Historique
Posté le 07.04.2008 par beletteverte
Réalisé par Milos Forman
Avec Natalie Portman, Javier Bardem, Stellan Skarsgard
Film espagnol, américain.
Genre : Drame, Historique
Durée : 1h 54min.
Année de production : 2005
Titre original : Goya's Ghosts
Distribué par Studio Canal
Nous sommes à la fin du XVIIIe siècle : en Espagne, l'Inquisition règne en force, par l'intermédiaire du Frère Lorenzo. Celui-ci accuse la jeune Inès, muse du peintre Francisco Goya, d'hérésie : elle est emprisonnée après d'horribles tortures et le temps fait son œuvre. Goya voit son monde s'écrouler : sa muse a disparu et son pays est dévasté par l'intrusion des troupes napoléoniennes. Pour un peintre au service de la cour, la situation est très délicate ...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Goya
L'atmosphère est impressionnante au début du film : sombre, couleurs très souvent obscurcies par le fait qu'elles sont tamisées. L'histoire est prenante grâce à un contexte historique bien mis en place (l'Espagne et l'Inquisition, fin 18e) et grâce à Javier Bardem, l'acteur principal, qui joue le frère Lorenzo.
Lorsque Nathalie Portman entre en jeu sous le personnage d'Inès, la muse du peintre Goya, des couleurs plus vives interviennent et égayent un peu l'ambiance ... Seulement, elle nous fait des yeux larmoyants durant ses brèves apparitions à l'écran, et on sent que l'histoire a voulu centrer beaucoup sur cette actrice au début. Cependant, deux scènes sont quand même très touchantes :
- le moment où elle est incarcérée par l'Inquisition : nue, frêle, fragile et sanglotante dans les bras d'un religieux aux idées sombres et malveillantes. C'est un passage effarant sous de nombreux aspects puisque Inès prie nue et confiante dans les bras d'un moine libidineux qui lui touche les fesses.
- les scènes de l'occupation française : Inès sort de prison, famélique, sale, minuscule, désespérée et complètement dépaysée ... Elle observe enfin la lumière du jour et voit un monde dévasté.
Quant au contexte historique, il est très intéressant mais manque toutefois d'un peu d'éléments qui rendraient l'histoire un peu plus compréhensible.
Javier Bardem est excellent : il mérite bien sa place de protagoniste principal avec son attitude effrayante. Il joue à merveille de ses yeux hallucinés et trop malins, de sa bouche démesurée, de sa gestuelle ample et calculatrice ... et j'en passe ...
La découverte des peintures de Goya est surprenante et semble tout à fait naturelle : j'entends par là que chaque apparition a un sens et ne détonne pas dans la suite des évènements. J'appréciais beaucoup l'accéléré sur la création d'une gravure par Goya et toute son équipe.
Ce film est donc à regarder pour tous ces points positifs et surtout pour l'acteur principal qui interprète le Frère Lorenzo. Cependant, le scénario est un peu fade et tire en longueur par sa banalité.
Posté le 28.01.2008 par beletteverte
# Mel Gibson : William Wallace
# Sophie Marceau : Princesse Isabelle de France
# Angus Macfadyen : Robert le Bruce
# Brendan Gleeson : Hamish Campbell
# Patrick McGoohan : Roi Edward
# James Cosmo : Campbell
# Catherine McCormack : Murron
# Brian Cox : Argyle Wallace
# David O'Hara : Stephen l'Irlandais (le fou)
# Peter Mullan : Un vétéran
# Ian Bannen : Père lépreux de Robert le Bruce
Fiche technique
* Titre français au Québec : Cœur Vaillant
* Réalisateur: Mel Gibson
* Date de sortie aux États-Unis : 24 mai 1995
* Date de sortie en France : 4 octobre 1995.
* Durée : 2 h 51.
* Genre : Historique
* Scénariste : Randall Wallace
* Producteurs : Bruce Davey, Mel Gibson et Alan Ladd Jr.
* Musique : James Horner
* Photographie : John Toll
* Budget : 53 millions de dollars (estimé)
Le jeune William Wallace voit son père mourir suite à une bataille contre la domination Anglaise. Avec son oncle, il quitte son Ecosse natale pour traverser de nombreuses contrées et se former aux combats et au savoir. Il revient, à l'âge adulte : rien n'a changé et encore moins sa rancune envers ce peuple qui occupe leurs terres, pratique la prima nocte et qui souille les siens. Il entraînera donc le peuple Ecossais à lutter pour son indépendance et à vaincre le roi Edouard 1er.
Il s'agit d'une réalisation splendide avec de très bons acteurs, de beaux décors (les paysages écossais et irlandais sont magnifiques) et une belle musique teintée de cornemuse ...
Mel Gibson, en plus d'être un acteur hors pair avec des expressions et un jeu si réaliste, est un réalisateur qui réfléchit à tout, qui met un point d'honneur à de ne pas verser profondément dans les clichés de l'héroïsme profond et du romantisme à deux sous (en cela, il s'oppose parfaitement au réalisateur de Kingdom of Heaven).
Ce film est un mélange d'amour, de pouvoir, de colère et de déception.
L'amour qui unit Murron et William Wallace est la seule touche de romantisme de cette histoire. Et pas le romantisme comme il est interprété actuellement ... Romantisme qui annonce quelque chose de sombre qui est animé par la cruauté et la vengeance. Là, je trouve vraiment cette histoire magnifique ... On part de la vengeance de Wallace, récemment marié à Murron (un personnage extraordinaire pour son naturel et sa beauté simple, interprété par Catherine McCormack) pour arriver à une histoire bien plus profonde : nous avons affaire à un combat pour la liberté mené par des hommes loin d'être formés à se battre mais dont la force augmente grâce à leur solidarité qu'ils réussissent à maintenir malgré toutes les tentatives de malversion. Là, je vois le second amour de cette histoire : si l'un des Ecossais meurt, tous le vengeront, tôt ou tard ... A côté, les anglais, qui dominent par leur pouvoir incontestable et leurs armées très bien organisées, mais ils ont l'air dénués de tout sentiment humain vis-à-vis de l'autre. Chacun ne pense qu'à soi, qu'à son pouvoir et son petit luxe.
Les scènes de batailles sont magnifiques quoique très sanglantes. Ces passages sont accompagnés d'une musique de circonstance et d'une exacerbation des bruits d'épées qui heurtent les armures et s'enfoncent dans les chaires. Pas d'héroïsme. Les Ecossais se battent pour trouver leur liberté et aucun ne supervise sans participer à la bataille. Chez les Anglais, le Roi, un cynique et machiavélique homme assoiffé de pouvoir et dépourvu de capacité à aimer (il dénigre son propre fils et manipule son entourage, mais il prouve son intelligence par ses stratégies pour les positions de chaque bataillon de l'armée anglaise), est le portrait même du type qui ne vit que pour lui et sa suprématie sur tous. On le voit se pavanant soit parmi ses sujets, soit sur son cheval, protégé par une rangée d'archers.
Je disais qu'il n'y a aucun héroïsme mis en avant-plan mais là j'altère la vérité : William Wallace est mis en avant, il s'en sort toujours et réussit incroyablement à mobiliser une population qui ne l'a pas vu durant des années. De plus, comme çà a été déjà fait remarqué, Wallace semble avoir des armes dans ses poches, car on ne sait jamais d'où il les sort si vite ! Mais, franchement, dans chaque film, il y a une dose d'exagération, et là, çà ne dérange en rien une réalisation magnifique !
Et enfin, les personnages sont étonnants de simplicités : au lieu d'avoir l'air benêt d'Orlando Bloom, la mise en valeur de la femme et l'effacement des autres protagonistes, nous avons un Mel Gibson époustoufflant par son jeu non agrémenté d'airs de cokers et d'homme à qui tout arrive (et tellement vrai lorsqu'il pleure après avoir constaté la trahison de quelqu'un à qui il avait accordé sa confiance). Nous avons également de belles scènes d'amour entre Murron et Wallace : toujours dans de splendides décors (la nature, le lac ...) et qui contraste avec la décadence qui s'annoncera par la suite. Le traître et le Roi sont aussi très bien interprétés. Par contre, le rôle de Sophie Marceau, qui joue la princesse Isabelle de France, m'a déçue parce que, finalement, on ne la voit quasiment pas.
Sinon, ce qui m'a profondément touchée, c'est le message de solidarité et également ce trop-plein qui finit par éclater chez les Ecossais. Ce film est un mélange de sentiments profonds et, en plus de sa technique parfaite, çà le caractérise énormément ! La trame historique me semble bien respectée puisque les informations sur William Wallace sont minimes. L'aspect "légende" que le film lui confère n'est pas une invention !
http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/VernaG/leadership/disk/ecosse_index.htm
Posté le 02.01.2008 par beletteverte
Réalisé par Ridley Scott
Avec Orlando Bloom, Liam Neeson, David Thewlis
Film allemand, espagnol, britannique, américain.
Genre : Historique, Action
Durée : 2h 25min.
Année de production : 2004
Nous sommes aux Croisades, Belian est sacré chevalier par son père afin de soutenir le roi des Chrétiens et de sauver Jerusalem. Mais un conflit éclatera entre les sarrasins et les croisés, suite à un massacre gratuit des musulmans par les Croisés commandés par le nouveau roi ... (synopsis bref car je mise tout sur ma critique)
Ce serait un film excellent si Orlando Bloom ne jouait pas dedans. Son attitude mièvre et ses airs d'adolescent éploré salissent le film. Les nombreux cadrages sur lui alors qu'il ne parle jamais agacent un tantinet. Il interprète le rôle principal et pourtant il est mou jusqu'à ce que, soudainement, vers fin du film, il établisse des stratégies à tomber parterre. De beaux calculs qui évitent à tous les chrétiens de se faire massacrer par les sarrasins en colère ! La fille (celle qui joue dans le dernier James Bond et qui fait une brève apparition en tenue légère dans le récent The Golden Compass) est inutile et destinée à attirer du public. Zooms permanents sur son visage et lumière du soleil traversant sa robe légère afin de montrer ses formes (comme dirait Anne Roumanoff : Tout est suggéré, rien n'est imposé !). "Je suis une princesse victime d'un mariage forcé et je lutte contre le fait que mon mari va succèder à mon frère lépreux. Je tombe amoureuse du beau chevalier Belian, fougueux et combattif, mais je suis frustrée qu'il ne veuille pas se marier avec moi". Ensuite, elle est en deuil, suite au décès de son frère chéri, roi des Chrétiens et elle devient une femme qui acquière de la force grâce à sa douleur, qui se coupe les cheveux afin de montrer qu'elle est égale aux soldats qui se battent en l'honneur du roi décédé.
Une série de stéréotypes qui entachent une bonne réalisation !!
Heureusement, de très bons acteurs rattrapent le coup comme ceux qui interprètent Saladin, le compte Renaud de Chatillon, Tiberias et l'ami blond de Belian. Ils ont un jeu sensible, dénué de grandeur et chacun à des caractéristiques. Tiberias et Saladin sont marqués par le temps et les malheurs antécédents, Renaud de Chatillon est un fourbe gras, et l'ami est un homme timide et discret ... Ils donnent au film une certaine sensibilité bienvenue à côté des massacres sanglants !
J'apprécie le contexte historique bien interprété : ne pas désigner des méchants et bien souligner le fait qu'il s'agit d'un seul affront qui entraîne une guerre affreuse. Le nouveau roi prend le pouvoir et fait sauter le pacte de paix en faisant massacrer tous les sarrasins. Ce n'est pas par désir d'obtenir une victoire des musulmans que Saladin lance la guerre, mais pour récupérer l'honneur et venger la rupture du pacte. Les batailles sont filmées de manière à les rendre impressionnantes et aucun héroïsme n'est présent mis à part celui de Belian qui, pour les rares fois où il s'implique physiquement, est adulé et applaudi alors que des milliers d'hommes sont morts au combat.
Jerusalem est bien filmée et toutes ses caractéristiques sont mises en valeurs. Les beaux murs, les voiles agités par la brise, les vapeurs d'encens, les bougies, les couleurs ... Bien sûr, la pauvreté et la misère ne sont pas mises en avant, mais je dois avouer que, vu que beaucoup de gens meurent dans ce film, soit égorgés, soit percés de flèches, soit brûlés ... On se passera d'un alourdissement excessif !
Les paysages et les cadrages sont magnifiques : de beaux ciels et couchers de soleil, des vagues remuant au gré des tempêtes avec en avant-plan et à contre-jour le profil de Belian, les chevaux galopant au ralenti et avec synchronisation, la neige volant avec lenteur et parsemée sur l'herbe encore verte ... Les vues panoramiques de belles terres et des cadrages sur des forteresses impressionnantes.
En bref, c'est une belle réalisation en ce qui concerne l'histoire, les décors et le jeu de certains bons acteurs. Quelques accrocs sont présents mais n'ont pas d'important. La grande erreur est d'avoir distribué le rôle principal à un acteur qui ne convient pas au personnage !
P.S. à Mathieu : Le côté "politiquement correct" ne m'a pas titillée, je ne vois pas trop pourquoi. D'accord, çà fait un peu "tout le monde il est beau, il est gentil et ce n'est qu'à cause d'un gros c** que le pacte a été rompu". Mais çà ne m'interpèle pas ... J'estime que le côté barbare a été bien rendu lors des combats. Le seul reproche est qu'effectivement, il y avait un excès de tolérance bien prononcé mais çà ne choque pas, pour une fois.
Et effectivement, en ce qui concerne Eva Green, je n'hésite pas sur la critique car j'estime qu'elle pourrait certainement valoir un peu plus que çà. Effectivement, elle a un air un tantinet effrayant et imposant au début mais suite à la mort de son frère et le refus de Belian de l'épouser, elle est vraiment nulle car on la fait un peu en potiche protestataire. Elle a de chouettes expressions qui pourraient être exploitées à l'aide de réparties, et pourtant, je signale qu'elle ne parle quasiment plus jusqu'à la fin du film.
Orlando Bloom fait en sorte que le rôle de la fille est très réduit. Il est le grand séducteur involontaire qui réussit à l'avoir dans son lit le temps d'une nuit. L'image de la princesse en prend un coup à ce moment-là ! J'apprécie que Russel Crowe ait refusé de tourné une scène pareille dans Gladiator ! Mais tu as aussi vu l'envergure d'un tel acteur? Je pense qu'il peut beaucoup plus protester que l'autre (quoique, celui-là, on se demande si çà l'a vraiment dérangé de toucher la belle princesse ...)
Posté le 22.04.2007 par beletteverte
Réalisé par Michael Moore
Avec Michael Moore, Charlton Heston, Marilyn Manson
Film canadien, américain.
Genre : Documentaire
Durée : 2h.
Année de production : 2002
En 1999, deux lycéens du lycée Columbine (Colorado) tuèrent par balle dix de leurs camarades. Suite à ce massacre, Michael Moore enquêta sur la vente libre des armes aux Etats-Unis ainsi que sur la violence excessive caractérisant la population américaine ...
Michael Moore est un homme culotté, qui ose et qui s'engage à 100% dans ce qu'il fait.
Là, il a splendidement fait son documentaire : il est parti de cette tragédie s'étant produite à Columbine pour en arriver au nombre anormal de blessés ou tués par balle aux Etats-Unis. La structure du reportage est super bien fait dans le sens qu'il ne donne pas l'impression de passer du coq à l'âne. Les interviews sont ce que j'aime par-dessus tout : Michael n'a pas fait d'élitisme ; il a interrogé des personnes ayant des points de vue très différents. Son idée d'interroger Marilyn Manson était excellente d'autant plus que le chanteur semble très réfléchi, et donc son opinion est intéressante. Le documentaire reprend un des problèmes majeurs : comment cela se fait-il que les américains dégainent si vite? Pourquoi tant de violence? Et surtout pourquoi tant d'insécurité et tant de méfiance? Cette situation me fait penser à l'état de la France actuelle : les candidats à la présidentielle jouent énormément sur la notion de la sécurité afin de récolter un maximum des voix et pourtant ce qu'ils mettent en avant dans leur programme pousse à la violence antisémiste (Anaïs m'a dit que les agressions envers les étrangers ont augmenté de 45% depuis les déclarations de Sarkosy). Une question doit se poser : quel rôle joue le Politique dans l'importance des massacres perpétrés aux Etats-Unis?
Toujours est-il que Michael Moore est un homme qui impose le respect et j'ai hâte de regarder Farenheit 9/11 dont je vais écrire la critique prochainement.
Posté le 08.03.2007 par beletteverte
Réalisé par Gérard Corbiau
Avec Benoît Magimel, Boris Terral, Tchéky Karyo
Film belge, français.
Genre : Musical, Historique
Durée : 1h 48min.
Année de production : 2000
Lully, musicien d'origine italienne, organise tous les spectacles du roi Louis XIV. Il s'est battu pour se faire une place, face aux français qui méprisent l'opéra italien et donc, Lully : Le Roi danse, Monsieur, il ne chante pas ! Malgré tous les efforts de la cour, Lully réussit à conquérir le coeur de Louis XIV, qui avait 14 ans à cette époque. Louis XIV est avant tout homme du spectacle. Il aime se montrer sur scène, il aime danser, il aime tout ce qui est d'un grand faste. Lully, en adoration, met en avant son futur roi. Il le lance dans le grand monde et en fait le Roi-Soleil au fil des années.
Lully se lie d'amitié avec Molière, qui s'est attiré les faveurs de Louis grâce à sa pièce Tartuffe. Tous les deux font du roi leur égérie, ils vivent tous deux pour Louis XIV. Mais de nombreux évènements tragiques surviennent : la haine des dévôts (la compagnie du Saint Sacrement et les personnages incarnés par les dévôts sont critiqués par Molière) et le brusque changement de personnalité du Roi-Soleil aveuglé par sa prospérité (J'ai 22 ans, ma Mère, et je suis votre roi) ainsi que par sa soi-disant divinité, font basculer Molière et Lully dans un puits profond dont ils essayent de sortir avec confiance.
De nombreuses choses m'ont fascinée dans ce film. Tout d'abord, il commence brutalement, en suscitant directement une violente émotion. Certaines scènes du début sont exagérées mais par rapport au reste, elles passent un peu inaperçues. Ce qui m'impressionne, c'est le culte que voue Lully au Roi : il est prêt à tout pour satisfaire ce dernier et vit complètement pour lui ! La musique est magnifique car elle est entraînante et surtout, elle est passionnée. Lully représente à lui seul un personnage très controversé : il est davantage homosexuel que bisexuel, il est vulgaire, il est calculateur et il manifeste toutes ses émotions.
Ensuite, l'amitié qui lie Lully à Molière me fascine : l'un est passionné, violent, l'autre est réfléchi, calme.
Molière dans ce film est très touchant ! Tchéky Karyo (La Cité de la peur, N ikita) l'interprète excellement, au contraire de Romain Duris dans Molière. Molière est très touchant, il offre un aspect très beau au film.
Quant au scénario, il vaut vraiment la peine. C'est un film historique qui est très crédible. Tout s'enchaîne parfaitement, ce que je trouve assez compliqué quand plusieurs personnages sont représentés : La régente, Louis XIV, le prince de Conti, Lully et Molière. Et puis j'ai quand même appris quelques petits détails en regardant ce film ...
Donc, ce film m'a vraiment impressionnée, il m'a même envoûtée. La musique a joué un rôle énorme car elle concordait avec toutes les émotions, les passions violentes, le désespoir, l'espoir ... Si vous souhaitez plus d'informations sur le musicien Lully, allez donc sur cette page : http://www.ecoles.cfwb.be/argattidegamond/cartable%20musical/Lully/lully.htm
Posté le 14.11.2006 par beletteverte
Il s'agit d'un documentaire diffusé par le GT Palestine du groupe COMAC de l'ULB. Il a été projeté en deux parties : Le mardi 7 novembre 06 et le jeudi 9 novembre 2006. Je n'ai pas regardé la seconde.
Une coproduction Momento! (F) - Sourat Films (B) - WDR (D)
Producteurs associés : Omar Al-Qattan, Sinibad Films LTD
Werner Dütsch, Westdeutscher Rundfunk Köln
Michel Khleifi, Sourat Films SPRL
Alain Bottarelli
En association avec ARTE France
avec le soutien du C.N.C.
Producteur : Armelle Laborie
Ce documentaire a été produit en 2002 par deux réalisateurs israélien et belgo-palestinien.
La première partie reprend un itinéraire qui débute d'un désert en Israël et qui aboutit à la Bande de Gaza.
Pour reprendre un peu l'historique dont la source est le site
http://www.mideastweb.org/fr-carte-israel.htm:
Avant 1917, ce territoire appartenait à l'Empire OttomanIl comprenait trois districts."Le nom de Palestine, utilisé par les Romains et puis briévement par les Arabes, a été réintroduit par les Anglais qui avaient reçu un mandat de la Société des Nations pour y créer un Foyer national juif."
Pourquoi route 181? Car en 1948, l'ONU a pris la résolution 181 qui a divisé le territoire de la Palestine en un Etat Juif et un Etat Palestinien. Donc, Israël est né. Les Arabes palestiniens sont contre ce nouvel Etat et lui font la guerre : Cependant, ils la perdent et la Palestine en tant que telle n'est pas créée : Leur territoire est occupé par l'Israël et la Jordanie. Environ 780 000 Palestiniens deviennent des réfugiés ...
A partir de 1993, les accords d'Oslo ont promis le retrait progressif d'Israel de la Rive Ouest et de la Bande de Gaza. Mais cela n'arrange rien : des attaques terroristes ont lieu, les colonies israéliennes se font de plus en plus nombreuses et aucun négociation n'aboutit jusqu'à l'été 2000. En septembre, Ariel Sharon (le leader de la droite israélienne) " a effectué une visite controversée au Mont du Temple, dans le complexe de la mosquée d'Al-Aqsa, un lieu saint musulman " a lancé de violentes émeutes. Israel a réoccupé de grandes parties du territoire de la Rive Ouest cédé aux Palestiniens pendant le processus de paix d'Oslo et a continué à créer des colonies sur la terre palestinienne. Mahmoud Abbas, le nouveau président de la Palestine tente de calmer les choses ...
Le documentaire a pour intention de rassembler les différents points de vue sur cette occupation isréalienne, sur le manque de territoires de la Palestine ... Les deux réalisateurs interrogent des hommes et des femmes, qu'ils soient Arabes palestiniens ou Isréaliens. Des terrains et maisons palestiniennes ont été rasées pour des infrastructures israéliennes. Pour les israéliens, la Palestine n'est rien du tout car elle opprime Israël qui n'a pas de soutien. Selon eux, la politique arabe est un fiasco. La population israélienne est très fière : Les hommes font trois ans d'armée afin de servir leur pays. Ils se sentent beaucoup plus d'affinités avec les Russes Juifs que les Arabes palestiniens. Toutefois, la population regrette la perte de cette entente qui existait avant la résolution de 1948.
Les deux réalisateurs continuent leur route. Leur caméra parcourt des paysages tristes où les maisons ont été quasiment toutes rasées pour laisser place à des constructions fragiles, des palmiers, des cactus et des chiens peu accueillants.
Les Palestiniens sont furieux contre ces Israéliens qui ont occupé leurs territoires. Ils maudissent la création de cette fameuse route 181 qui leur a fait non seulement perdre leurs habitations mais aussi leurs familles et leurs amis qui ont été expulsés. Les réfugiés palestiniens partent dans d'autres pays arabes. Les Palestiniens vivent dans un stress quotidien et dans une haine envers et contre l'Islam et les Arabes Juifs. Pour eux, la population israélienne est accueillie. Les slogans israéliens qui sont étalés un peu partout sont significatifs : "Le transfert, la paix." "Mort aux Palestiniens en Jordanie".
Les Palestiniens se disent vivre simplement de pain et d'olives tandis qu'ils reprochent aux Juifs de ne vivre que pour le travail et l'argent. Selon eux, tout est pour le Juif alors qu'avant 1948 tout était commun. Il ne s'agit pas d'un problème racial mais bien d'un conflit entre les colons et les colonisés.
L'itinéraire se poursuit vers la Bande de Gaza et nous remarquons que tous les panneaux publicitaires ou des enseignes de magasins sont écrits en Hébreu. Nous voyons aussi des barbelés menaçants (fabriqués initialement pour des villas d'Afrique du Sud) instaurés en 1948-1949. L'Israël a pour projet de placer des barbelés sur une longueur de 390 km. Même les cactus servent de limites. La barrière est, selon certains, synonyme du sionisme.
Ce documentaire était très intéressant car il exposait le point de vue des deux camps ennemis, ce qui lui donnait un côté très humain. La vue de tous ces paysages froids, hostiles et de ces personnes attristées, en colère ou tout simplement envieuses d'un calme et d'une entente commune était vraiment touchante. Mais la projection était bien trop longue pour un simple documentaire (1h30 pour seulement la première partie) et le reportage était très amateur, ce qui le rendait un peu fatiguant. C'est pourquoi je n'ai pas suivi la seconde partie, malgré le fait qu'elle aurait sûrement pu m'apprendre encore de nombreuses choses !