que la soi-disant ex-propriétaire évoque des traces de chiens indélébiles devant la maison et qu'il n'y a rien.

Mais quelques jours plus tard, il repeint une partie du sol et un chien égaré court sur la peinture fraîche, ce qui donne ces fameuses empreintes de pattes. Alex est étonné et entreprend une correspondance avec cette femme étrange qui a su prévoir ce qui arriverait : Il lui fait part de la situation. Kate, quant à elle, pense qu'il lui fait une plaisanterie et lui demande avec ironie en quelle année vit-il. Il répond le 14 avril 2004. Elle lui répond le 14 avril 2006.

S'ensuit une correspondance de plus en plus romantique mais de plus en plus étrange : Effectivement, ils vivent dans deux mondes parallèles avec seulement deux ans précis d'écart. L'unique lien : Une boîte aux lettres qui semblerait magique.

J'avais regardé pour la première fois ce film il y a quelques mois et j'avais décrété qu'il s'agissait du meilleur film qu'il ne m'était jamais donné de voir .. Je reviens sur cette décision. En effet, le scénario est beau et complexe mais le jeu des acteurs me cale un petit peu.

L'air désespéré et solitaire de Sandra Bullock est bien rendu et un personnage que j'apprécie beaucoup, c'est celui qui joue le frère d'Alex : il a un visage impressionnant et est très touchant par ses expressions, dans un naturel assez désarmant. En ce qui concerne Kate, c'est beaucoup trop. Et pour Alex (interprété par Keane Reeves), comme d'habitude, je trouve qu'il s'agit d'un acteur facile. Il s'habille bien, nous fait un joli sourire et de beaux yeux, et çà y est, on tombe dans le panneau. Je disais déjà à l'époque que le film ne resplendissait pas par ses protagonistes ... Je confirme cette impression.

Par contre, la façon de filmer rend des décors très beaux. Pour rendre la ville de Washington aussi agréable à regarder, il faut le faire ! La maison sur le lac n'est pas en soi la plus belle maison du monde (c'est vrai, qui a prétendu qu'elle devait l'être?) mais les images avec les couchers de soleil ou la lumière qui traverse les branches : c'est magnifique !

Les dialogues sont très beaux, le côté simple d'une relation avérée impossible qui s'engage entre deux personnes d'époques différentes me plaît. Simplicité et douceur sont de mise. Evidemment, c'est de l'inspiré Marc Lévy mais avec un petit quelque chose, néanmoins crucial, qui manque : les réparties. Moins de dialogues à l'eau de rose, çà n'aurait pas rendu le film moins bon.

Par contre, il y a un aspect que j'aime beaucoup dans ce film : les expressions des personnages (à part que c'est un tantinet excessif chez Sandra Bullock qui mise malheureusement trop souvent sur ses yeux sombres et sa bouche colorée) rendent certains dialogues inutiles, et certaines actions n'ont même pas besoin de justification. Ces entretiens muets soulignent aussi des côtés désespérés ... Exemple : Alex converse avec son père .. Peu de choses sont dites explicitement, et pourtant tout est passé par le biais des expressions et des gestes.

Je serais tentée de dire que, pour un scénario qui se veut complexe, on laisse quand même beaucoup la simplicité faire son travail (c'est aisé de rendre une situation incroyable lorsqu'on donne aucune clé pour chercher à la comprendre) mais je me rattrape en disant que ce naturel des choses rend le film davantage romantique et ne l'alourdit pas autant que si on avait rajouté des éléments permettant de justifier le côté fantastique. Là, çà rejoint un peu ces romans fantastiques pour "enfants" (j'en lis encore) comme ceux de Philip Pullman, de Serge Brussolo ou encore de Eoin Colfer. Même si ce film ne compte aucune fée, aucun pouvoir ou aucun personnage étrange, il nous fait rêver par ce côté surnaturel qui semble bien s'entendre avec le réel et surtout, qui semble finalement possible !




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